ASPAS : opposée par principe

Anti-chasse
date 23 juin 2026
author Léa Massey

L’État autorise les éleveurs et louvetiers formés à effaroucher l’ours avec des munitions non létales, en complément de l’OFB. L’ASPAS s’y oppose déjà, jugeant même un pétard inacceptable face au prédateur.

👉 Rendez-vous sur bit.ly/effarouchement-ours pour trouver le lien participation à la consultation publique et lire les arguments complets de l'ASPAS contre ce projet. Merci pour votre mobilisation ! 🙏 #JaimeLesOurs #Cohabitation

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— ASPAS (@aspasnature.bsky.social) 10 juin 2026 à 11:17

Le dispositif ne prévoit rien de létal. Munitions caoutchouc ou grenaille métallique, objectif : faire fuir l’animal sans le blesser. La mesure est même présentée comme une charge supplémentaire pour les éleveurs : Franck Watts de la Fédération ovine de l’Ariège juge que l’effarouchement des ours devrait rester à la charge de l’État, dénonçant une responsabilité que l’administration fait peser sur des bergers déjà mobilisés à plein temps contre la prédation. 

Cela n’empêche pas l’ASPAS de monter au créneau. L’association avance qu’un ours approchant un troupeau n’a pas forcément des intentions de prédation et qu’il ne faudrait donc pas l’effaroucher, et s’inquiète du risque de séparation entre une ourse et ses oursons lors des effarouchements renforcés (alors même que le bilan officiel des 59 tirs réalisés entre 2019 et 2025 fait état d’un nombre très faible de femelles suitées concernées).

A lire aussi : ASPAS : «Un brocard tombé, c’est un faon orphelin.»

L’argument se résume ainsi : un pétard ou un coup de grenaille de caoutchouc, tiré pour éloigner un plantigrade d’un troupeau de brebis, constituerait une atteinte inacceptable à la tranquillité de l’animal. Pendant ce temps, les bergers eux continuent de compter leurs bêtes éventrées au matin, sans disposer du moindre moyen de dissuasion homologué pour le faire eux-mêmes.

Toute mesure, même la plus minimale, devient un « premier pas » vers une régression dénoncée par anticipation. La cohabitation « sereine et apaisée » qu’elle appelle de ses vœux ne semble compatible qu’avec une totale impuissance de l’éleveur.

Consultation publique ouverte jusqu’au 29 juin.


A voir en vidéo :

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9 Commentaires :
  1. AJH
    23/06/26

    Le raisonnement de ces militants obtus est complètement idiot . Pour la sécurité et la tranquillité des humains et de leurs troupeaux mais aussi paradoxalement des Ours réapprendre la peur de l’humain. La sécurité de l’Ours car quand (et on en est pas loin ) la cohabitation ne sera plus tenable seule les solutions radicales seront acceptées. Malheureusement j’ai peur que la solution radicale qui risque de plaire aux défenseurs de l’ours soit l’effacement des hommes pour laisser la place à l’Ours. Si cela devrait être nos belles Pyrénées en serait complètement défigurée s . Imaginez ces montagnes sans leurs prairies résultantes de siècles de pâturages qui seraient remplacées par de la friche . Évidemment le charme serait différent. En plus dans le monde vers lequel nous allons les zones où paturent brebis et vaches sont autant de pare feux naturels.

  2. bristord
    23/06/26

    Merci l’ASPAS d’avoir mis le lien dans votre publication, j’ai pû mettre un commentaire favorable 😁😁

  3. Robert Lombardi
    23/06/26

    Merci j’ai pû mettre un commentaire favorable !

  4. gilbert
    23/06/26

    Le jour où un enfant en promenade avec ses parents dans une zone de montagne se fera attaquer par un ours, verrons l’ASPAS tenir la main des parents et réciter une fable à la faveur de ce gros nounours. Il n’est pas question de tuer l’animal mais de protéger l’Homme…

  5. Alain28
    23/06/26

    L’effarouchement, c’est le comportement de base utilisé au Spitzberg face aux ours blancs, obligatoire avant un tir réel. Ça ne les « traumatise » absolument pas et évite bien des drames.

    1. walther
      29/06/26

      J’ai eu aussi la chance de les voir de près au Svalbard c’est impressionnant

  6. Jean 1
    23/06/26

    Ces ong,qui devaient dénoncer certains abus,n ont aucune logique,font du business dont certains en vivent très bien,placent l animal au dessus de l humain,en ont rien à foutre des agriculteurs, éleveurs, sylviculteurs, pisciculteurs,ect.

  7. Drago
    23/06/26

    Ne partez pas en rando sans avoir avec vous minimum deux sympathisants de l ASPA , un devant et un derrière, en cas de rencontre avec nounours, ils sont les seuls à vous garantir une sécurité sans faille .

    1. Marc
      23/06/26

      Et choisissez-les moins performants que vous à la course !

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