Entre Compiègne et Laigue, un agriculteur multiplie indemnisations et tensions avec les chasseurs. La rédaction de Chasses éternelles a eu vent d’une sale affaire qui fait jaser.

Une exploitation agricole au milieu de la forêt
À la tête d’environ 250 hectares de cultures (pommes de terre, carottes, et cette année salsifis), un agriculteur exploite des terres situées en plein cœur de 18.000 hectares de forêts. Membre de la commission d’attribution des plans de chasse et actionnaire dans deux chasses voisines, il bénéficie d’une position singulière à l’interface entre agriculture et chasse.
Des indemnisations record malgré l’absence de clôtures
Il aurait perçu, il y a deux ans, plus de 70.000 euros pour une seule parcelle de pommes de terre non protégée contre le gibier. L’an dernier, malgré un mois de retard dans la mise en place de protections, les pertes auraient atteint 10.000 euros, largement concentrés sur cette période. Cette année, il a choisi de planter des salsifis, dont la récolte hivernale est particulièrement vulnérable à la faune.
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Des relations tendues avec les chasseurs
Les témoignages locaux décrivent un climat conflictuel. L’exploitant se montrerait régulièrement virulent à l’égard des chasseurs et de la fédération, qu’il tiendrait pour responsables des dégâts. Une posture qui choque, alors même que ses champs se situent à moins de 500 mètres des forêts gérées par ces mêmes chasseurs.
Une sale affaire qui circule
La rédaction de Chasses éternelles a eu vent d’une affaire embarrassante qui alimente les conversations de village : l’Office français de la biodiversité mènerait une enquête depuis plus de deux ans. L’agriculteur aurait été surpris cet été après avoir abattu une biche en bordure de champ, et certains évoqueraient des aveux concernant d’autres cervidés ou sangliers. Des rumeurs font état d’une saisie d’armes et même de trophées identifiés par des photographes. Rien n’a toutefois été officiellement confirmé à ce jour.
Le fond du problème
Derrière les tensions et les rumeurs, une réalité demeure : l’équilibre entre agriculture et chasse repose sur la responsabilité partagée. Refuser d’installer des clôtures, tout en demandant aux chasseurs d’assumer seuls la facture, alimente une spirale de méfiance et de ressentiment. Dans ce contexte, chaque nouvelle saison de chasse s’ouvre sur un climat plus tendu que le précédent.
A voir en vidéo :











Bonjour, en sommes nous là sur ce cas « vouloir le beurre et l’argent du beurre « ?ou « le cul de la crémière « ?comme dit un oncle de ma femme, lui même agriculteur……….il y a des malins…………..,(.tiens les patates se vendent moins bien dans certains endroits,il y en a trop !!)certains vont les laisser en terre sans récoltes………..
Peut être un peu facile comme accusation. Le surnombre de sanglier est bien la cause de l’explosion du nombre de dégâts, la solution pour tout le monde serait peut être de réduire drastiquement son nombre afin de voir les dégâts disparaître. Concernant les prélèvements de cet agriculteur n’est ce pas là un service d’utilité publique rendu à tout le monde ?
Bien dit, pour une fois que quelqu’un met quelque chose d’intelligent.
Le tir d’une biche est soumis au plan de chasse et interdit en été: il s’agit donc d’un acte de braconnage verbalisable
je suis d’accord,
Plan de chasse.
Braconnage !
Je tiens à exprimer ma surprise au sujet de cet article qui sur un thème important, les difficultés de gestion et de relations cynégétique, s’engouffre dans le colportage de rumeurs. Que l’on revienne sur ce sujet à l’avenir quand il y aura des certitudes mais pour le moment ce ragottage n’a pas à être diffusé. D’autant plus que la lutte contre les on-dit est un cheval de bataille du directeur de publication.
Pour ne pas » exaspérér » les chasseurs ,il faudrait peut-être demander aux agriculteurs de cultiver leurs champs ….en ville !!( et demander par la même occasion aux promeneurs et vétetistes de faire de même !) ???
Tomeno,peso,comme beaucoup d entre nous,je consacre plusieurs matinées , bénévolement pour aider l agriculteur a côté de chez moi et vous a part raconter des âneries que faites vous.
pour les agriculteurs il faudrait poser des clotures les entretenir passer des heures et des heures dans leur champs et en plus payer les degats , nous les chasseurs nous somme des vache a lait , on nous demande de chasser 24h sur 24 bientot.
Rumeur M Kirkhamm, concernant peut être les faits de braconnage. Mais concernant les dégâts causés par le gibier, c’est factuel. 70000 euros ce n’est pas une rumeur, la vache à lait est bien grasse, pourquoi ne pas en profiter. Par ailleurs, l’intéressé ne fait même pas d’efforts pour protéger ses cultures, la Fédération des chasseurs a des actions pour l’y aider. Là, il y a une piste a éclairer, pourquoi la Fédération paye sans contester le bien fondé de la demande en justice à partir du moment où l’intéressé ne fait rien pour lutter contre les dégâts ? Surprenant, non?
Merci de réagir à mon message et c’était bien l’objet de cette intervention. La situation est édifiante en terme de gestion des parcelles et de traitement des dédommagements aux dégâts. Je trouve dommageable que l’article quitte rapidement ce thème pour s’étaler fortement sur ces histoires de braconnage dignes d’un jour un chasseur.
Nous pourrons peut être relire les faits sur ce site quand ils seront établis et il y aura alors des messages et enseignements à en tirer. Pour le moment, celà n’est que du commérage de village et n’apporte rien à l’analyse de la situation.
Ca pue le détournement de fonds cette histoire non ?
Suppression des sangliers = suppression des dégâts = problème réglé !
et la fête sera plus belle lors du prélèvement exceptionnel d’un sanglier que lorsque l’on en fais 30…
(je suis agriculteur et chasseur)
Absolument d’accord Titi. J’ai commencé à chasser le sanglier dans les Ardennes dans les années 1980. C’était alors un animal mythique, il faisait monter l’adrénaline au maximum. Maintenant, ça devient vraiment une corvée de le chasser, la fête est bien triste.
Bonjour Richard, paysan et agriculteur, je peux témoigner de l’immense boulot que nous donne le devoir de clôturer.Il faudrait juste s’imaginer clé nombre de kilomètres de clôtures pour protéger pois, tournesol etc… L’année où j’ai eu les plus gros dégâts j’avais semé 30ha de pois protéagineux et 15ha de tournesols. ( Tu calcules le périmètre et tu vois…). Un boulot supplémentaire dont on se passerait bien volontiers d’autant plus que si ta clôture n’est pas « puissante » (même en multipliant les batteries avec panneaux solaires qu’il faut là encore sécuriser contre le vol,…mais passons); et bien les sangliers l’enfoncement et se régalent….et si jamais tu as fais l’erreur de te faire aider par la fédé, alors pour te faire indemniser… c’est le parcours du combattant et, je suis gentil…car la première réponse à ta demande est….que tu t’es mal demm….! Et de surcroît, on ne peut pas être au boulot sur ses terres, à l’entretien quotidien des clôtures et… à la chasse …ce gus est peut-être un tricheur…mais mézigue aussi cultive à côté de bois alors on fait quoi? …..
Il arrive un moment où les dégâts il y en a marre.
Chez moi j’ai 70-80 cervidés qui sortent et qui mangent leur poids tous les jours.
J’ai autre chose à faire que de poser les clôtures que les chasseurs devraient poser pour éviter les animaux de sortir des bois.
Ou alors l’exploitant tire sans ramasser.
Quand il y a des problèmes de dégâts de gibier c’est parce qu’il sont trop nombreux et souvent cela s explique par la proximité de grosses chasses a fric les sangliers y sont grassement nourri et ce reproduise plus vite
J’ ai eu le cas près de chez moi
Beaucoup de dégâts certains chasseurs qui ne veulent pas aider pour les clôtures etc
En plus nous sommes à cheval sur deux départements les cochons du 10 font les dégâts dans le 52 du coup c’est les chasseurs du 52 qui ce retrouve avec des bagues 4 fois plus cher que leurs voisins
Cette année il y a beaucoup moins de dégâts certainement suite a de très gros prélèvements et un agrenage très réduit il faut revenir à une gestion plus raisonnable du gibier
Dans le département 63 un agriculteur qui exploite moins de 150 ha d’une seul tenant a interdiction de chasser le moindre sanglier. Il n’aura pas de plan de chasse et ne sera pas indemnisé si dégâts… Le seuil à atteindre étant 150 ha il a l’obligation de trouver des ha supplémentaires pour chasser ou céder sa chasse… Y a t’il d’autres départements similaires en France ???
Etant un local des lieux, je peux vous certifier que ce n’est pas une rumeur, mais un authentique acte de braconnage relevé par les agents de l’OFB, et de plus en flagrant délit. L’auteur des faits est également président du GIC local petit gibier (lièvre et faisan). Je suis curieux de voir comment va réagir la FDC concernée.
Bonjour à tous , imaginons que demain plus de chasseurs , qui va indemnisés et pourquoi accusé t’on les chasseurs d’être responsable des dégâts , se ne pas eux qui incite le gibier à aller détruire les cultures je crois par contre heureusement qu’il y en ai encore pour réguler mais se n’est pas normal qu’ils assument seul la facture faramineuse des dégâts .