Maltraitance animale : ce que Lecornu demande à ses ministres

Antispécisme
date 31 juillet 2026
author Richard sur Terre

Le Premier ministre a écrit à neuf ministres pour intensifier la lutte contre la maltraitance animale d’ici le 1er octobre, après avoir reçu plusieurs associations à Matignon.

Mardi, Sébastien Lecornu adresse un courrier à neuf ministres, parmi lesquels Laurent Nuñez, Gérald Darmanin, Annie Genevard et Monique Barbut. L’échéance est fixée au 1er octobre.

Le texte demande l’application effective de la loi de 2021 interdisant la vente de chats et de chiens en animalerie, restée partiellement lettre morte faute de décret sur les sanctions. Il prévoit un mécanisme permettant aux refuges de vérifier qu’un candidat à l’adoption n’est pas sous le coup d’une interdiction de détenir un animal, une formation renforcée des magistrats et des agents publics, une campagne de contrôle des élevages clandestins en ligne, et le passage des contraventions pour maltraitance de la 4e à la 5e catégorie, portant l’amende maximale de 750 à 3 000 euros en récidive. Lecornu demande aussi un calendrier pour sortir les chiens de l’expérimentation scientifique, et évoque un label pour les élevages engagés sur le bien-être animal.

Le même jour, Sébastien Lecornu reçoit à Matignon la Fondation Brigitte Bardot, 30 Millions d’Amis, la SPA et la LPO. La Fondation Brigitte Bardot précise que ce courrier fait suite à un travail engagé depuis plusieurs mois, avec une première réunion à Matignon début mai.

A lire aussi : Les chasseurs maltraitent-ils leurs chiens ?

Le décret d’application de la loi de 2021, absent depuis cinq ans, reste à ce jour non publié. Le 1er octobre dira si ce courrier se traduit en texte réglementaire, et laissera aussi voir si la fréquence des échanges entre Matignon et ces associations, engagée depuis mai, se poursuit au même rythme une fois l’échéance passée.

On notera que ces associations, si promptes à crier aux lobbies dès que Willy Schraen est reçu par un représentant de l’Etat, ne voient rien à redire (et vont jusqu’à crier victoire !) quand le Premier Ministre met en application leurs revendications. En l’espèce, ces avancées nous semblent aller dans le bon sens. Malgré tout, restons vigilants quant aux potentielles collusions entre ces associations structurellement hostiles à la chasse (au point d’en perdre toute probité) et l’exécutif. 

A voir en vidéo :

Partager cet article
3 Commentaires :
  1. Jean 2
    31/07/26

    Bonjour, vous dites potentielles « collusions »le mot est fort,mais pas faux!soyons très très vigilants, je pense que beaucoup de chasseurs ont compris ce que je veux dire.

  2. GUILLAUME
    31/07/26

    C’est très bien qu’on s’inquiète de la maltraitance animale au niveau du Premier Ministre et qu’on renforce les contrôles et les sanctions.

    Je suis étonné que n’ont pas été invités les professionnels tels que ceux du SNPC, Syndicat National des Professions du Chien et du Chat (créé en 1979) et l’AFVAC, Association Française des Vétérinaires pour Animaux de Compagnie, qui sont à même de constater les mauvais traitements que certains animaux subissent.

    Au cabinet du Premier Ministre, les conseillers ne doivent regarder que l’Internet, Youtube, Instagram, X, terrains d’expression des associations qui ont été invitées.

  3. Jean 1
    31/07/26

    Tout le monde est d accord pour dénoncer la maltraitance animale ,mais aucun mot sur le hallal, abattage sans étourdissement normalement obligatoire.chez nous.chez les chasseurs,on sélectionne,on fait reproduire,on s échange des chiens,(certains ne sont pas tatoués)on les fait suivre par les vétérinaires ,ils vous le confirmerons,la plupart ne sont pas issus d élevage, faudrait pas que sous ce prétexte on l interdise.

Soumettre un commentaire

Dans la même catégorie

Articles les plus récents