Un amendement porté par le député Eddy Casterman vient d’être adopté à l’Assemblée nationale pour inscrire la production, la transformation et la valorisation du gibier français parmi les projets d’avenir agricoles.
🦌🏆 La filière gibier de France peut enfin être reconnue comme projet d’avenir agricole !
— Eddy Casterman (@EddyCasterman) May 21, 2026
Hier soir à l’Assemblée nationale, mon amendement visant à inclure la production, la transformation et la valorisation du gibier français dans les projets d’avenir agricoles a été adopté à… pic.twitter.com/LyKz7P60B4
Le texte s’inscrit dans l’examen du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, en discussion depuis le 19 mai. Pour Casterman, l’enjeu est d’abord chiffré : les chasseurs prélèvent chaque année près de 880 000 sangliers, 90 000 cerfs et 570 000 chevreuils, autant de viande locale, sauvage et bas carbone qui peine pourtant à trouver preneur sur le marché français. La FNC établit que 51 % de la venaison consommée en France est aujourd’hui importée, principalement d’Europe de l’Est et de Nouvelle-Zélande, où les animaux sont élevés en parc.
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Le député pointe deux leviers : un fléchage des financements européens et nationaux vers la filière, et un chantier de simplification réglementaire. La disparition du service de traitement du gibier de Rungis, il y a une vingtaine d’années, illustre à elle seule le poids des contraintes qui ont progressivement découragé les opérateurs français au profit de l’import.
Pendant que les débats sur la chasse s’enlisent dans la polémique, le terrain législatif, lui, avance. Inscrire la venaison française dans les projets d’avenir agricoles, c’est reconnaître la chasse pour ce qu’elle est : une ressource alimentaire française qui peut participer à notre souveraineté alimentaire.
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