L’histoire du scooter végan

Il m’est arrivé une histoire qu’il faut que je vous raconte. Elle parle de scooter et de véganisme.

Texte : Richard sur Terre

Vous le savez peut-être, j’ai déménagé à Nîmes, dans le magnifique département du Gard. Je suppose donc que selon les statistiques animalistes, je viens de tomber dans la catégorie très enviée des chasseurs qui ont perdu le droit de se dire « ruraux ». Mais (objection votre honneur !) la ruralité n’est pas un lieux d’habitation ; donc j’enjoins chaleureusement celui qui veut m’affubler du qualificatif de « citadin » à aller se faire griller une tartine.

J’habite en ville, donc. Et malgré l’attrait de la belle cité nîmoise, elle n’est pas exempte d’une circulation passablement dense, matinée de cette touche de civisme propre aux ville méditerranéennes (ceux qui savent).

J’ai donc décidé de troquer ma vieille guimbarde pour un scooter 125, au volant duquel je me vois déjà sinuer dans la circulation tel une petite couleuvre moqueuse (bon c’est de la belle couleuvre déjà hein).

Mais figurez-vous mes amis, que je dois pour cela assister à une formation de sept heures dans une moto-école. Ni une ni deux, et n’écoutant que mon courage, je me dirige vers l’une d’entre elles, le cœur bondissant de joie à l’idée de faire partie de la tribu de ceux qui disent merci avec les pieds.

La jeune femme qui m’accueille dans le bureau doit accuser vingt-cinq printemps, et je comprends que sa voisine, plus âgée et occupée à engueuler un jeune homme à l’air penaud, est la patronne du bouclard.  

Après m’avoir dressé une liste interminable de papiers à fournir, la jeune femme m’explique que je dois venir avec mon propre équipement. Que je n’ai pas évidemment. Et parmi ces équipements, un blouson de moto. Je commence à faire la tronche. J’imagine que ça coute une blinde. Et j’ai raison. Mais mon interlocutrice, d’un œil entendu, me dit ceci :

–   Sinon, vous mettez un blouson en cuir.

Je n’ai pas de blouson en cuir, et étant d’humeur taquine, je lui rétorque :

–   En plus je suis végan.

Et là, il y a un blanc suffisamment long pour que j’aie le temps de penser que mon trait d’esprit va tomber à l’eau. Mais non. Les trois personnes présentes partent dans un rire sonore à se taper sur les cuisses.

Il existe des villes en France (combien ?) qui trouvent que le fait d’être végan est la vanne la plus hilarante qu’on puisse raconter.

Moi je continue à faire l’idiot. Je reste impassible. Les rires cessent. Un silence gêné s’installe. Et je libère tout le monde en annonçant que je suis chasseur. Les rires repartent de plus belle.

Je suis reparti de la moto-école le cœur léger, et conscient de l’effet loupe dont je suis victime à force de côtoyer les empêcheurs de cuisiner des côtes de bœuf en rond.

 

 

 

Les Nouveaux Prédateurs

Comment ils menacent les hommes sans protéger les animaux

Un essai engagé qui met en évidence les dérives de l’écologie radicale et des militants antispécistes.
Protéger les animaux, leur assurer des conditions de vie décentes, consommer autrement en respectant notre environnement… Qui serait en désaccord avec ces principes fondamentaux ? Mais, on le sait, l’enfer est souvent pavé de bonnes intentions. Aujourd’hui, les activistes antispécistes et les militants écologistes les plus radicaux détournent ces idées partagées par le plus grand nombre. Animés par une idéologie radicale, convaincus que l’intimidation peut remplacer l’échange démocratique, ils imposent, peu à peu, leur vision du ” meilleur des mondes ” : une société dans laquelle l’homme et l’animal seraient égaux en droits. Cette rupture philosophique ne peut être que dramatique, pour les humains mais aussi et surtout pour les animaux dont l’existence dépend en grande partie de nous.
Avec cet essai passionné, Charles-Henri Bachelier, spécialiste du monde rural et directeur de revues consacrées à la chasse et la nature, veut rétablir le débat et sortir des anathèmes. Argument contre argument, il met en lumière les limites et les dérives de la mouvance animaliste. Au fil des pages, il rappelle que la relation entre l’homme et l’animal est plus complexe qu’une accumulation de bons sentiments ou de slogans menaçants : il s’agit d’un lien fondamental, reposant sur des siècles de compréhension, de savoir-faire… bref, de civilisation. Un héritage que ce livre nous aide à mieux comprendre et à protéger.

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