Bien que l’article date de 2016, le témoignage que livre l’auteur reste d’une brûlante actualité. Séduit par l’éthique végétale, il pensait changer de vie. Il a surtout découvert un monde radical, culpabilisant, et coupé du réel. Récit d’un retour au bon sens.
Mon incursion chez les extrémistes du #végétal, les ayatollahs de la nutrition et pourquoi j'ai décidé de remanger de la #viande
— Hunter57 (@RVHunter57) August 7, 2025
Le corbeau curieux
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Il voulait mieux manger. Respecter les animaux. Faire sa part. Comme beaucoup d’autres, il a commencé par réduire sa consommation de viande, puis est devenu végétarien, flirtant même avec le véganisme. Croyant bien faire, il est entré dans une communauté. Il a découvert un dogme.
Ce qu’il pensait être une démarche éclairée s’est transformé en une plongée chez les apôtres du végétal, où la carotte remplace le crucifix et où chaque œuf est une trahison. Sur les réseaux sociaux, il rejoint plusieurs groupes végans : des forums où la viande est qualifiée de poison, le miel de « vomi d’abeille », et le lait de « colle d’intestin ». Oui, tout cela est réel. Là-bas, l’alimentation n’est plus un choix, c’est une guerre.
Le règne de la peur
La rhétorique est glaçante. Elle n’informe pas, elle culpabilise. Il ne s’agit pas de discuter, mais de convertir. De t’éduquer. Mieux : de te corriger. La moindre dissidence — un doute, une question — déclenche une meute de militants qui répondent par l’insulte ou l’anathème. Ce n’est plus un régime alimentaire, c’est une religion punitive.
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Et comme toute religion fondamentaliste, elle produit ses saints et ses martyrs. Des influenceurs autoproclamés « nutritionnistes » sans diplôme, qui s’autorisent à donner des conseils santé radicaux en s’appuyant sur des études mal comprises ou sorties de leur contexte. La plus célèbre ? Celle de T. Colin Campbell, dont les biais méthodologiques n’ont pourtant rien d’un secret. Peu importe : le dogme prime sur la nuance. Et malheur à celui qui ose suggérer qu’une protéine animale, dans un cadre équilibré, pourrait avoir sa place.
La santé, version orthorexique
Ce que décrit l’auteur de ce témoignage, c’est une forme d’orthorexie militante. L’obsession pathologique d’une nourriture supposée « pure ». Tout est surveillé, pesé, interdit. Manger devient un champ de mines moral. On ne cuisine plus pour se nourrir, on obéit. Avec la culpabilité en fond sonore, chaque jour, à chaque bouchée.
Là encore, les faits sont balayés. Que l’agriculture végétale industrielle détruise les sols ? Silence. Que les prairies pâturées favorisent la biodiversité ? Tabou. Que les ruminants bien élevés soient les meilleurs alliés d’un écosystème riche ? Incompréhensible pour ceux qui confondent vache et catastrophe climatique.
L’omnivore éclairé
C’est donc avec lucidité que notre témoin finit par remanger de la viande. Pas n’importe laquelle. Pas à n’importe quelle dose. Une viande choisie, locale, raisonnée. Ce retour n’est pas une défaite : c’est une libération. L’alimentation redevient un espace de liberté et de plaisir, non une arène de jugement. Il réalise que l’on peut aimer les animaux, refuser la souffrance inutile, et continuer à manger de la viande. Mieux : que l’élevage paysan, loin des usines, participe justement à cette éthique du respect.
Ce n’est pas un cas isolé
Ce récit n’est pas un cas isolé. De plus en plus d’ex-véganes racontent la même trajectoire : l’entrée par compassion, la chute dans l’obsession, et enfin le retour au réel. Un réel où l’on comprend que l’idéologie n’a jamais nourri personne. Que les slogans culpabilisants ne remplacent pas les nutriments. Et que les excès, même estampillés « vert », restent des excès.
Oui, on peut être végé sans être extrémiste ni persuadé d’incarner la nouvelle vertu. Mais ce qu’il a vu, ce que beaucoup voient, ce sont des dérives sectaires déguisées en bonne conscience. Ce ne sont pas les animaux qu’on sauve, c’est la complexité qu’on assassine. À coups de dogmes, d’interdits, de schémas binaires.
L’ennemi n’est pas dans l’assiette du voisin. Il est dans le simplisme, dans la foi aveugle, dans cette certitude arrogante d’avoir tout compris.
Ce jour-là, il a remangé de la viande. Ce n’était pas un renoncement.
C’était un acte de résistance.
A voir en vidéo :











Ce n’est pas forcement une secte, c’est un courant de pensée largement à la main de personnes qui utilisent une ou des idées pas toujours mauvaises, pour arriver à des résultats loin de l’idée de départ. Le but est de manipuler pour arriver à des extrêmes qui ne servent que leurs intérêts. Et pour cela la désinformation est très largement utilisé. Il faut donc vérifier et re vérifier les sources et lire les articles jusqu’à la dernière ligne et échanger pour confronter les idées et déterminer les approximations et contres vérités.
manipuler les gens par le mensonge pour servir ses propres intérêts c’est un peu la méthode des sectes… Empêcher le débat, affirmer encore et encore certaines choses même si elles sont fausses, créer un argumentaire sur mesure, refuser de s’ouvrir à de nouvelles idées en étant persuadé de connaître LA vérité, c’est le dogme
Bonjour,on l’a déjà dit, ces gens sont dangereux pour la santé et la jeunesse, il faut manger de tout sans excès!et les compléments alimentaires ne servent à rien!la psychiatrie devrait se pencher dessus, leurs idéologies sont complexes pour certains, planète, santé, animaux, qui peut être partagées par le plus grand nombre mais la méthode n’est pas la bonne! ainsi que la solution !d’ailleurs qui a la solution ?serait-ce pas la baisse de la population mondiale ?la décroissance ?et donc une agriculture raisonnée, et un élevage plus prêt de la nature ?même ça, ne se rapprocherait pas de leurs idéologies .
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