LFI et les Verts veulent interdire les « combats de vaches » 

Antispécisme
date 01 août 2025
author Richard sur Terre

Sous prétexte de défendre le bien-être animal, des députés LFI et EELV veulent interdire les combats de vaches d’Hérens. Une nouvelle offensive idéologique contre une tradition vivante, enracinée, et coupable d’échapper à leur vision du monde.

Encore une tradition locale clouée au pilori par des députés hors-sol. Cette fois, ce sont les combats de vaches d’Hérens, appelés aussi batailles de reines, qui se retrouvent dans le viseur d’une proposition de loi soutenue par des élus LFI, écolos et Renaissance. Leur objectif : les interdire purement et simplement. Motif invoqué : « pratique cruelle ». Et comme toujours, aucun d’eux n’a pris la peine de comprendre de quoi il s’agit vraiment.

Non, on ne fait pas s’affronter les vaches comme des chiens de combat

Dans l’esprit de ces députés, et de ceux qui les relaient, on imagine une arène, des cris, des paris, des blessures, du sang. C’est faux. Tout simplement faux.

La vache d’Hérens est une race ancienne, sélectionnée depuis des siècles pour sa hiérarchie naturelle. Elle établit l’ordre dans le troupeau par des poussées de tête, parfois de manière spectaculaire, mais jamais sanguinaire. Dans les combats, les cornes sont usinées, les bêtes sont surveillées par des vétérinaires, et le moindre risque conduit à l’arrêt immédiat du duel. Aucun aiguillon, aucune mise en condition, aucun dressage. Pas de paris non plus. Et bien souvent, ce sont les vaches elles-mêmes qui refusent l’affrontement — et repartent tranquillement brouter.

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Ce qu’on appelle « combat », c’est une interaction naturelle encadrée, mise en scène dans une fête populaire. Ce que veulent interdire ces députés, ce n’est pas la violence — c’est la culture.

Ils veulent déconstruire, pas protéger

Il y a dans cette croisade un air bien connu : celui d’un pouvoir central qui prétend protéger, mais qui entend surtout faire taire. Sous couvert de morale animale, on délégitime une pratique montagnarde, on stigmatise les éleveurs, et surtout, on donne des gages à une idéologie urbaine et militante qui hait les traditions dès qu’elles impliquent des animaux.

La réalité la voici : la vache de combat vit dehors. Longtemps. Choyée. Nourrie. Observée. Et lorsqu’elle est « championne », elle fait la fierté de l’éleveur (et sa renommée) : elle devient une reine. Littéralement.

Une France rurale qu’on étouffe, un monde vivant qu’on anesthésie

La logique de ces attaques est toujours la même : couper le lien entre les gens et leur terre. Interdire les chasses locales, les fêtes villageoises, les rituels agraires, les transmissions populaires. On vide le territoire de son sens, on le remplit de normes. Et ensuite, on s’étonne que la jeunesse fuie les vallées et que les savoir-faire disparaissent.

Ce n’est pas un débat sur le bien-être animal, c’est une guerre culturelle

Les batailles de reines, ce ne sont pas des combats. Ce sont des rituels vivants, une façon de dire que l’on appartient à une terre, à un troupeau, à une histoire. Les interdire, c’est dire à tout un peuple : ce que vous êtes n’est plus acceptable.

Alors non, cette proposition de loi n’est pas anodine. Elle est le symptôme d’une société qui ne supporte plus ce qui lui échappe, d’un pays où l’on préfère caricaturer que comprendre, interdire que réguler, déraciner que transmettre.

Le mépris en héritage

Et si on laissait enfin les gens vivre ? Si, pour une fois, on écoutait les éleveurs au lieu de céder aux injonctions des militants hors-sol ? Les vaches d’Hérens n’ont pas demandé à devenir les icônes sacrifiées d’un combat idéologique. Elles vivent, elles se jaugent, elles se toisent — comme elles l’ont toujours fait.

Ce n’est pas cruel. C’est naturel. Et c’est nous, peut-être, qui avons oublié ce que ce mot veut dire.

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7 Commentaires :
  1. Fram
    01/08/25

    Bonjour Richard
    Je partage cet étonnement. C’est juste une guerre contre une culture qui lie les hommes et animaux en tant qu’êtres vivants.
    Et quand je lis, je ne peux penser que ce que vivent culturellement nos Outres Mer, avec les Cok a Pitt, les boeufs tirants etc… Qu’EELV viennent à les interdire !
    Ancrés dans la culture humaine, enraciné dans le sol de nos ancêtres, quel combats mènent ces pitres d’EELV sinon contre l’Homme ?
    J’en pleure…
    Francis

  2. Eléonore
    01/08/25

    Il faut savoir que cette pratique est née en Suisse au début du XXe siècle et a été importée dans les Alpes françaises il y a moins de trente ans. Il ne s’agit donc pas d’une pratique qu’on pourrait qualifier de « traditionnelle », elle est très récente.

    Ces combats n’ont rien de naturel puisqu’ils sont provoqués dans le seul objectif de divertir les spectateurs et que tout est fait pour déclencher le combat.

    De plus, tous les combats d’animaux sont par nature violents, même quand il n’y a pas de mise à mort. Les animaux peuvent se blesser et blesser des spectateurs.

    Enfin, du point de vue légal, Les combats provoqués d’animaux sont considérés comme de la maltraitance animale au sens de l’article 521‑1 du code pénal. Les batailles de vaches ne perdurent qu’en raison de l’absence d’interdiction légale expresse. La proposition de loi ne fait donc que remédier à cette anomalie.

    1. Billabong
      01/08/25

      avant de faire chier les autres et jouer les donneurs de leçon commencez donc par apprendre à vivre et occupez vous de votre cul, la plupart d’entre vous sont à peine capable de gérer leur propre quotidien !

    2. Richard
      01/08/25

      Eléonore,une fois de plus vous racontez n importe quoi.ces combats ont toujours eu lieu dans ces vallées(suisse et française)a l état naturel,dus à cette race pour établir une hiérarchie entre elle.c est depuis 1922 que des éleveurs en ont organisé en mettant des vaches d Hérens en présence ,sans aucune excitation, qui ne font que suivre leur instinct., comme tout les animaux vivants en Compagnie,ils établissent une hiérarchie parfois beaucoup plus violemment. oui la nature c est pas le monde de Walt Disney.

    3. Alain28
      01/08/25

      Juste une question : si cette pratique est si récente en France voire en Suisse, comment se fait-il qu’on la retrouve décrite dans les livres de Frison-Roche nous contant la vie dans les vallées des Hautes Alpes au début du 20e siècle ?

  3. Jojo
    02/08/25

    Tout contrôler, interdire ce qui ne nous plaît pas,…
    Tonton Adolph a commencé comme ça aussi

  4. serge
    04/08/25

    En automne, le brame est également un combat en plus d’être une mélodie. Je vais demander aux cerfs du massif de ne plus s’affronter. Mais les belles biches vont être devant un dilemme, qui va remporter les faveurs des belles ?

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