Face aux 28 000 sangliers abattus en Ardèche, Yves Vérilhac (LPO Auvergne-Rhône-Alpes) propose le retour du loup comme alternative à la chasse. Les études disponibles nuancent fortement cette hypothèse.
Dans Le Figaro, Yves Vérilhac appelle au retour des prédateurs naturels comme le loup pour assumer la mission de régulation aujourd’hui confiée aux chasseurs. La déclaration ne précise ni sur quel territoire, ni à quelle échéance, ni à partir de quelle population de loups cette régulation pourrait s’exercer.
L’Ardèche ne compte à ce jour aucune meute reproductrice installée. La préfecture y suit une colonisation au stade des individus et petits groupes sédentarisés, avec pour seul bilan quatorze constats de prédation sur des troupeaux domestiques en 2025 et un élargissement progressif des zones de vigilance à de nouvelles communes en 2026. Le département appartient à un front de colonisation récente du Massif central, que l’OFB distingue explicitement des bastions alpins où des meutes structurées sont présentes depuis plusieurs décennies. Monsieur Vérilhac veut-il massivement introduire des loups en nombre suffisant pour tuer 28000 sangliers « à la place des chasseurs ardéchois » ?
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Même dans les territoires où le loup est installé de longue date, la structuration d’une meute reproductrice prend plusieurs années après les premiers passages d’individus isolés. Appeler à son retour comme solution à une prolifération de sangliers déjà constatée aujourd’hui revient à proposer une réponse dont le délai de mise en place reste, à ce stade, indéterminé, dans un contexte de tensions fortes autour de la question.
Finalement, parler de loup, quand on parle de sangliers, revient à ne rien dire du tout. Tout juste cela sert-il à garder vivant un discours animaliste dans l’esprit distrait du grand public.
Que le sanglier devienne ou non une ressource significative pour une éventuelle population de loups ardéchoise est une question que les données actuelles ne permettent pas de trancher. Ce qui est établi, en revanche, c’est qu’aucune population de ce type n’existe aujourd’hui sur le département. Mais la LPO veille au grain les amis.
A voir en vidéo :











Combien de loups pour réduire la population de sangliers ?
Qui gère les difficultés liées à la présence massive du loup ?
Qui répond à ces questions, Marine, Sandrine…?
Le loup n’arrivera jamais à réguler. Il va, peut-être, arriver à coiffer quelques bêtes rousses ou marcassins puis les laies apprendront, les compagnies seront plus grandes (donc plus de dégâts là ou se trouvent les compagnies) et les laies repousseront les loups. Et quand elles n’y arriveront plus, les compagnies iront s’établir dans un endroit sans loups, par exemple à proximité des villages ou des villes.
Du côté des chiffres, 28000 sangliers à 35 kg/pce ça fait 980 t de carcasses soit de quoi nourrir plus de 500 loups à l’année (à 5 kg/j/loup).
A moins que la LPO ne soit capable d’assurer (et d’assumer) que LEURS loups n’attaquent que les sangliers, ça risque de faire causer dans les élevages…
Avant de s’en prendre aux sangliers ils exterminerons les populations de chevreuils sans parler des troupeaux ovins et caprins qui sont nombreux en Ardèche . L’implantation du loups dans la Drôme voisine est une catastrophe .
C est une évidence(il y a assez de preuves) que ces obstinés ne veulent pas voir,tant que la collectivité finance ,tout va bien.
Encore un fanatique qui propose une solution qui ne fonctionne pas !
Entre un mouton sans défense et un sanglier dangereux à attraper, vous croyez que le loup va hésiter ?
Plus personne ne contrôle l’expansion phénoménale du loup …
« 21 attaques de loup signalées depuis janvier » le Dauphiné
« L’Ardèche : le loup bien installé » le Chasseur Français
Depuis le début d’année, 21 déclarations d’attaques ont été reçues de la part d’éleveurs : 7 ont été reconnues comme ayant pu avoir été causées par la prédation lupine et neuf classées en « cause indéterminée ». Pour les autres, le loup a été écarté. Ardèche.gouv.fr
Question 7 + 9 = 16 sur 21 : Quid des 5 restants ? Que signifie cause indéterminée ?
Loup : la présence du prédateur augmente en Ardèche, les aides aux éleveurs revues à la hausse Ici
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