La France comptait 145 cas humains de West Nile au 30 septembre, un record. Entretenu entre oiseaux et moustiques, le virus circule désormais jusqu’en Île-de-France.
Transmission par les moustiques, records de cas en France, symptômes… Cinq questions sur le virus du Nil occidental qui se propage en Europe https://t.co/RlOTXvj4xj
— franceinfo (@franceinfo) October 7, 2026
La circulation du virus West Nile a pris une ampleur inédite en France en 2026. D’après le bilan relayé par Le Monde à partir des données de Santé publique France, 145 cas humains avaient été recensés depuis la fin du mois de juin. Le précédent record, établi en 2025, était de 62 cas et cinq décès.
Le virus circule principalement entre les oiseaux et les moustiques du genre Culex. L’être humain et le cheval peuvent être infectés par la piqûre d’un moustique porteur. Ils sont considérés comme des hôtes accidentels, qui ne participent habituellement pas à la transmission. La contamination humaine passe par la piqûre du moustique, sans contact direct avec l’oiseau.
La plupart des infections passent inaperçues. Environ une personne infectée sur cinq développe des symptômes, généralement proches d’un syndrome grippal, et autour de 1 % présente une forme neurologique sévère.
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L’élément nouveau tient aussi à la géographie. Vingt-trois cas ont été signalés dans sept départements d’Île-de-France, alors que le virus était historiquement davantage associé au sud du pays. Les températures élevées, les épisodes orageux et les conditions favorables aux moustiques ont contribué à prolonger la saison de transmission.
Pour le monde rural et les observateurs de la faune, ce bilan rappelle l’intérêt d’un suivi conjoint des oiseaux, des moustiques, des chevaux et des cas humains. Dans ce cycle, les oiseaux forment un réservoir surveillé. Le moustique reste le vecteur vers l’être humain.
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