Une vidéo, un « témoignage bouleversant », et aussitôt l’appel à l’interdiction. La REV transforme une décision préfectorale en procès idéologique de la chasse. Aussi attendu que ridicule.
Soyons Anti-Chasse
— yann 🍉🍉🍉 (@yann_davis31713) March 3, 2026
Pour tuer ou blesser un animal , il faut être un pervers
Un peu dégénéré , trouver du plaisir
Pour moi , ce sont des êtres répugnants , les chasseurs !
L’émotion comme carburant politique
Une femme parle. Elle dit sa peur, son dégoût, et son traumatisme. Elle voit des animaux abattus près de chez elle. Elle entend les coups de feu, les chiens, l’agitation. La scène la heurte. Personne n’a à minimiser ce ressenti.
Mais à peine le témoignage diffusé, la machine militante s’emballe. La REV relaie, dramatise, élargit. Ce ne sont plus des battues administratives ordonnées par l’État : ce sont « des chasseurs » qui agressent une population « prise en otage ». Le glissement est immédiat. L’arrêté préfectoral disparaît. Le cadre légal s’évapore. Il ne reste qu’un récit de violence brute.
Ce procédé n’éclaire rien du tout. Mais depuis quand les idéologues éclairent le public ?
La REV ne vous dira pas ça
Une battue administrative n’est pas une chasse improvisée par quelques chasseurs surexcités. C’est une décision de l’autorité publique. Un arrêté motivé, signé par le préfet ou le maire. Un périmètre défini. Une durée fixée. Une espèce ciblée. Un lieutenant de louveterie nommé pour encadrer l’opération. Des règles de sécurité précises.
Pourquoi ces arrêtés existent-ils ? Parce que l’État a des obligations. Protéger les biens, prévenir les accidents, limiter des dégâts agricoles, répondre à des concentrations anormales de faune provoquées parfois par des infrastructures humaines elles-mêmes.
Dans le cas évoqué, il est question d’une autoroute qui concentre les animaux. Fragmentation des territoires, enclavement, modification des déplacements. Les ongulés ne lisent pas les tracts militants. Ils s’adaptent. Les collisions augmentent, les cultures sont retournées, les maires écrivent au préfet. L’administration instruit. Elle tranche.
C’est une gestion.
La violence du réel
Oui, une battue est une mise à mort. Oui, ça peut choquer. Voir un animal abattu n’a rien d’esthétique. Le corps étendu dans un chemin, la benne d’un pick-up, les gilets orange qui se déplacent dans le froid du matin : le réel est rugueux.
Mais ce réel existe indépendamment des caméras et des réseaux sociaux. Il existe quand un agriculteur marche dans une parcelle ravagée au lever du jour. Il existe quand un automobiliste percute un sanglier dans un virage. Il existe quand des riverains signalent des incursions répétées aux abords des lotissements.
L’interdiction comme réflexe pavlovien
À la moindre opération administrative, la REV dégaine la même conclusion : interdir. Tout. Sans nuance. Sans distinction entre chasse encadrée et mesure ponctuelle décidée par arrêté.
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Que propose-t-elle concrètement pour remplacer ces interventions ? Des agents publics armés ? Des entreprises privées mandatées ? Des captures et euthanasies réalisées hors du champ cynégétique ? Non. La REV est antispéciste. Ce qu’elle propose, c’est la « cohabitations harmonieuse ». Chacun se fera son opinion.
La confusion entretenue
En parlant de « minorité instable et incontrôlable », la REV construit un portrait caricatural. Les chasseurs mobilisés dans une battue administrative ne décident pas du lieu ni du moment. Ils interviennent sur réquisition. Ils agissent sous contrôle d’un représentant de l’État. Ils rendent compte.
Assimiler cette chaîne décisionnelle à une violence privée revient à effacer l’État pour mieux diaboliser un groupe social. C’est commode. C’est efficace sur les réseaux. Mais c’est simplement faux. Comme à peu près tout ce qui est produit par un logiciel extrémiste, tenu entre les pognes d’un idéologue vulgaire et caricatural. Aymeric Caron, pour ne pas le nommer.
Dans les campagnes, les décisions se prennent autour d’une table. Un maire fatigué des plaintes. Un exploitant qui chiffre ses pertes. Un technicien qui présente des données. Un préfet qui signe. Cette banalité administrative ne nourrit pas les vidéos virales. Elle explique pourtant l’essentiel.
Le débat ne viendra pas
On peut contester une battue. On peut attaquer un arrêté devant le tribunal administratif. On peut demander une autre stratégie de gestion. Voilà un débat légitime.
Mais transformer chaque opération encadrée en preuve d’une barbarie systémique, puis réclamer « l’abolition générale », relève d’une mécanique militante puérile, pas d’une réflexion sur la gestion des territoires.
Les chasseurs n’ont pas à rougir de rappeler le cadre légal dans lequel ils interviennent. Ils n’ont pas à s’excuser d’exister quand l’État leur demande de contribuer à une mission de régulation.
La REV choisit la dramatisation permanente. Comme sur à peu prêt tous les sujets qui agitent ses petites mains.
La gestion de la faune continuera, avec ou sans hashtags. La question est simple : voulons-nous qu’elle se fasse dans un cadre assumé, contrôlé, démocratiquement débattu, ou dans le déni des réalités de terrain ? L’activisme bas du front vit des émotions qu’il suscite. La responsabilité publique, elle, rend des comptes.
A voir en vidéo :











La battue administrative n’est pas un joyeu bordel, c’est même le contraire. Organisée, dirigée, planifiée, contrôlée est elle sous les ordres du préfet qui par un acte de régulation rééquilibre la présence de l’animal sur un territoire sans cesse attaqué par l’urbanisation.
Et oui nous sommes de plus en plus envahissant et nous réduisons l’espace dédié aux sangliers chevreuils et autres cerfs. Nous sommes chez eux et nous les tuons, ils représentent un danger ma pauv’ dame.
Si le préfet ne fait rien il est redevable des dégâts voire des accidents. Que faut il faire ?
Une promeneuse attaque la fédé, elle a été attaquée par un sanglier. Si elle voit une chasse avec un sanglier mort elle inonde les médiats de sa haine.
Je ne sais quoi dire..