Le lisier a eu raison de la sono

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date 03 août 2026
author Richard sur Terre

À Aubigny, dans les Deux-Sèvres, une free party rassemblant jusqu’à 2 000 personnes s’est arrêtée samedi vers 17h, forcée au silence par une centaine d’agriculteurs de la Coordination rurale prêts à épandre du lisier.

Tout commence dans la nuit du 31 juillet au 1er août sur la parcelle de Jérôme Rochard, éleveur d’ovins à quelques mètres du château de Maurivet. Des clôtures sont sectionnées, le champ se remplit de teufeurs venus de plusieurs pays européens, et le maire d’Aubigny, Daniel Malvaud, reçoit l’appel des gendarmes vers trois heures du matin. La préfecture avait pourtant interdit tout rassemblement de ce type sur la commune, invoquant des risques sanitaires et d’incendie sur cette parcelle bordée de bois.

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Entre 70 et 80 agriculteurs venus de Loudun, Bressuire ou Thouars encerclent le site dans la journée, bloquant les accès avec leurs tracteurs. Certains font le tour des champs pour soulever des nuages de poussière, d’autres brandissent la menace de l’épandage de lisier sur la zone occupée. La perspective suffit visiblement à convaincre les organisateurs, qui coupent le son en fin d’après-midi après une journée entière de blocage. Un hélicoptère de gendarmerie survole la scène pendant que les autorités s’efforcent, selon leurs mots, de rendre la zone hermétique.

Les organisateurs de leur côté avancent avoir mis en place un dispositif de prévention incendie conséquent, extincteurs positionnés tous les 30 mètres compris. L’argument n’a pesé ni face à l’arrêté préfectoral ni face à la détermination des agriculteurs, pour qui l’inquiétude reste avant tout celle du feu sur un terrain jouxtant un bois. Le maire évoque aussi deux festivaliers qui auraient été traînés en buggy en tentant de quitter les lieux.

En fin de journée, environ 200 irréductibles refusaient toujours de plier bagage sur la parcelle. La sono, elle, restait éteinte.

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4 Commentaires :
  1. Drago
    03/08/26

    Propriété privée, ils sectionnent les clôtures, moi j aurais arrosé.
    Un parfum pas cher , qui ne tourne pas à la chaleur avec une bonne tenue et qui sélectionne naturellement les amis .

  2. Pineau
    03/08/26

    Il faut encore que les agriculteurs palient l’incurie de l’Etat.
    Dans un pays normal tu saisies la sono. tout le reste du matériel, véhicules, des amendes à tout le monde…et en quelques semaines il n’ y a plus de raves sauvages sur le territoire français.

  3. Jean 1
    03/08/26

    Voilà,une fois de plus l exemple même du laxisme de l état,par contre si je vire un squatteur,mets une rouste a un délinquant,voir arroser de lisier c est moi qui suis condamné.vivement que ça change

  4. GUILLAUME
    03/08/26

    S’approprier le terrain d’autrui, couper ses clôtures, foutre un bordel sans nom et laisser des détritus et plein de déchets humains de toilette, voilà au minimum ce qu’il résulte de ce genre de regroupement.

    Et qui paie les dégâts ?

    Ces organisateurs devraient louer un terrain pour leur manifestation et non s’approprier celui des autres, sans payer ni indemniser pour les dégâts.

    En cas d’envahissement sauvage, je trouverais normal que le matériel soit saisi, au moins comme garantie pour payer les dégâts et l’accaparement du terrain.

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