Le 20 août 2026, la secrétaire d’État du Colorado a validé l’Initiative 302, qui inscrirait le droit de chasser et de pêcher dans la Constitution. Le texte sera soumis au vote le 3 novembre.
Colorado’s election office said Thursday that a proposal to add a constitutional right to hunting and fishing has qualified for the November ballot.
— The Denver Gazette (@DenverGazette) August 21, 2026
🔗: https://t.co/4tCAVe0OPF pic.twitter.com/XTlejexjF7
L’Initiative 302 ajouterait un article 13 à la section XVIII de la Constitution du Colorado. Il établirait un droit du peuple à chasser, pêcher et prélever le poisson et la faune sauvage, y compris par des méthodes traditionnelles. Ce droit s’appliquerait à toutes les espèces gérées par l’État, à l’exception des espèces non-gibier, des espèces menacées et de celles dont la chasse est interdite par le droit fédéral. Le texte proclame aussi que la chasse et la pêche sont le moyen privilégié de gérer les populations de faune sauvage. Deux garde-fous encadrent la portée du texte : il ne modifie rien au droit de propriété ni aux règles d’accès aux terrains privés, et il ne prive pas l’État ou l’Assemblée générale du pouvoir de réglementer la chasse et la pêche dès lors que la loi répond à un objectif de conservation scientifique, de sécurité publique, ou de préservation des opportunités de chasse et de pêche pour l’avenir.
En 2024, une initiative citoyenne avait cherché à interdire par référendum la chasse au puma et au lynx roux dans l’État. Ses promoteurs actuels présentent l’Initiative 302 comme un verrou contre de futures tentatives similaires : en gravant le droit de chasser dans la Constitution plutôt que dans une simple loi, ils rendraient plus coûteuse et plus incertaine toute interdiction ultérieure par la voie du référendum. Les opposants au texte redoutent l’effet inverse : une multiplication des contentieux constitutionnels chaque fois qu’une règle de gestion faunique sera contestée, et un rétrécissement de facto du champ d’action des initiatives citoyennes sur les questions de faune sauvage.
A lire aussi : Rome élargit la chasse
Bientôt pour la France ? La Constitution française ne connaît pas ce genre de verrou : le droit de chasser y reste une simple liberté encadrée par la loi, modifiable par le législateur au fil des majorités. Une inscription constitutionnelle du même ordre supposerait une révision de l’article 89, un chemin autrement plus étroit que la voie référendaire américaine.
A voir en vidéo :









