À Marsac-sur-l’Isle, l’Association des jeunes chasseurs et chasseresses de Dordogne casse les clichés en misant sur la mixité, la transmission et l’ouverture. Une leçon de modernité enracinée.

Il y a ceux qui prétendent que la chasse appartient à un autre temps, et puis il y a Alban Bernier. À 21 ans, ce jeune technicien à la Fédération des chasseurs de Dordogne préside une association qui prouve exactement l’inverse. Créée en mai 2024, l’Association des jeunes chasseurs et chasseresses de Dordogne rassemble une cinquantaine de membres, avec un conseil d’administration composé à 50 % de femmes. Une manière claire de dire que la relève sera mixte ou ne sera pas.
Dans un pays où les opposants à la chasse la décrivent souvent comme viriliste, vieillissante et fermée, cette génération affirme tout le contraire. La chasse ? Une pratique de transmission, d’écoute de la nature, de respect des équilibres écologiques. Et surtout, un espace de lien social, où les femmes ont toute leur place. Quand Alban explique que « les messages passent plus subtilement » grâce à cette mixité, il met le doigt sur une vérité que trop d’observateurs ignorent : la chasse évolue, souvent plus vite que ses détracteurs.
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L’ambition de cette jeune association va plus loin. Elle ne se contente pas de prêcher des convaincus. Elle sort des sentiers battus : stand prévu à la Félibrée de Sarlat, participation à la Fête de la nature, et appels à rencontrer d’autres pratiquants — chasse à l’arc, louvetiers, amateurs de battue… Bref, on tend la main, on crée du lien là où certains veulent dresser des murs.
Et si le logo représente une chasseresse tournée vers l’avenir, ce n’est pas un hasard. Il incarne cette volonté de bousculer les codes sans renier l’héritage. De reprendre la parole là où elle a trop souvent été confisquée. De réconcilier la tradition et la modernité, dans des territoires vivants.
Les chasseurs de demain seront formés, engagés, ouverts et fiers de l’être. Merci à la Dordogne de le rappeler à la France entière.
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Chez nous il y a 3 femmes et c’est vachement bien.
Il faudra aussi leur donner l’occasion de chasser, de les faire participer. Leurs idées sont dans l’air du temps et feront aussi évoluer ce mode de vie au sein de notre société. Expliquer, montrer et aussi inviter des non chasseurs a participer à des chasses mais aussi à des travaux entrepris par le monde de la chasse pour la nature.