L’obsession anti-chasse conduit certains militants à déformer la réalité : un tir de défense contre un loup devient soudain, dans leur récit puéril, un acte de chasse. La bêtise animaliste est décidément notre plus grande chance.
Chasse : La France donne plus de souplesse aux éleveurs pour tuer les loups. L’État a annoncé mardi qu’il va permettre en 2026 aux éleveurs de tuer des loups sans son autorisation préalable, obligatoire jusqu’alors, mais toujours uniquement en cas d’attaque de leurs troupeaux. pic.twitter.com/dNE5cySNT2
— Au coeur des animaux (@AuCoeurAnimaux) September 25, 2025
La séquence est édifiante. L’État annonce un assouplissement pour les éleveurs confrontés aux attaques de loups : à partir de 2026, ils pourraient abattre un animal sans passer par une autorisation préalable, uniquement en cas d’attaque sur leur troupeau. Rien à voir avec la chasse : il s’agit d’un tir de défense, limité, encadré, et motivé par la protection des bêtes domestiques.
Mais il n’aura pas fallu longtemps pour que l’obsession anti-chasse s’invite dans le débat. Ainsi, une publication militante résume l’annonce sous un mot unique : « chasse ». Comme si défendre des brebis égorgées en pleine nuit équivalait à courir les bois fusil à l’épaule, gibecière au dos et chien au pied. Comme si tout usage d’une arme se confondait en une seule pratique honnie : la chasse.
C’est là le cœur du problème. Cette assimilation n’a rien d’innocent. Elle repose sur une stratégie (inconsciente on le suppose) : salir la chasse en l’associant à tout ce qui, de près ou de loin, concerne le tir d’un animal. Tir de défense ? Chasse. Tir d’effarouchement ? Chasse. Intervention d’un lieutenant de louvèterie sur ordre préfectoral ? Chasse encore.
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Or, il y a une différence essentielle. La chasse est une activité régulée, saisonnière, organisée autour de règles, de quotas et d’espèces définies. Le tir de défense, lui, n’est ni un loisir ni une passion : c’est un recours ultime pour protéger un troupeau d’une attaque en cours. Mélanger les deux, c’est mentir sciemment (ou pire, ne rien comprendre).
Pourquoi ce mensonge répété ? Parce que le loup, pour ces militants, est l’arme parfaite : il incarne la nature idéalisée, l’animal-totem à opposer au « chasseur barbare ». Mais derrière cette image se cache une réalité moins poétique : des éleveurs ruinés, des bêtes mutilées, des nuits sans sommeil passées à surveiller des présences de plus en plus proches des villages.
En niant cette réalité, et en plaquant leur obsession sur chaque fait divers, les militants animalistes ne défendent pas le loup : ils instrumentalisent sa figure pour nourrir leur croisade contre la chasse. Au risque de caricaturer, de tromper et d’appauvrir le débat public.
Le jour où on parlera de protection des troupeaux sans que surgisse le mot « chasse », peut-être aura-t-on enfin droit à une discussion honnête. En attendant, les éleveurs, eux, continueront de veiller – pendant que d’autres, bien au chaud derrière un écran, transformeront chaque balle tirée en une « chasse » imaginaire.
A voir en vidéo :













On ne transformera jamais une mule en cheval de course.
Le jour où la gauche aura du bon sens, on sera sauvé. Vu qu’ils s’enferment tous dans une doxa gauchiste farcie de fake news et de préjugés, il ne reste que nos votes pour faire la différence.