PETA vole au secours des pigeons, mais tue les chiens

Antispécisme
date 29 mai 2026
author Richard sur Terre

L’association qui donne des leçons de morale au maire de Rosières-en-Santerre exploite un refuge en Virginie où près de 74 % des animaux accueillis ont été euthanasiés en 2022. Bravo Peta.

Mimi Bekhechi, vice-présidente de PETA pour l’Europe, a pris la plume le 28 mai pour écrire au maire de Rosières-en-Santerre. Guillaume Ancelet avait eu l’outrecuidance de planifier une régulation des pigeons urbains à la carabine à air comprimé. Le ton est celui d’une autorité morale qui corrige un élu mal informé. On y apprend que les pigeons ressentent la joie, la douleur, l’amour et la peur. Qu’ils s’accouplent pour la vie. Et que les soumettre à un abattage à la carabine est (citation exacte) « aussi inhumain que de tirer sur des chiens ou des chats errants ». Ça c’est de l’engagement !

Ce que PETA fait aux chiens et aux chats

PETA exploite un refuge animalier à Norfolk, en Virginie. Comme tous les refuges de l’État, elle est tenue de déclarer annuellement le sort des animaux accueillis auprès du Virginia Department of Agriculture and Consumer Services. Ces rapports sont publics. Ils sont signés par l’organisation elle-même.

En 2022, PETA a déclaré 2 130 euthanasies sur 2 886 animaux pris en charge. Soit 74 %. En 2024, 2 213 euthanasies sur 3 317 animaux. Soit 67 %. En 2025, après une baisse saluée par tout le monde, le taux reste à 59 %. Depuis 1998, le cumul dépasse 48 000 chiens et chats mis à mort dans ce seul établissement.

A lire aussi : PETA : Un mémorial pour des dindes

En 2010, l’inspecteur Daniel Kovich, mandaté par les autorités de Virginie, avait conclu après visite que le refuge de PETA « ne correspond pas à la définition légale d’un refuge animal, dont l’objectif premier est de trouver des foyers adoptifs permanents. » Il avait tenté de retirer la licence à l’organisation. Sans succès.

Le miroir

C’est PETA qui a posé dans sa lettre l’équivalence morale entre pigeons et animaux domestiques. « Aussi inhumain que de tirer sur des chiens ou des chats. » Dont acte. L’organisation a elle-même choisi le terrain de comparaison.

Et sur ce terrain, elle perd.

Elle perd parce qu’elle s’accorde pour elle-même ce qu’elle refuse par principe à une collectivité. Elle tue des chiens au nom de la nécessité (c’est sa défense), et dénie à un maire le droit d’invoquer la même logique pour des pigeons. C’est du privilège moral : je peux faire ce que je vous interdis, parce que « moi t’as vu c’est pas pareil ».

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2 Commentaires :
  1. gilbert
    29/05/26

    L’indignation est sélective, un homicide réalisé par un homme qui pratique la chasse, eh bien c’est normal et même prévisible, le même homicide par un non chasseur c’est un fait divers. De même les chiens de chasse sont méchants les autres non, pourtant, les morsures sont en majorité faites par les chiens non chasseurs.
    La nature est bien faite, les rivières passent sous les ponts, tout est une question de présentation et de regard

  2. Pineau
    29/05/26

    Je pense Richard que tu aurais pu faire commerce de ton service de consultant indépendant en communication auprès du maire de Rosières-en-Santerre, pour un tel strike en réponse à cette association canicide.

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