Face à la prédation et aux dégâts de gibier, un partenariat local permet à des agriculteurs d’accéder gratuitement au permis de chasser. Une initiative pragmatique.

Dans un contexte de tensions croissantes autour des dégâts dus à la faune sauvage, une initiative locale rapportée par Le Petit Bleu vient rappeler que sur le terrain, agriculteurs et chasseurs ont tout intérêt à travailler de concert.
Grâce à un partenariat entre le monde agricole et les structures cynégétiques, des exploitants peuvent désormais accéder gratuitement au permis de chasser. L’objectif est clair et assumé : permettre à ceux qui subissent directement les dégâts de la faune sauvage de mieux comprendre les équilibres cynégétiques, et, le cas échéant, de participer eux-mêmes à la régulation.
Une mesure de bon sens
Passer le permis de chasser, ce n’est pas juste « prendre un fusil ». C’est suivre une formation exigeante, encadrée, portant sur la sécurité, la réglementation, la connaissance des espèces, la gestion des populations et le respect des milieux.
Permettre aux agriculteurs d’y accéder gratuitement, c’est reconnaître leur rôle central dans la gestion des territoires ruraux. Ce sont eux qui vivent au quotidien avec les conséquences concrètes de la surpopulation des ongulés.
Dans bien des cas, ces dégâts sont ensuite indemnisés… par les chasseurs eux-mêmes, via leurs fédérations.
Une alliance naturelle entre deux mondes que tout rapproche
Contrairement à une vision artificiellement conflictuelle, chasseurs et agriculteurs partagent une même lecture du réel : celle du terrain, du temps long, des saisons, des équilibres fragiles. L’un gère les cultures, l’autre la faune, mais tous deux savent que l’inaction n’est jamais neutre.
A lire aussi : Permis de chasser gratuit : la Corrèze mise sur la jeunesse
Ce partenariat illustre une dynamique déjà à l’œuvre dans de nombreux territoires, souvent soutenue par la Fédération Nationale des Chasseurs et les fédérations départementales : travailler ensemble plutôt que s’opposer.
Il rappelle aussi une vérité simple : la gestion de la faune sauvage se construit localement, avec ceux qui vivent les conséquences directes des décisions – ou de leur absence.
Quand l’idéologie s’effondre face au terrain
Cette initiative risque, sans surprise, de heurter certains discours militants. Pour une partie du mouvement animaliste, la chasse ne peut être qu’un mal absolu, indépendamment des contextes, des espèces ou des conséquences concrètes.
Mais le réel résiste. Et sur le terrain, la question n’est pas de savoir si la régulation est « morale » dans l’absolu, mais si elle est nécessaire, encadrée et efficace.
Former des agriculteurs à la chasse, c’est justement sortir de la caricature. C’est rappeler que la chasse moderne est un outil de gestion, pas un loisir déconnecté, et encore moins une violence gratuite.
Une piste sérieuse pour l’avenir des territoires ruraux
À l’heure où le nombre de chasseurs diminue, où la pression sur les écosystèmes augmente et où les conflits d’usage se multiplient, ce type de partenariat ouvre une voie intéressante.
Plutôt que d’opposer systématiquement agriculture, écologie et chasse, cette initiative démontre qu’une autre approche est possible : pragmatique, locale, fondée sur la connaissance et non sur l’incantation.
A voir en vidéo :











Bonjour,
Merci pour cet article et surtout pour l’initiative qui est une des solutions qui peuvent nous aider collectivement.
Autrefois les agriculteurs étaient quasiment tous chasseurs dans mes souvenirs (50-60 ans) dans le Vaucluse.
Aujourd’hui un agriculteur-chasseur dans les plaines de la Beauce ? Ça doit être une rare exception.
Il y a du boulot… Mais on est là pour ça.
Thierry
On passe son permis quant on a envie de chasser ! Gratis ou non !
Tu ne passes pas ton permis moto si tu n’aimes pas la moto!
Après que l’on offre la validation annuelle aux jeunes et aux agriculteurs de petites exploitations, je veux bien l’entendre, mais je ne vois en quoi cette action fera bouger les lignes.
Je chasse car j’aime la chasse, je ne chasse pas pour réguler. La régulation est la conséquence. Personne ne m’obligera à chasser le jour où je ne veux pas! (Sauf si mon chien insiste 😉
Bravo Olivier
Je suis dans cette tradition du Sud ,Landes 47 ,ect ,il y a encore 30 ans ,petits gibiers c était super cailles ,lapins,lièvre, autres que j oubliés.
Et puis aujourd hui la famille des jeunes de ton âge ne chasse plus ,pourquoi car tout est battue battue ,battue ,ils ne se reconnaissent dans cette chasse ,même elle n est plus de leur terroir !
C est de ce temps ,et bien chère en équipement !!
Étrangère, chasseurs d ailleurs !!
Regarde bien juste pour u. Ou deux qui organise …
Tous ,encore s ils vous protègent vraiment !!!
Juste se partager un deux trois sangliers ,c est triste ..
Ou est le chasseur ,ou à deux trois et un ou deux chiens…OUI la ,rarement encore oui ..c est beau quand nous en voyions !
Battue ???
Les temps ont changé…
Cette chasse est nécessaire Olivier
Mais dans la gestion ,si cela nest pas régule ,l objectif est de conserver les sangliers ,ELEVAGE ???
Il risque d y avoir plaintes et
Plus ,sans compter ce que vois ignorer ,volontairement ou bien
Manipulés, votre responsabilité sanitaire
Avec nous ,non chasseurs
Vos chiens et tout ce qui nous arrive ..
Bonne chasse Olivier
L avenir est dans vos mains ,pardon fusils
En toutes compassion
Une grand mère
J ai mon permis j ai pris mon adhesion national pour chasser tout gibier au havre et a se jour je sais meme pas ou allez chasser si je peut allez ou je veux aucune information la dessus et quand on me propose une battue faut encore que je paye et je doit etre adherent avec la bonne federation un delire complet
Si j’ai bien compris ce n’est pas la validation annuelle qui est prise en charge, mais uniquement la formation du permis de chasse
Pourquoi pas, mais ça ne baissera pas le montant des dégâts et les agriculteurs qui veulent chasser le font déjà , mais pourquoi pas ?
Déjà pour les agriculteurs à la retraite et aux jeunes
Salut à tous je pense pas que c’est la solution cela va réglé le problème rendre la chasse accessible à tous le monde quand ont voit le prix des actions de chasse ça décourage plus d’ un et la politique dans certaines grandes chasses pour le sanglier ça m’étonne pas qui il y a des problèmes aves la régulation des sangliers et cervidés.
Salut à tous,
pourquoi pas c’est peut-être une solution. Par contre un agriculteur qui retire ses terres pour y interdire la chasse ou se réserver un droit de chasse , j’y suis totalement opposé.
Mon petit ,si la chasse notamment pour les battues seraient en prévenant voisins de la zone ,et pas arriver en conquérant,,,,
Pour beaucoup comment nous respecter si vous n avez de terres !!!
Les battues seraient plus constructives, efficaces
Et dans le sourire et la joie
Prenez vous en photos
Vous lorsque nous arrivons
,prenez pas mal ,pourquoi copier le sanglier agressé comme visage …
Cool
Bon ,mon commentaire ne passera pas …pourquoi nous ici
Prise lors de battue ,oui un gros
Mais la nuit une vingtaine et plus ,super papa ,maman ,
Pourquoi jamais de prises telles marcassin, ou autre .
Il est beau votre conscience ,pour réguler ,et nous vaches tout tuer ,leur petits devant leur mère ,des vaches pleines ,pretes à donner vie ,
Je ne vous entendu réagir…mais n oubliez pas que cela peut être pour vous ,Tuberculose, Grippe porcine et tout ce qui est possible ,arrêtez votre enfumage .
Bon courage
.
Maisw
D accord que les agriculteurs chasse gratuitement
Mais moi je ne payerai pas les dommages dans leurs champs
Le chasseur n’est pas là banque de France
Il faut revoir totalement les regles de chasse devenues totalement obsolètes depuis les années 1970.
Libéraliser totalement les règles de chasse. possibilité de protéger les cultures 365 jours par an, 24h/24, legaliser les tirs de nuit, generaliser le piegeage.
Il faut arrêter de chialer les 2 pieds dans le même sabot sans agir de facon pertinente et efficace
Lexamen du permis, pourquoi pas. Mais validation annuelle et carte, je suis contre. Je connais de nombreux agriculteurs chasseurs qui ont des cartes sur plusieurs chasses. Ils ne chassent pas que chez eux.
Bonne initiative mais je connais trop le monde agricole. Les agriculteurs qui chassent déjà apprécieront la mesure et se feront rembourser leur permis. Je doute qu’il y ait de nouveaux chasseurs et de nouveaux sangliers tués. Pourquoi c’est encore à nous de payer pour les agriculteurs ? Le chasseur non agriculteur que je suis paye déjà très cher en alimentant la caisse des dégâts sanglier (je paye mon permis, des bracelets à 50euros et une taxe à l’hectare)en ne pouvant en tuer 1 tous les 2 ans en moyenne. Je préfère le petit gibier et le sanglier vient nuire au petit gibier. J’entends déjà les agriculteurs hilares dans leur rdv de chasse en semaine se félicitant de ne plus payer leur permis. Ils ne sont pas plus pauvres que nous qui bossons toute la semaine. Chez moi les agriculteurs chassent plusieurs jours par semaine en plus du week-end. Ils sont les seuls à ne pas payer d’action dans mon groupe de chasse sans apporter de terrain ni aucun retour quelqu’il soit.Les pauvres, ils ont tellement de dégâts. Du coup ils sont invités dans toutes les chasses en domaniale. Je proposerai plus de proposer un objectif : 4 sangliers tués : on vous rembourse votre permis. Et ensuite on rembourse les bracelets. On verra si on a du résultat. Et si il n’y a pas de résultat, on n’aura pas fait de mal à la caisse des dégâts. Pour en débattre
Bonjour. Merci pour cet article je trouve l’initiative bonne . Mais si les sessions à l’examen sont comme chez moi dans le doubs , des sessions réservées aux agriculteurs avec des taux de réussite assez extraordinaire , je trouve çà un peu injuste pour les non agricoles .De plus dans mon village 30% des agriculteurs ont passé leur permis , mais aucun n’a validé une action pour la chasse sur l’ACCA .Quand on leur pose la question, ils nous répondent qu’ils n’ont pas le temps et qu’ils ont fait çà pour le loup (belle mentalité !!!).Je chasse avec des agriculteurs qui avaient passé leur permis de chasse à leur frais et par passion il non pas du tout la même mentalité (A les lobis c’est loin d’avoir du bons )
Je retrouve dans tous ces commentaires des réalités, des constatations,des propositions auxquellesj’adhère pleinement .Mettre à plat la réglementation, encourager les jeunes chasseurs( gratuité de l’examen, carte gratuite etc…
Partage des territoires, promouvoir une chasse populaire.
Gratuité de l’examen de chasse, bien sûr.. mais pourquoi pas pour tous? Nous recherchons des chasseurs.
Quant aux dégâts, je suggère une mutualisation des FDC. Si certaines sont face à un problème financier inquiétant, d’autres thésaurisent sur ce problème ( Ex: fdc avec une trésorerie positive de plus de 2 millions d’euros et qui continue à percevoir la CSTD pour financer quoi?)
Bonne semaine à tous