Sandrine Rousseau devant la justice

Aujourd’hui se tenait la première audition de Sandrine Rousseau devant le tribunal de Paris suite au dépôt de plainte de la Fédération nationale des chasseurs. Ce qu’on lui reproche ? D’avoir fait des amalgames entre la chasse et les violences conjugales. Et bien sûr, ses amis de la NUPES volent à son secours en faisant…des amalgames entre la chasse et les violences conjugales.

Texte : Richard sur Terre

La parade était attendue, et les indignations médiatiques soigneusement préparées. Il est question de lobbys, de féminicide avec « armes de chasse » et autres stupidités qui sont la raison même de la présence de Sandrine Rousseau devant le tribunal. On est à deux doigts de penser qu’ils ne comprennent rien, comme tous les dossiers qu’ils approchent de près ou de loin…

Je crois que le problème principal vient du fait que dans l’appellation « arme de chasse », il y a le mot « chasse ». Il est très probable qu’ils en soient à peu près là de leurs réflexions. Penser aux 6 millions d’armes non déclarées en France et qui trainent dans les greniers des français, c’est sans doute au-dessus de leurs forces d’élus de la république et de bonimenteurs zoolâtres.

Il y a même une personne qui ose tweeter : « Ils ont l’argent, on a les gens ! »

C’est vrai que chaque manif anti-chasse est une démonstration de force populaire qui fait trembler la république…

Une autre qui parle d’intimidation, répondant ainsi en écho à ses fantasmes personnels qui voient des gros méchants s’attaquer à des très gentils, dans une simplification du monde toute nupesienne.

Un autre encore qui agite les 71% de français qui auraient peur dans la nature en période de chasse alors que la peur est la première arme utilisée par les anti-chasse, et qu’ils qui font tout pour la répandre.

Mais en vérité, je crois qu’ils ne sont pas accessibles à la nuance sur ce dossier (le sont-ils sur les autres ?), tant il faudrait pour cela qu’ils sortent d’un logiciel bien implanté dans leurs caboches et qu’ils regardent les faits.

Qui possède des armes de chasse ? Les chasseurs, et potentiellement 6 millions de français qui ne le sont pas. Vous la connaissez ma tata Rachel. Eh bien elle a un fusil de chasse hérité de son grand-père posé au-dessus de la cheminée. Déclaré ? Non. En état de marche ? Parfaitement. A-t-elle le permis de chasser ? Elle n’a jamais foutu les pieds ailleurs que dans le Marais.

Mais qui pour s’en soucier ? Qui pour, encore une fois, attraper ce dossier avec un minimum d’intelligence ?

Il ne faudra pas compter sur ces tristes propagandistes pour prendre conscience de leur incommensurable connerie. Reste la justice, qui dira si le temps de l’essuyage de pompes sur les chasseurs est révolu, ou pas.

LES NOUVEAUX PRÉDATEURS

Comment ils menacent les hommes sans protéger les animaux Un essai engagé qui met en évidence les dérives de l’écologie radicale et des militants antispécistes. Protéger les animaux, leur assurer des conditions de vie décentes, consommer autrement en respectant notre environnement… Qui serait en désaccord avec ces principes fondamentaux ? Mais, on le sait, l’enfer est souvent pavé de bonnes intentions. Aujourd’hui, les activistes antispécistes et les militants écologistes les plus radicaux détournent ces idées partagées par le plus grand nombre. Animés par une idéologie radicale, convaincus que l’intimidation peut remplacer l’échange démocratique, ils imposent, peu à peu, leur vision du ” meilleur des mondes ” : une société dans laquelle l’homme et l’animal seraient égaux en droits. Cette rupture philosophique ne peut être que dramatique, pour les humains mais aussi et surtout pour les animaux dont l’existence dépend en grande partie de nous. Avec cet essai passionné, Charles-Henri Bachelier, spécialiste du monde rural et directeur de revues consacrées à la chasse et la nature, veut rétablir le débat et sortir des anathèmes. Argument contre argument, il met en lumière les limites et les dérives de la mouvance animaliste. Au fil des pages, il rappelle que la relation entre l’homme et l’animal est plus complexe qu’une accumulation de bons sentiments ou de slogans menaçants : il s’agit d’un lien fondamental, reposant sur des siècles de compréhension, de savoir-faire… bref, de civilisation. Un héritage que ce livre nous aide à mieux comprendre et à protéger.

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