L’engrillagement dénature la chasse et abîme la nature. Pourtant, certains médias préfèrent dénoncer les riches plutôt que d’affronter le vrai problème écologique.

Dans ses colonnes du 20 août, Causeur publiait un texte de Dominique Labarrière sur la Sologne et la chasse. L’auteur, Solognot revendiqué, s’indigne contre l’ouvrage de Jean-Baptiste Forray et contre Le Canard enchaîné, accusés d’amalgamer ultra-richesse et perversion cynégétique. Selon lui, le vrai scandale n’est pas la fortune, mais l’engrillagement. Sur ce point, nous le rejoignons. Mais l’article reste au milieu du gué : il s’attarde sur les clichés et les querelles idéologiques, sans jamais s’intéresser au fond du problème.
Le vrai scandale : l’engrillagement
À Chasses éternelles, nous l’avons écrit maintes fois : tirer sur des animaux enfermés derrière des grillages n’est pas de la chasse. Le gibier, par essence, est libre. Enfermez-le, et il cesse de l’être. Mais le scandale de l’engrillagement ne s’arrête pas à une question morale ou de vocabulaire. Ses conséquences sont bien plus larges, et elles touchent directement l’équilibre écologique des territoires.
Les impacts écologiques
L’engrillagement fragmente les habitats et coupe les couloirs écologiques. Il empêche les animaux de circuler librement, les concentre artificiellement sur certains espaces et crée des déséquilibres durables.
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À cela s’ajoute une dimension paysagère et sociale : des kilomètres de grillages enlaidissent les territoires, restreignent l’accès à la nature, et accentuent les tensions avec les riverains.
Pourquoi les chasseurs ont soutenu la loi
Contrairement à la caricature véhiculée par certains médias, les chasseurs ne se sont pas rangés derrière les engrillageurs. Bien au contraire : la Fédération nationale des chasseurs a soutenu la loi visant à limiter ces clôtures, car elles portaient atteinte à l’éthique de la chasse et à l’équilibre écologique. La chasse repose sur la liberté du gibier, pas sur des pratiques artificielles et discréditantes.
L’argent, faux coupable
La fortune, en soi, n’est pas le problème. Des propriétaires très riches respectent parfaitement la nature et refusent tout engrillagement. La facilité cynégétique, elle, traverse toutes les classes sociales. Le vrai danger vient d’ailleurs : des médias qui transforment la critique en règlement de comptes contre « les riches », comme si la chasse se résumait à un loisir de milliardaires capricieux. C’est précisément l’amalgame dont se nourrissent les adversaires de la chasse.
Notre position
À Chasses éternelles, nous sommes clairs. Nous ne défendrons jamais l’engrillagement, que nous considérons comme une perversion de la chasse. Mais nous refusons aussi que cette dérive marginale soit instrumentalisée pour salir toute la chasse. La vraie chasse, celle qui anime des centaines de milliers de passionnés, c’est celle du gibier libre, dans des territoires ouverts, avec ses incertitudes, ses exigences et son respect des équilibres naturels.
Quand l’idéologie remplace l’écologie
C’est ici que l’article de Causeur révèle ses limites : il dénonce les clichés de gauche mais, au lieu de répondre sur le fond, il se contente d’un renvoi idéologique. Or, la vraie question est ailleurs : quels sont les impacts écologiques de l’engrillagement, et comment y mettre fin ? Voilà le cœur du débat, et voilà pourquoi les chasseurs eux-mêmes ont soutenu la loi.
Que les médias préfèrent parler de « riches » plutôt que d’écologie concrète, c’est leur choix. Mais qu’ils ne s’étonnent pas ensuite de nourrir la propagande des anti-chasse, toujours ravis de voir la discussion dériver vers les fantasmes sociaux plutôt que vers la réalité du terrain. La critique facile fait vendre du papier ; l’analyse sérieuse protège les paysages. Entre les deux, il faut choisir.
A voir en vidéo :











Il y a beaucoup à dire sur le grillage qui n’a pas mon respect il y a la même chose à dire sur les faisans lâchés 1 heure avant l’arrivée des premiers « chasseurs ». un coup de balai devant sa porte est nécessaire et distinguons ceux qui partent de bon matin avec le fidèle compagnon et ceux qui viennent « scorer », enfin quoi j’ai payé !