En déclarant qu’elle trouverait « légitime » le sabotage par des militants écologistes, la députée Lisa Belluco franchit une ligne rouge : celle qui sépare le débat démocratique de l’acceptation de la violence politique.
« Je trouverais ça légitime que des militants écologistes aient recours au sabotage. » La phrase est signée Lisa Belluco, députée écologiste, prononcée publiquement lors d’un rassemblement à Poitiers. Ce n’est pas un micro volé, ni une citation tronquée : c’est une déclaration assumée, sur un ton calme, face caméra.
Ce samedi 29 juin, à l’occasion d’un rassemblement contre la proposition de loi dite “Duplon”, Lisa Belluco a estimé « comprendre » qu’on puisse vouloir saboter des projets industriels ou agricoles jugés néfastes pour l’environnement. Et d’ajouter aussitôt, pour se protéger sans se contredire : « je ne suis pas en train d’appeler à ça, mais je comprends que ce soit fait ».
Comprendre n’est pas juger, dire n’est pas faire, et il faut croire qu’être élue ne contraint plus à la rigueur républicaine. Car derrière cette pirouette rhétorique se cache une légitimation claire de la violence politique. Remplacez le mot « sabotage » par « intrusion dans un élevage » ou « destruction de matériel de chasse », et l’on se souvient vite que ces actes ne sont ni symboliques, ni pacifiques.
Une idéologie qui autorise tout, au nom du “vivant”
Depuis plusieurs années, l’écologie politique radicale joue avec les lignes rouges. Occupations illégales de réserves d’eau, intrusions nocturnes dans les élevages, violences verbales contre les chasseurs ou les agriculteurs… Désormais, c’est le sabotage qui entre dans la liste des actes “compréhensibles”. Tout est permis, du moment que c’est “pour la planète”.
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Lisa Belluco ne fait d’ailleurs pas mystère de sa proximité avec les collectifs radicaux. Elle soutient publiquement le mouvement des Soulèvements de la Terre, dissous puis réhabilité. Elle n’est pas une isolée : elle incarne un courant entier de l’écologie politique qui ne cache plus sa tentation insurrectionnelle. Il ne s’agit plus de convaincre, mais de contraindre.
Une réaction politique molle, voire complice
Le ministre de l’Intérieur, d’ordinaire prompt à dénoncer les “violences”, reste silencieux. Aucun rappel à l’ordre du président de l’Assemblée nationale. Aucun communiqué du groupe Écologiste à l’Assemblée. Silence gêné ou soutien implicite, chacun jugera.
Il y a quelques mois encore, des sénateurs s’émouvaient du “climat de violence” envers les élus. On oublie de dire qu’il prospère aussi lorsque des élus eux-mêmes alimentent la confusion entre engagement militant et action illégale. Que reste-t-il de la République quand une députée peut banaliser la destruction de biens publics ou privés au nom de la “légitimité” idéologique ?
Un discours dangereux et irresponsable
Dans une démocratie, on ne « comprend » pas le sabotage. On le condamne. On n’ouvre pas une brèche pour les activistes les plus violents, on leur ferme la porte du droit. Le verbe engage. Et lorsqu’il sort de la bouche d’un parlementaire, il oblige.
La question n’est pas de savoir si Lisa Belluco est sincère. Elle l’est. Le problème, c’est qu’elle ne voit plus la frontière entre militantisme et incitation. Qu’un élu de la République valide une forme de violence politique, même au conditionnel, même en précisant qu’il ne l’appelle pas de ses vœux, constitue un tournant. Un tournant dangereux.
La démocratie ne se sabote pas
Le sabotage n’est pas un geste citoyen. Ceux qui le pratiquent ne défendent pas l’environnement, ils imposent leur vision de la société, par la peur, la casse et le rapport de force. Et ceux qui les justifient ne sont plus des démocrates : ce sont des relais idéologiques d’une écologie punitive, autoritaire et radicale.
On aurait aimé que Lisa Belluco défende la nature par le droit, l’intelligence et la persuasion. Elle a préféré le romantisme du feu, le confort de la posture, et la confusion des principes.
À ceux qui doutaient encore : l’écologie politique n’est plus un courant républicain. C’est un nouveau clergé, qui bénit le sabotage au nom du vivant, mais dynamite en réalité les fondations du débat démocratique.
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Bonjour,pourquoi?certains ne croyaient pas que la violence verte existe ?bon!!Chasseurs et agriculteurs restons toujours dans droit et sans violence !! Pour les autres, ils seront attrapé un jour ou l’autre et jugés.(certes, encore faut-il que la sanction soit à la hauteur, un autre sujet)
Les limites sont franchies depuis longtemps, l’immobilisme et le laissé faire avec la complicité de la justice mène à la violence verte. L’assemblée nationale est devenu un cirque avec une bande de cancres et de provocateurs. Cette association ( SDLT ) n’aurait jamais dû être réhabilité. D’ailleurs pourquoi elle l’a été ? Son passif est lourd. Un moment, l’association PAZ aurait aussi dû être dissoute, ça n’a pas été fait.
« Ils s’en étaient pris aux locaux de l’Office français de la Biodiversité (OFB) et de la Mutualité sociale agricole (MSA). Trois agriculteurs membres du syndicat Coordination Rurale dans la Creuse, dont son président, ont été condamnés mercredi par le tribunal de Guéret pour des dégradations commises lors d’une manifestation à l’automne.
Ils étaient poursuivis pour avoir détérioré le 19 novembre 2024 des locaux de l’Office français de la Biodiversité et de la Mutualité sociale agricole. Le parquet avait alors requis des peines allant de trois à cinq mois de prison avec sursis et des amendes de 150 à 400 euros.
Au final, le tribunal a condamné l’un des prévenus à deux mois de prison avec sursis et l’autre à 150 euros d’amende, retenant seulement à leur encontre les faits de dégradation commis à la MSA, qui a obtenu 2.500 euros d’indemnisation. Le président de la CR23, lui, a été condamné à trois mois de sursis simple pour outrage envers un agent de l’OFB. »
Pour détruire un pays de l’intérieur il faut s’attaquer à l’eau , l’agriculture et l’énergie : exactement le programme en cours au nom de l’idéologie … Quand on appelle à détruire les réserves d’eau pour lutter contre les sécheresses le problème n’est plus écologique il est psychiatrique ! EELV a inventé la guerre de l’ eau alors qu’on a des inondations monstres en France dès qu’il pleut !!! il faut de l’eau l’été pour lutter contre les sécheresses, les canicules et les feux … Mais en France ce sont uniquement les « écologistes » qui s’opposent à la construction de réserves d’eau et qui vont même jusqu’à en faire détruire … cherchez l’erreur ET « ne comptez pas sur les écologistes pour régler les problèmes qu’ils ont eux-mêmes générés (climat eau et biodiversité)!
Comment adhérer à un mouvement qui demande la destruction au mépris des règles élémentaires de la loi et démocratie. Quand il s’agit d’une élue la question est encore plus forte et quand les autres élus ne disent rien c’est pire. Il ne faudra pas jouer les vierges effarouchées s’il y a des blessés ou même des morts lors d’altercations ou de destruction d’installations chez les chasseurs, agriculteurs et ruraux amoureux du mode de vie choisi. Madame la députée sera telle au chevet des victimes, sera telle poursuivie pour ses propos ?
Madame la députée , vous nous apprenez rien , c est une des occupations de la grande famille.
Il faut l avouer, c est quand même beau .