Le parti animaliste espagnol PACMA dénonce la participation d’enfants à une démonstration de chiens de chasse, organisée dans une commune pourtant labellisée « Ville amie des enfants ».
El sector cinegético se ‘retrata’: Pacma denuncia el uso de menores para promocionar la caza en Cazalla (Sevilla)https://t.co/DQji9Xyvwj
— Julio Martínez García (@MHistorico) July 30, 2025
Une démonstration cynégétique dans le viseur
À Cazalla de la Sierra, en Andalousie, une démonstration de rehalas — ces meutes de chiens utilisées dans la chasse aux grands gibiers — a été organisée récemment dans le cadre d’une fête locale. PACMA, le Parti animaliste espagnol, s’est empressé de dénoncer un « usage des mineurs pour promouvoir la chasse », en raison de la présence d’enfants sur les affiches et photos de l’événement.
Le parti estime que cette mise en scène est contraire aux engagements moraux d’une commune qui se revendique « Ville amie de l’enfance », un label décerné par l’UNICEF. Il a saisi l’organisation pour qu’elle réévalue l’attribution du titre à la ville de Cazalla.
La chasse, un crime moral ?
Dans son communiqué, PACMA affirme que faire participer des enfants à ce type d’activités revient à les exposer à « la violence contre les animaux » et à « normaliser l’utilisation des animaux comme des objets au service des humains ». Une vision qui repose sur une lecture militante du monde vivant, où toute interaction humaine avec les animaux est suspecte — à commencer par la chasse, systématiquement assimilée à une cruauté gratuite.
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Cette indignation fait fi d’une réalité culturelle, sociale et territoriale : dans de nombreuses régions rurales d’Espagne comme de France, la chasse n’est pas un loisir importé mais une tradition enracinée, souvent familiale, où les enfants sont naturellement associés, comme ils le sont à la vendange, au pastoralisme ou à la cuisine du cochon.
Un procès en sorcellerie
Faut-il voir dans cette dénonciation une volonté sincère de défendre les droits de l’enfant ? Ou plutôt une nouvelle tentative, opportuniste, d’attaquer la chasse par tous les biais disponibles — y compris l’instrumentalisation des symboles de protection de l’enfance ? La question mérite d’être posée.
Car au fond, ce que PACMA reproche à Cazalla de la Sierra, ce n’est pas une infraction à une règle légale — rien n’interdit aux enfants d’assister à une démonstration de chiens de chasse — mais une faute morale au regard de ses propres dogmes idéologiques.
Une autre lecture de l’éducation
Si l’on pousse la logique de PACMA à son terme, il faudrait interdire aux enfants de monter à cheval ou d’aller à la pêche. En clair : les couper de tout ce qui fonde la culture rurale traditionnelle. Ce n’est plus une critique : c’est une stratégie de désintégration culturelle.
En prétendant « protéger » les enfants, certains militants cherchent en réalité à fabriquer un individu déterritorialisé, coupé du réel, rééduqué à l’aune d’un modèle désincarné. Une enfance sous cloche.
Il est temps de se demander ce que cache cette obsession à vouloir expurger les campagnes de tout ce qui fait leur âme : chasse, élevage, transmission. Derrière le vernis humaniste, c’est une entreprise de désenracinement qui se joue. Et les enfants ne sont pas les victimes de la chasse… mais bien des militants.
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Les anti tout espagnols ont autant de culot que les nôtres
Mettre l’animal au service de l’homme.. Dans la bible il est écrit que les animaux serviront l’Homme et ça ne date pas d’hier, l’idée n’est pas nouvelle. Les animaux servent les Hommes qui les mangent et cela depuis que l’Homme chasse et là aussi ça ne date pas d’hier. Les camarades espagnoles sont un peu comme nos camarades français plus dans le symbole ou plutôt leur symbole que dans la vie la vraie celle qui nous est servie chaque jour. La vérité est encore battue en brèche devant l’idéologie rêvée.