Augustin Augier : un écolo repenti chargé de planifier la transition ?

Chasse Actu
date 09 juillet 2025
author Richard sur Terre

Ancien cadre des Verts et proche de Bayrou, Augustin Augier est nommé secrétaire général à la Planification écologique. Derrière le CV, quel avenir pour la ruralité et les usages de la nature ?

La planification écologique a un nouveau chef d’orchestre. Augustin Augier, 45 ans, vient d’être nommé à la tête du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE). Son profil est à lui seul un résumé des paradoxes de l’écologie politique contemporaine : passé par Europe Écologie – Les Verts, compagnon de route de François Bayrou, diplômé d’une école de commerce, et vétéran du milieu humanitaire. Un écolo centriste, en somme.

On pourrait y voir un signe d’apaisement. Enfin un écologiste qui connaît autre chose que les injonctions dogmatiques de la militance urbaine. Mais l’optimisme est fragile.

Un changement de casting, pas forcément d’orientation

Créé en 2022, le SGPE était jusqu’ici dirigé par Antoine Pellion, un technicien discret. Le gouvernement souhaite donner à cette institution plus de poids politique. Augustin Augier est censé incarner ce virage, faire le lien entre l’administration et les territoires.

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Mais quelles seront ses priorités ? La planification écologique reste pour l’instant le cheval de Troie d’une écologie de bureau : réduction imposée des usages agricoles, restrictions de mobilité en zone rurale, lutte contre la chasse au nom d’indicateurs purement comptables.
Changer l’homme à la tête de la machine ne suffit pas si la feuille de route reste la même.

Ruralité, nature : oubliées dans les tuyaux parisiens ?

Depuis des années, la politique environnementale française est dictée par des cercles éloignés du terrain. On planifie depuis Paris, on réglemente à Bruxelles, on surveille à l’ONU. Mais dans nos campagnes, qui écoute encore les acteurs locaux ?
Les éleveurs, les chasseurs, les forestiers, les pêcheurs… Tous ceux qui, chaque jour, gèrent réellement les milieux naturels, restent les grands absents de cette vision désincarnée de la nature.

La question est donc simple : Augustin Augier écoutera-t-il ces voix ? Ou poursuivra-t-il, comme tant d’autres avant lui, la sanctuarisation hors-sol des territoires vivants ?

De la parole aux actes ?

Les premiers discours se veulent rassurants : il parle de « coordination », de « mobilisation des territoires », de « planification concrète ». Très bien. Mais la France rurale attend des preuves.
Car pendant que l’État annonce sa transition, les chasseurs chassent, les éleveurs protègent leurs troupeaux, et les ruralités françaises vivent avec leur environnement, sans attendre le prochain plan quinquennal.

Une nomination sous surveillance

À Chasses éternelles, nous jugerons sur pièces. Si Augustin Augier ouvre enfin la porte à une écologie pragmatique, qui s’appuie sur les hommes et les femmes du terrain, nous serons les premiers à le saluer. Mais si sa nomination n’est qu’un replâtrage politique pour mieux imposer des décisions hors-sol, alors il trouvera face à lui les défenseurs d’une écologie vivante, populaire et enracinée, bien différente des PowerPoint ministériels.

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4 Commentaires :
  1. Billabong
    09/07/25

    Ces écolos, ils se font virer aux élections par la grande porte et ils rentrent par la fenêtre au grès des nominations 😐

  2. serge
    09/07/25

    Je croyais qu’il y aurait un coup de balais dans les agences de l’état, c’est ce qui a été annoncé dans le poste la semaine dernière. Et là, , surprise , ou pas, le fils d’une copine du premier ministre est nommé à la tête d’un truc créé en 2022 et dont personne ne sait vraiment quel machin va faire ce truc. Je sais où commencer pour trouver 40 milliards.

  3. Jean 2
    09/07/25

    Bonjour,je l’ai déjà dis! Le « vert » est dans la pomme depuis le début, et nous coûte cher.

  4. Jean 2
    09/07/25

    Nous sommes un pays de vieux, Il nous faut plutôt une « planification et aide à la natalité »virer toutes ces agences et organismes qui ne servent à rien et coûtes cher!’sinon nous n’aurons plus le choix :ouvrir en grand les frontières pour payer les retraites, et produire pour faire vivre notre pays.

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