À Mézières-Écluzelles, une oie bernache blessée depuis des semaines déclenche une passe d’armes entre Aymeric Caron et des associations de protection animale.
Depuis plusieurs semaines, une oie Bernache du Canada évolue, flanc traversé par une flèche, sur le plan d’eau de Mézières-Écluzelles, en Eure-et-Loir. L’image choque promeneurs et riverains, qui multiplient les signalements. Mais personne n’intervient.
C’est cette inaction qui a poussé le député insoumis et militant antispéciste Aymeric Caron à interpeller les associations de protection animale. Dans un message publié sur X, il s’étonne que « les associations restent les bras croisés alors qu’un animal souffre », rappelant que « chaque vie compte ».
La sortie n’a pas manqué de faire réagir. Car si la détresse de l’oiseau est incontestable, sa situation juridique complique toute intervention. La Bernache du Canada est classée comme « espèce exotique envahissante », donc chassable toute l’année et, en théorie, à réguler. Sa capture, même pour la soigner, nécessite une dérogation préfectorale.
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C’est ce que rappellent Beauval Nature et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), sollicitées sur place. « Nous ne pouvons intervenir sans autorisation, c’est la loi », expliquent-elles. Une procédure rarement rapide, surtout pour un animal en milieu naturel.
Reste la question de l’origine de la blessure. La flèche, en réalité un carreau d’arbalète, n’a rien à voir avec la chasse légale. L’usage de cette arme est interdit en France pour la chasse comme pour le tir sur animaux. Si l’auteur était identifié, il risquerait jusqu’à trois ans de prison et 3 750 € d’amende.
En toile de fond, cette affaire illustre un malaise récurrent : entre compassion immédiate et contraintes réglementaires, la réponse institutionnelle peine à trouver un équilibre. Les associations marchent sur un fil : agir sans autorisation, c’est enfreindre la loi ; attendre, c’est laisser un animal souffrir.
Pour Aymeric Caron, le message est clair : la réglementation ne doit pas être un prétexte à l’inaction. Pour les associations, la prudence est de mise : elles refusent de s’exposer à des sanctions qui pourraient les fragiliser durablement.
Et pendant que le débat s’enflamme, l’oie, elle, continue de nager, carreau fiché dans le corps, symbole involontaire de la lenteur des procédures.
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CARON est un imbécile 0
Je ne supporte pas ce type , mais là il n’a pas tort , tout au long de l’année des associations soignent et relâchent des renards et autres bestioles nuisibles et dans ce cas qui me parait justifié elles font leurs sucrées … On pourrait au moins la capturée pour l’achever , quel manque de courage !!!
D’autant plus que souvent les écolos ne sont pas frileux quand il s’agit de sortir de la légalité.
Bonsoir, comprenez-vous pourquoi la France est bloquée, c’est un bon exemple !!pour ce cas là, c’est pas rentable !Pas d’argent à ce faire pour les associations.
Les écolos anti tout c’est vraiment le cancer de la France.. il faut achevé cet oie pour arrêter ces souffrances.