Des vignerons excédés par les sangliers ? N’ont-ils donc rien compris à la solidarité interespèces ? Après tout, les raisins ne leur appartiennent pas vraiment…
"C’est un désastre, il y a des vignes qui ne seront pas vendangées" : Les sangliers dans le viseur des vignerons de l’Agly https://t.co/mXjOQ46Zpn via @lindependant
— L'Indépendant (@lindependant) August 1, 2025
Il faut bien le dire : les sangliers ont faim. Et soif, sans doute. Alors quand une vigne chargée de grappes juteuses s’étale devant eux, que peuvent-ils faire, les pauvres bêtes ? Résister ? Renoncer à un repas mûri au soleil des Corbières ? Non, mille fois non ! Et ce ne sont pas les amis de One Voice qui leur jetteraient la pierre. Bien au contraire.
Ce que l’on attend des vignerons, aujourd’hui, ce n’est pas qu’ils se plaignent. C’est qu’ils partagent. Qu’ils renoncent à cette idée désuète de propriété privée des raisins. Qu’ils cessent de penser qu’un an de labeur, d’élagage, de soin et d’arrosage leur confère un quelconque droit sur la récolte.
Les sangliers sont des êtres sensibles. Ils souffrent, ils ressentent, ils aspirent à l’épanouissement gustatif. Et vous voudriez leur interdire l’accès à un muscat bio sous prétexte que c’est votre gagne-pain ? Égoïsme. Spécisme. Individualisme vendangeur.
D’ailleurs, les militants animalistes l’ont compris depuis longtemps : un monde meilleur est un monde sans battues. Les battues sont une barbarie. Et les vendanges une oppression saisonnière.
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Peut-être faudrait-il aller plus loin. Pourquoi ne pas réserver une parcelle sur chaque domaine viticole à la libre consommation des animaux sauvages ? Un hectare pour l’homme, un hectare pour le sanglier.
Et puis entre nous, le vin, est-ce bien nécessaire ? Ne serait-il pas temps de repenser notre rapport au plaisir, à la convivialité, à l’apéritif entre amis ? Un bon verre de silence tiède, entre deux bouchées plant-based, ce n’est pas mal non plus.
Non, vraiment, la seule réponse digne à apporter à l’invasion des sangliers, c’est la générosité. Offrir. Céder. Se coucher. Et surtout, ne rien dire.
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Que dire si ce n’est qu’on a touché le fond , ils sont indécrottables .
Je pense plutôt que l’on n’a pas touché le fond avec ces individus, car ils n’ont pas de limite. C’est l’infini, comme l’espace.
Einstein n’en était pas sûr ! Pour lui, la bêtise humaine est infinie. Il n’en était pas certain pour l’univers.
Peut-être que des pancartes vers les parcelles en libre service pourraient suffire encore, faudrait il que les sangliers apprennent à lire, voilà un autre combat…
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