Après l’Assemblée nationale en mai, le Sénat a validé à son tour l’amendement reconnaissant la valorisation du gibier sauvage comme filière agricole d’avenir, dans le projet de loi souveraineté agricole.
« Près de 900 000 sangliers, 570 000 chevreuils et 90 000 cerfs sont prélevés chaque année en France […] seule une faible part de cette venaison rejoint les circuits officiels de commercialisation, alors qu'une grande partie de la viande de gibier consommée dans le pays est…
— Franc Aller (@FrancAller_info) July 3, 2026
Le Sénat vient d’adopter l’amendement qui inscrit la production, la transformation et la commercialisation du gibier français parmi les projets d’avenir agricoles. Le texte, porté à l’origine par le député Eddy Casterman et adopté à l’Assemblée nationale le 21 mai par 113 voix contre 33, franchit ainsi une deuxième étape parlementaire dans le cadre du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles.
Le constat qui porte cet amendement reste le même depuis mai : la Fédération nationale des chasseurs évalue à plus de la moitié la part de venaison consommée en France qui provient de l’étranger, principalement d’Europe de l’Est et de Nouvelle-Zélande. Les prélèvements nationaux (près de 880 000 sangliers, 90 000 cerfs et 570 000 chevreuils chaque année) restent en grande partie hors des circuits de distribution, faute de filière de collecte et de transformation structurée.
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L’amendement ne crée pas de nouvelle organisation économique du jour au lendemain. Il donne une reconnaissance officielle au gibier sauvage comme ressource agricole, ce qui ouvre la voie à des financements et à des simplifications réglementaires pour les ateliers de découpe et les circuits courts.
Reste l’obstacle qui bloque le dossier depuis des années : les contraintes sanitaires et administratives pesant sur la commercialisation, que le vote du Sénat ne lève pas en tant que tel. La suite se jouera sur la version finale du texte, entre les deux chambres, avant promulgation.
A voir en vidéo :













Une bonne chose de penser que le gibier sauvage pourrait être mieux valorisé chez nous en favorisant, par exemple, la création de nouvelles activités chez certains agriculteurs qui diversifient leurs productions pour parvenir à un meilleur revenu.
Les chasseurs pourraient s’inscrire dans cette valorisation du gibier sauvage, ce qui permettrait sans doute de diminuer aussi les indemnités versées aux agriculteurs, surtout si on prélevait un peu plus, les animaux ne manquant pas.