À Forest-Montiers, 382 habitants et plus de 21 000 signatures contre un projet de poulailler. À partir d’une remarque très juste de Dominique Crépy, retour sur ce que les pétitions en ligne mesurent vraiment.
Tous riverains. Forest-Montiers compte 382 habitants. La pétition contre son poulailler, plus de 21.000 signataires. Le @CourrierPicard précise que le collectif de riverains a été rejoint par des opposants "de toute origine géographique". Fort bien. Le collectif apporte l'ancrage…
— Dominique Crepy (@DomC_Twitt) August 23, 2026
À Forest-Montiers, dans la Somme, 382 habitants vivent autour d’un projet de poulailler. Une pétition lancée contre ce projet dépasse les 21 000 signatures. Le Courrier picard précise que le collectif de riverains a été rejoint par des opposants venus « de toute origine géographique ».
Crépy fait alors ce que l’on devrait faire plus souvent devant un gros chiffre : il se demande ce qu’il mesure. 21 000 signatures pour 382 habitants, ça représente environ 55 opposants par habitant.
Le trait prête à sourire.
Une pétition numérique voyage très vite. Quelqu’un tombe sur le lien dans la queue des caisses du Auchan, à Strasbourg. Une association le partage sur Facebook. Une autre l’envoie à ses adhérents. À Lyon, à Toulouse ou à Paris, on lit « poulailler industriel », on regarde une photo, on clique. Quelques secondes suffisent.
Au bout de quelques jours, Forest-Montiers possède 21 000 opposants. Seulement, où habitent-ils ?
Dominique Crépy écrit qu’il faudrait « rendre leur adresse » aux signataires.
La personne qui habite à deux cents mètres du futur bâtiment compte une voix. Celle qui découvre Forest-Montiers au moment de signer compte également une voix. Sur l’écran, elles sont identiques. Sur place, elles ne le sont évidemment plus.
Si le bâtiment voit le jour, les habitants croiseront les camions en allant travailler. Ils verront le bâtiment depuis la route. Ils sauront, après quelques semaines, si les odeurs annoncées par les opposants existent réellement. Ils vivront avec l’exploitation, ses nuisances éventuelles, et son activité économique.
Et cette dernière compte aussi. Si le projet crée ou pérennise des emplois, ce sont des gens du coin qui peuvent trouver là un salaire, un débouché, parfois simplement un peu d’air dans un territoire où le travail ne court pas nécessairement les rues. Une exploitation fait également travailler des entreprises, des fournisseurs, des transporteurs.
Le signataire installé à cinq cents kilomètres, lui, fermera l’onglet et s’en ira vaquer à ses occupations. Voilà ce que le nombre efface.
Un conflit local offre un visage concret à une cause nationale. Il y a un village que l’on peut nommer, une route que l’on peut photographier, des riverains que la presse peut rencontrer. Puis viennent les réseaux militants, leurs abonnés et leur puissance de diffusion.
Le collectif fournit l’ancrage. Internet fournit la foule. Après quelques milliers de signatures, les deux finissent par se confondre dans le récit.
A lire aussi : L’ASPAS continue son harcèlement
On lit alors qu’« une pétition contre le projet rassemble 21 000 personnes ». La phrase est exacte. À la troisième reprise, elle devient facilement « forte opposition au projet ». Quelques titres plus tard, Forest-Montiers donne l’impression d’être un village assiégé par son propre poulailler.
Peut-être l’est-il. Peut-être aussi que la majorité de ses habitants s’en accommode. Nous n’en savons rien.
Crépy termine son message par une phrase que je lui envie : « Les inconvénients, eux, ont toujours une adresse. »
Notre démocratie numérique a rendu l’opinion indépendante de la géographie. Les conséquences d’une décision, elles, restent obstinément locales. Il serait d’ailleurs très simple de remettre un peu de géographie dans ces grands chiffres. À côté de « 21 000 signatures », les plateformes pourraient afficher quatre colonnes, histoire de se donner une idée : Forest-Montiers, communes voisines, département de la Somme, reste de la France. Les 21 000 signatures resteraient au compteur.
Et on saurait enfin combien de ceux qui ont cliqué vivent réellement au bout de la route que l’on voit sur la photo.
A voir en vidéo :











Est-ce mieux d’importer chaque semaine 21 000 poulets de Pologne ?
Dans le titre, Richard écrit :
« A QUI APPARTIENT FOREST-MONTIERS ? »
Je suis allé jeter un œil via Google Earth.
Dans ce village de 382 habitants, j’ai repéré un camping « La Verte Prairie », une maison d’hôtes « Château Gaillard » qui parait assez étendue et aussi un important agriculteur.
Cela fait facilement des oppositions au projet d’un poulailler par crainte des odeurs pour leur business.
Le projet d’élevage de 40.000 poules est porté par une jeune agricultrice. Il semble que le village n’est pas si opposé à ce projet.
Les opposants réels pourraient aider (financièrement) cette jeune agricultrice à s’installer un peu plus loin, ce serait plus efficace.
Les élevages industriels ne sont pas souhaitables, ni ici ni ailleurs.
On peut toujours rêver !
Les Français consomment 1% de poulets Bio.
Le prix du poulet Bio est environ trois fois plus cher qu’un poulet ordinaire et 50% plus cher qu’un poulet Label Rouge.
Le label Bio est la plus haute norme pour un poulet d’élevage. Les poulets sont assurés de disposer de 4m2 d’espace de plein air et pour la partie couverte, c’est 10 poulets au m2.
Un poulet Bio est élevé au moins 81 jours.
Je suppose que cela ne convient pas à Eléonore.
On est loin de la ferme rêvée, et il y a de moins en moins de paysans.
Sans doute, mais cela ne change rien aux nuisances avérées des élevages industriels qui étaient l’objet de mon commentaire.
Oui, on peut rêver.
Les Français font en fonction de leur porte-monnaie et les agriculteurs en fonction de la demande et doivent être au prix du marché.
Cela ne change rien aux nuisances avérées des élevages industriels qui étaient l’objet de mon commentaire. Vous répondez à côté du sujet.
Certes, et pourtant il faut manger et considérant les revenus qui stagnent les personnes qui peuvent s’alimenter auprès des éleveurs artisanaux et traditionnels sont en chute libre. Alors OK les batteries ne sont pas terribles mais alors quoi ?
Certes, il faut manger, mais en revanche rien ne nous oblige à consommer trop de viande, comme on le fait actuellement. En France, on en consomme deux fois plus que la moyenne mondiale et cela se fait au détriment de la santé des humains, de la biodiversité et du climat. Il faudrait déjà revenir à une consommation beaucoup plus raisonnable et modérée.
ELEONORE,
Cela vous amuse sans doute de les titiller, mais je ne pense pas que vous ferez venir sur vos idées un seul de ces messieurs qui fréquentent ce site de chasseurs.
Je ne chasse pas, mon mari non plus. Mais je suis d’une famille de chasseurs, mon père, mes oncles, etc… et c’est aussi le cas de mon mari. Mon mari a son permis et ne chasse plus maintenant. Nous avons des passions en commun qui nous prennent tout notre temps.
Je ne vais pas vous dire que je suis insensible au bien être animal, à la détérioration de la Planète, à des attitudes plus douces en toutes choses, bien au contraire.
Mais le Monde a changé avec une industrialisation qui touche à peu près tous les domaines. On peut dire aussi que l’élevage n’est plus basé que sur le modèle industriel avec toutes les conséquences qu’on déplore. Les changements dans le bon sens se feront à la marge, pas plus.
Pour en revenir à la consommation de viande, en France et dans le Monde, on ne peut comparer ce que les Français consomment avec la moyenne du Monde, quand on a tant de peuples qui sont en sous-nutrition et d’autres qui, par leurs convictions religieuses, mangent très peu de viande comme en Inde (1,5 Milliard). Sur notre Planète tout le monde n’a pas le même niveau de vie.
Pour la consommation de viande, L’Inde c’est 4 kg, l’Afrique c’est souvent moins de 8 kg, Hong-Kong 136 kg, plus que les USA, nous 80 kg, la Chine 65 kg.
Et puis en plus, il y a la consommation de poissons, très variable aussi selon les pays.
Olga,ignorez Eléonore, toujours la même chanson,la même rengaine,le débat est impossible avec ces gens, certains de détenir la vérité, aucune ouverture d esprit.
Si certains pays souffrent de malnutrition et d’autres d’obésité et de surconsommation, la moyenne représente un juste milieu, non? Le double de la moyenne correspond clairement à un excès.
Par ailleurs, au niveau national, la consommation de viande en France a doublé depuis le milieu du XXe siècle, alors que la France figurait déjà dans le pays développés. Diviser notre consommation par deux, ce serait simplement revenir à niveau raisonnable. D’autant plus que toutes les recommandations sanitaires le soulignent: les Français mangent trop de viande et de charcuterie, pas assez de fruits et légumes (80% de la population est carencée en fibres).
Je pense que les changements ne vont pas tarder et seront plus rapides que vous ne l’imaginez. On voit déjà les conséquences du dérèglement climatique, avec les mortalités massives qui sont survenues cet été dans les élevages, entraînant la saturation des services d’équarrissage. Or cette année n’a rien d’exceptionnel: elle ne fait qu’annoncer des étés de plus en plus chauds, des vagues de chaleurs de plus en plus intenses et dont la répétition va précipiter un bouleversement complet. Il y aura des baisses de rendement, un manque d’eau et de nourriture pour le bétail, une mortalité très élevée et la disparition de nombreuses exploitations. L’ère du gaspillage et de l’excès se termine.
ELEONORE,
Nous sommes tout à fait d’accord sur l’évolution du climat et ses conséquences de toutes natures.
Je suis aussi du même avis que vous sur l’insuffisance de consommation de fruits et légumes, comme des légumineuses, mais je suis beaucoup plus réservée en ce qui concerne les produits carnés. Ça dépend de ce qu’on mange comme viandes et comme gras.
Certes, pour la santé, la consommation de charcuterie est trop forte en France, mais je ne considère pas que nous mangeons trop de viande et de poisson.
Donc, je ne considère pas que nous devons viser la moyenne mondiale pour notre consommation de viande, soit la diviser par deux.
Si dans beaucoup de pays, le niveau de vie permettait un accès à la viande, la moyenne mondiale serait tout autre, donc, la moyenne évoquée comme objectif serait bien plus élevée, vue l’importance de la population dans le Monde en sous-nutrition.
Je suis évidemment favorable à moins d’élevage de ruminants, mais dans le Monde, pas seulement en France, pour moins d’émissions de méthane. Rappelons tout de même la réalité d’aujourd’hui. Nous ne produisons pas autant que nous consommons et donc le volume d’importations est conséquent.
Vous n’êtes pas experte en santé ni en nutrition, je présume, et votre avis n’est que le reflet de votre subjectivité? Dans ce cas, vous me permettrez de faire davantage confiance aux scientifiques dont c’est le domaine de spécialité (la commission scientifique internationale du EAT-Lancet, l’Organisation Mondiale de la Santé, le GIEC, le Haut Conseil pour le Climat…) et qui affirment tous très clairement que notre alimentation est trop carnée et que nous devrions aller vers une alimentation beaucoup plus végétale, non seulement dans l’intérêt de notre santé (réduire les cancers, l’obésité et les maladies cardiovasculaires) mais aussi dans celui de la biodiversité (dont l’élevage est la première cause d’extinction en Europe) et bien sûr du climat (l’élevage est l’un des principaux émetteurs de GES au niveau mondial).
Je ne suis pas experte en santé, ni en nutrition. Nous sommes d’accord.
J’ai écrit qu’il fallait plus de fruits et légumes et aussi de légumineuses.
Les maladies cardiovasculaires, à ma connaissance, ne sont pas dues à une alimentation carnée, mais à trop de sucre et trop de gras et pas assez d’activités physiques.
Parlez nous du sucre et des calories en excès, Eléonore, pour l’obésité et les risques pour la santé.
Sinon, je n’ai jamais lu, et en tout cas pas compris, que vous puissiez dire que l’élevage serait la première cause d’extinction de la biodiversité en Europe.
Je vois plein de causes, pas pas l’élevage.
Je peux vous dire ce que disent les chasseurs par exemple sur les sangliers en nombre énorme depuis quelques décennies et qui sont une cause d’atteinte à la biodiversité. Ça bouffe tout ces bêtes.
En effet, il faudrait manger plus de légumes, de fruits et de légumineuses. Mais si on augmente la part de végétaux dans son assiette, cela suppose en contrepartie de réduire la part de produits animaux, n’est-ce pas? C’est la proportion végétal/animal qu’il faut rééquilibrer dans notre alimentation, comment l’indiquent les conclusions de la commission EAT-Lancet. Et cela n’exclut pas de réduire aussi le sucre qu’on consomme en excès, vous avez tout à fait raison sur ce point.
Les recherches récentes ont mis en évidence un lien entre la consommation de viande rouge ou transformée et les maladies cardiovasculaires. Je ne veux pas vous assommer avec des références d’articles scientifiques en anglais mais voici un exemple, à propos d’une étude publiée en 2022:
« Une nouvelle étude menée par des chercheurs de la Friedman School of Nutrition Science and Policy de l’Université Tufts et de l’Institut de recherche Lerner de la Cleveland Clinic quantifie le risque de maladies cardiovasculaires athérosclérosées (ASCVD) associé à l’apport en viande et identifie les voies biologiques sous-jacentes qui peuvent aider à expliquer ce risque. L’étude de près de 4 000 hommes et femmes américains de plus de 65 ans montre qu’une consommation plus élevée de viande est liée à un risque plus élevé d’ASCVD – 22 pour cent plus élevé de risque pour environ 1,1 portion par jour – et qu’environ 10% de ce risque élevé s’explique par l’augmentation des niveaux de trois métabolites produits par les bactéries intestinales provenant de nutriments abondants dans la viande. » (now.tufts.edu)
On va peut-être arrêter là notre échange sur ce sujet.
Pourquoi pas avoir une part de risques supplémentaires de maladies cardiovasculaires avec une consommation élevée de viande. OK, ça marche, je prends l’info. Quelle était la quantité consommée par ces 4000 Américains, mais de plus de 65 ans, objet de l’étude ? Les quantités de viande consommées dans le Monde sont calculées en unités de carcasse, c’est ça ? Et pas en poids de faux-filet, d’entrecôte, d’escalope, etc… ?
Les risques de maladies cardiovasculaires ne viennent pas de là (j’intègre ce supplément de risques en cas de trop forte consommation de viande. Rouge, blanche ?) mais d’une consommation excessive de graisses, de sucre, de glucides, liée à un manque criant d’activités physiques, d’où obésité, voire diabète et cholestérol, le tout favorisant les dégâts cités.
Un rééquilibrage de ce que nous mangeons serait des plus utiles pour une meilleure santé, avec beaucoup plus de fruits, légumes et je dis encore légumineuses. Mais cela veut dire d’abord moins de glucides, c’est à dire moins de pâtes, de pain, de croissants, de gâteaux et pas forcément moins de viande. Il faut remplacer ces glucides, qui sont des sucres, par les fruits, légumes qui en contiennent aussi, mais d’une autre qualité et en moindre quantité. Et puis, il faut se bouger.
Après chacun, chacune, fait comme il ou elle veut. Je préfère du poisson sauvage à du poisson d’élevage, je préfère de la viande de qualité avec des animaux correctement traités, mais je peux faire ce choix. Je ne mange pas seulement des protéines, je mange de la bonne viande et du poisson. Ce n’est pas donné à tout le monde, malheureusement. Pour info, je ne mange que peu de glucides.
Vous n’êtes pas très loin des recommandations sanitaires françaises, mais ce n’est pas encore tout à fait cela.
Le programme national nutrition santé recommande bien d’augmenter la consommation de fruits, de légumes, de légumineuses et de fruits à coque. En revanche, cela ne doit pas être au détriment des céréales (pain, pâtes, riz) qui contiennent des glucides complexes indispensables et, lorsqu’ils sont complets, des fibres (la plupart des Français n’en consomment pas assez).
Ce que le PNNS recommande de diminuer, c’est bien la viande (porc, bœuf, mouton, agneau) et la charcuterie, ainsi que le sel, le sucre et l’alcool. La viande rouge et la charcuterie, outre que leur consommation entraîne des risques accrus de cancer, de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2, sont très riches en graisses (notamment en acides gras saturés) que l’on consomme déjà en excès. Il est donc intéressant de les remplacer par des légumes, légumineuses et céréales complètes, contenant très peu de graisses et beaucoup de fibres.
Eléonore en est presque à féliciter Olga pour son alimentation proche des recommandations officielles, en n’oubliant pas son obsession de moins de viande.
Question ou remarque à Eléonore :
Les Esquimos, les Inuits, comment faisaient-ils pour n’avoir pas de maladies cardiovasculaires malgré leur alimentation hyper carnée et tout le gras qu’elle contenait ?
A l’époque de Charcot et ensuite Paul-Emile Victor, il n’y avait pas de maladies cardiovasculaires chez les Esquimos qui se nourrissaient de phoques, de poissons et d’algues principalement.
Alors ?
Bonjour Grégoire,
Alors d’une part, l’espérance de vie était moins élevée aux siècles précédents et les gens ne vivaient tout simplement pas assez vieux pour développer des maladies associées à l’âge. D’ailleurs il est impossible d’avoir une image précise de la prévalence de ces maladies, en l’absence de statistiques et d’enquêtes épidémiologiques à l’époque.
D’autre part, comme Olga l’a justement rappelé, les maladies cardiovasculaires sont multi-factorielles. La consommation de viande rouge et de charcuterie augmente le risque, mais ce n’est évidemment pas le facteur unique. Le mode de vie traditionnel des Inuits les faisait échapper à d’autres facteurs de risque, comme la sédentarité ou le tabagisme.
J’espère que cela répond à votre question.
L’alimentation hors normes des Esquimos, Inuits de la banquise n’avait pas manqué d’interroger les scientifiques dès le début du XXème siècle.
Il va être constaté, qu’en dépit de la quantité astronomique de graisses animales, considérées comme fortement néfastes pour le système cardiaque, que les Esquimos ne sont pas atteints par ces maladies et présentent même un faible taux de cholestérol dans le sang.
Ces « anomalies » vont conduire les Danois à une étude épidémiologique de 1950 à 1974 qui va permettre de découvrir deux acides gras inconnus jusqu’alors : l’acide EPA et l’acide DHA appartenant à la famille des Oméga-3 qui ont de nombreuses vertus cardiovasculaires.
Néanmoins, il ne semble pas que cela ait suffi pour protéger réellement les Inuits de ce type de maladie et les recherches récentes concluent plutôt que l’absence de maladies cardiaques chez les Inuits est un mythe et qu’elle ne repose pas sur des preuves scientifiques.
« Low incidence of cardiovascular disease among the Inuit—what is the evidence? »
Peter Bjerregaard, T. Kue Young, Robert A. Hegele, Atherosclerosis 166 (2003) 351-357
Contexte: L’idée que l’incidence des maladies cardiaques ischémiques (IHD) est faible chez les Inuits qui subsistent sur un régime marin traditionnel a atteint le statut axiomatique. Les preuves scientifiques à cet effet sont faibles et reposent sur des données cliniques précoces et des statistiques de mortalité incertaines.
Méthodes: Nous avons examiné la littérature et effectué de nouvelles analyses des statistiques de mortalité du Groenland, du Canada et de l’Alaska.
Constatations: Les données probantes pour une faible mortalité due à l’IHD chez les Inuits sont fragiles et reposent sur des statistiques de mortalité peu fiables. Cependant, la mortalité causée par l’AVC est plus élevée chez les Inuits que chez les autres populations de l’Ouest. Sur la base de l’examen de 15 polymorphismes géniques candidats, l’architecture génétique inuite n’explique évidemment pas les différences présumées dans la prévalence des maladies cardiovasculaires.
Interprétation: La mortalité due à toutes les maladies cardiovasculaires combinées n’est pas plus faible chez les Inuits que dans les populations de comparaison blanche. Si la mortalité par IHD est faible, elle ne semble pas être associée à une faible prévalence de l’athérosclérose générale.
Eléonore,
Vous dîtes que chez les Inuits la mortalité due à toutes les maladies cardiovasculaires n’est pas plus faible que dans les populations de comparaison blanche. Pas plus faible, mais pas plus forte.
Il est probable que le régime ultra carné et ultra gras des Inuits ne les impacte pas si défavorablement car ils consomment en même temps beaucoup de poisson contenant des Omega-3.
Vu le régime ultra carné et ultra gras des Inuits, les maladies cardiovasculaires devraient être très nombreuses dans cette population, or elles ne les touchent pas plus que les Blancs.
Donc, les petits Français pourraient, sans risques cardiovasculaires particuliers, manger beaucoup de viande, même grasse, s’ils consommaient aussi des poissons et des aliments contenant des Omega-3.
L’article que je mentionnais dit seulement que « la mortalité due à toutes les maladies cardiovasculaires combinées n’est pas plus faible chez les Inuits que dans les populations de comparaison blanche ». C’est tout.
Elle ne conclut pas que cette mortalité serait identique à celle d’autres populations. C’est vous qui faites cette hypothèse, sans l’étayer par des éléments concrets.
D’ailleurs, dans son tableau clinique des Inuits, l’épidémiologiste Bertelsen écrivait, sur la base de plusieurs années de pratique clinique au Groenland et cent ans de rapports médicaux: « arteriosclerosis and degeneration of the myocardium are quite common conditions among the Inuit, in particular considering the low mean age of the population. »
Bref. On dispose aujourd’hui de suffisamment de preuves basées sur des enquêtes épidémiologiques récentes qui démontrent qu’une consommation importante de viande rouge et de charcuterie augmente le risque cardiovasculaire. Le reste est un empilement de spéculations, jusqu’à preuve du contraire.
Eléonore,
Vous êtes quelque peu obtuse.
Les Inuits consomment aussi beaucoup de poissons et autres aliments contenant des Omega-3.
Faites comme les Inuits, mangez beaucoup de viande mais mangez aussi beaucoup de poissons et autres aliments contenants des Oméga-3 et vous ne serez pas touchés de maladies cardiovasculaires.
Plein d’Omega-3 dans nos assiettes et à nous de la bonne viande !
Les Inuits ont une espérance de vie plus courte de dix ans que le reste de la population.
Mangez plein de viande, mourez jeune!
Avec ce qu’ils boivent, ce qu’ils fument et leurs conditions de vie des plus modestes, c’est logique pour les Inuits.
Rien à voir avec la viande.
En France c’est 13 ans d’espérance de vie qui sépare les plus pauvres des plus riches (source Observatoire des Inégalités).
Qui des deux groupes mange le plus de viande ?
Les plus riches ou les plus pauvres ?
Vous oubliez, dans les facteurs de mortalité des Inuits, la contamination au plomb, issue des cartouches utilisées pour la chasse qui ont contaminé la chaîne alimentaire et provoqué une grave intoxication (saturnisme) sur plusieurs générations.
De plus, les animaux sauvages de l’Arctique étant contaminés par le mercure, les Inuits qui les consomment en grande quantité sont eux-mêmes affectés par des concentrations élevées de ce métal lourd dans le sang.
Tout cela ne donne guère envie de les prendre en exemple…
Cela peut sembler paradoxal, mais ce sont les cadres qui mangent le moins de viande rouge et de charcuterie. En revanche ce sont eux qui consomment le plus de fruits et légumes alors que les ouvriers sont ceux qui en consomment le moins.
Les questions d’éducation et d’accès à l’information jouent un rôle important dans l’alimentation. Les CSP+ sont davantage conscients de l’impact négatif de la viande sur leur santé et sur l’environnement, même si leur pouvoir d’achat leur permet théoriquement d’en acheter davantage.
Les cadres, comme vous dîtes, « consomment le plus de fruits et légumes alors que les ouvriers sont ceux qui en consomment le moins ».
Ça doit être vrai pour les fruits et légumes.
Mais ce ne sont pas les pauvres, que vous appelez « ouvriers » qui mangent beaucoup de viande. Ils sont restreints sur cette partie de l’alimentation, vu son coût, en particulier pour la viande rouge.
Continuez votre litanie, votre jérémiade sur la viande…
Je soulignais également que ce sont les cadres qui consomment le moins de viande rouge et de charcuterie, ce qui signifie, par déduction, que les ouvriers en consomment davantage qu’eux. J’utilise ces termes parce que les enquêtes de consommation portent généralement sur des catégories socio-professionnelles plutôt que des revenus.
Le facteur prix intervient dans les choix d’alimentation, bien sûr, mais il n’est pas le seul. Les habitudes de consommation transmises par l’entourage, notamment familial, l’éducation, l’accès à l’information, les représentations jouent aussi. La viande a longtemps été réservée aux classes dominantes, mais depuis quelque décennies elles se détournent de la viande rouge, qui n’est plus vue comme porteuse de force physique ou de virilité, mais davantage sous l’angle de ses nuisances écologiques et sanitaires. Cette évolution de la manière dont on considère la viande finira par se diffuser dans toute la société, comme toujours, c’est une question de temps.
Il faut laisser Eléonore a ses illusions,certaine de détenir la vérité,débat qui pourrait être intéressant totalement impossible avec ces individus qui réfutent tout argument même évident.en attendant la consommation de poulets ne cesse d augmenter.
Mon cher Jojo, je serais ravie d’écouter vos arguments, si vous en avez.
On va pas recommencer repassez votre disque en boucle et je ne vais pas passer mon temps à chercher des articles vous contredisant ,pas compliqué,aller un peu de tolérance.
En tout cas, les enfants qui déjeunent à la cantine scolaire ont accès, au moins quatre fois par semaine, à de la viande et une autre fois du poisson.
Ce qui représente environ 15,4 kg de viande et 4,2 kg de poisson sur l’année scolaire s’étendant sur 35 semaines. Par rapport au poids des enfants, c’est assez honorable avec un seul repas, uniquement sur la période scolaire.
Il reste 17 semaines où ils ne sont pas en période scolaire, mais on peut espérer qu’ils déjeunent aussi.
La consommation annuelle de viandes des Français est d’environ 85 kg équivalent carcasse.
Traduit en poids de viande réelle, cela correspond à 55 kg environ.
Les 85 kg EC annuels équivalent carcasse sont répartis ainsi :
– 32 kg EC de viande de porc
– 29 kg EC de viande de volailles
– 22 kg EC de viande de bovins
– 2 kg EC de viande d’ovins
C’est à peine 24 kg EC par an de viande de ruminants, bovins et ovins, qui sont consommés, ces animaux étant ceux émettant du méthane, très nocif pour la planète, et représentant 28 % de notre consommation de viande.
24 kg EC correspondent à 16 kg environ.
Il y a tricherie quand on nous parle de la nécessité de diminuer notre consommation de viande rouge, soit, par an, 16 kg réels dans l’assiette.
Ce qui fait 44 grammes de viande rouge par jour.
La viande rouge inclut également le porc, cela fait donc une consommation moyenne d’environ 800 g. par semaine et c’est bien au-delà de la consommation maximale fixée par le PNNS.
Autant dire, puisque c’est une moyenne de consommation nationale, que des millions de gens ont une consommation très largement excessive.
Je ne vais pas changer la manière de me nourrir et en particulier la quantité de viande et de poisson que je consomme chaque semaine.
Pourtant, cet échange m’a permis de me renseigner un peu plus sur la quantité de vitamine B12 nécessaire « seule vitamine systématiquement absente des aliments d’origine végétale » (source VIDAL).
D’autre part, le site gouvernemental SANTÉ . FR qui reprend les recommandations de l’ONAV – Observatoire National des Alimentations Végétales – (organisme qui doit convenir à Eléonore) nous signale que « les adultes devraient ingérer au moins 25 microgrammes de vitamine B12 par jour » et les personnes âgées beaucoup plus.
De la vitamine B12 il n’y en a presque pas dans les œufs, la viande de poulet, les yaourts (de 1,1 mg à 0,2 mg pour 100 grammes) et en grandes quantités dans le foie de veau, les huîtres, le maquereau, les sardines, le foie de morue (de 45 mg à 14 mg pour 100 grammes).
Mangez plus de fruits, légumes, produits contenant des fibres, oui, mais surtout n’oubliez pas qu’il faut manger quantités de produits carnés, notamment pour la B12 indispensable.
Et les vieux, dont je fais partie, plus encore de produits carnés et des compléments en vitamines B12.
Mon cher Guillaume, vous n’êtes pas expert en santé ni en nutrition, je présume, et votre avis n’est que le reflet de votre subjectivité? Dans ce cas, vous me permettrez de faire davantage confiance aux scientifiques dont c’est le domaine de spécialité (la commission scientifique internationale du EAT-Lancet, l’Organisation Mondiale de la Santé, le GIEC, le Haut Conseil pour le Climat…) et qui affirment tous très clairement que notre alimentation est trop carnée et que nous devrions aller vers une alimentation beaucoup plus végétale.
Ma chère Eléonore, vous n’êtes pas plus que moi experte, ni en nutrition, ni en santé.
Je ne suis absolument pas inquiet pour ma santé en me nourrissant de viande et de poisson en quantité d’autant que mes ascendants, Père et Mère, sont décédés, vieux seulement, pas malades, à 96 et 93 ans en mangeant encore plus de viande que moi tout au long de leur vie,
Mon dernier post, souligne que « la vitamine B12 est la seule vitamine systématiquement absente des aliments d’origine végétale (extrait VIDAL).
Dites-nous comment vous conseillez pour obtenir la quantité de vitamine B12 prônée par l’ONAV qui est un organisme qui pense comme vous ? C’était la recommandation de cette organisme reprise par le site GOUV. SANTÉ FR.
Bon, du côté de l’ANSES c’est beaucoup moins, seulement 4 mg de vitamine B12 par jour.
Il faut manger par jour 150 gr de bœuf pour obtenir les 4 mg de B12 conseillés par l’ANSES.
Et si on mange des œufs pour obtenir la dose de 4 mg de B12, il faut manger 6 œufs par jour, selon norme ANSES.
Si on mange du poulet, la quantité en poids de nourriture par rapport aux œufs est deux fois plus grande pour obtenir les 4 mg de B12, toujours selon les préconisations de l’ANSES. C’est énorme, si on mange seulement du poulet.
Eléonore va nous conseiller bientôt la chimie si elle est raccord avec l’ANSES et avec ses idées sur la viande.
Tout à fait, je ne suis pas experte de ces domaines, c’est pourquoi je m’appuie sur ce que disent les spécialistes compétents, et non sur mon avis personnel qui ne présente pas plus d’intérêt que celui de Pierre, Paul ou Jacques.
Pour celles et ceux qui suivraient cet échange tordu, sachez que 100 gr de saumon au quotidien donne la ration de 4 mg de vitamine B12.
Et une douzaine d’huîtres équivaut à la quantité de vitamine B12 pour une semaine.
N’oubliez pas de manger des produits de la mer en plus de la bonne viande.
Bonsoir GUILLAUME , bien d accord avec vous , pour être en bonne santé il faut manger de tout , viandes , poissons, crustacés, coquillages, légumes , et ne pas oublier les produits laitiers qui sont nos amis pour la vie , et avec modération un petit jus de raisin !!
Demain , tomates anchois de Collioure , tournedos de Blanc Bleu Belge gratin d aubergine , salade , vache demi sec , tarte aux prunes . Julienas 2021 .
OLGA , GRÉGOIRE, Gilbert, Jojo etc …… votre menu pour demain ?
DRAGO, c’est amusant votre truc !
Je vais vous dire pour demain dimanche midi. C’est moi qui doit préparer pour mon épouse et moi. Nous sommes seuls ce week-end.
Je vais préparer des choses simples et rapides comme je fais souvent.
Une petite assiette d’entrée avec mâche, guacamole, petite tranche de truite fumée, crevettes décortiquées, chips de maïs pour le guacamole.
Ensuite, soit part de saumon au four, soit tranche de filet de bœuf poêlée que j’ai achetés ce matin. Accompagnement d’une part de gratin de pommes de terre (de la veille). Peut-être quelques haricots verts aussi.
Après ça, je pense qu’on va s’arrêter. Mais il y a possibilité de fromages avec un excellent pain tout frais acheté le matin. Du vin est possible. Pour moi, du Saint-Julien.
De pêches blanches à point qu’on mangera peut-être le soir. Et si on veut, on peut se servir de très bons sorbets.
.N.B. : j’aime beaucoup les anchois, c’est fort en goût, c’est bon. Ça fait longtemps que l’idée ne nous est pas venue.
Ahhh , bonne table aussi chez vous GUILLAUME.
Merveilleux.
Bonjour,mon menu ce midi,huîtres,terrine de sanglier,bécasse avec un peu de foie gras sur les tartines,cèpes et pommes de terre sautées accompagné d un bordeaux et raisin du jardin.bon la semaine c est beaucoup plus léger mais il faut savoir prendre les bons moments.
Bonne table aussi chez Jean 1 , oui la semaine c est effectivement plus léger.