Le 21 août à Pontchâteau, une petite centaine de chasseurs ont déposé des cadavres de poissons et d’oiseaux devant le Syndicat du Brivet, dénonçant la gestion de l’eau en Brière.
« On veut une meilleure gestion du niveau d’eau » : opération coup de poing des chasseurs en Loire-Atlantique | Presse Océan
— Presse Océan (@presseocean) August 21, 2026
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L’opération s’est déroulée le jour de l’ouverture de la chasse au gibier d’eau. Après avoir arpenté les marais dans la matinée pour y récolter des dépouilles, un convoi de chasseurs s’est dirigé vers midi jusqu’aux locaux du Syndicat mixte du bassin versant du Brivet (SBVB), l’organisme chargé de la gestion hydraulique des marais de Brière. Les carcasses ont été jetées sur les grilles, sous une banderole : « Le SBVB tue notre marais ». Une dizaine de gendarmes encadraient le rassemblement, sans incident.
Les organisateurs reprochent au syndicat d’avoir évacué 80 centimètres d’eau vers la Loire durant l’hiver dernier, une réserve dont le marais aurait eu besoin pendant la canicule estivale.
Deux mois plus tôt, le 24 juin, l’Union locale des chasseurs de gibier d’eau de Grande Brière Mottière avait déjà saisi le tribunal administratif de Nantes d’un référé contre le SBVB, réclamant des mesures d’urgence sur la gestion de l’eau. Son président, Frédéric Richeux, y invoquait l’épisode de botulisme de 2025 comme démonstration du risque : sécheresse et niveaux d’eau bas avaient alors provoqué la mort de plusieurs centaines d’oiseaux en quelques jours. L’opération coup de poing d’août intervient donc après l’échec de la voie contentieuse à débloquer la situation.
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La Fédération des chasseurs de Loire-Atlantique (FDC44) affirme ne pas être à l’origine de l’action, mais dit comprendre « la colère des Briérons ». Dans son communiqué, elle avance le chiffre de 10 000 oiseaux morts de botulisme en 2025 et évoque des milliers de poissons asphyxiés par l’assèchement précoce des zones humides. La fédération annonce présenter mercredi aux chasseurs de Brière une proposition de gestion des niveaux d’eau pour l’ensemble du marais, avant de solliciter une réunion avec le sous-préfet de Saint-Nazaire et la présidente de région Christelle Morançais.
L’épidémie 2026 reste, à ce stade, d’une ampleur nettement inférieure à celle de l’an dernier. Environ 600 oiseaux avaient été collectés sur l’ensemble du marais au 28 juillet, dont près de 430 sur la seule réserve naturelle. Le Parc naturel régional de Brière, la Commission syndicale de Grande Brière Mottière et le SBVB ont mis en place une veille renforcée dès la mi-juin, avant même l’apparition des premiers cas, avec l’appui de la clinique vétérinaire de Guérande pour les oiseaux recueillis vivants. Frédéric Richeux relevait début juillet des températures d’eau atteignant 35 degrés sur le marais.
La proposition de la FDC44 doit être soumise mercredi aux chasseurs de Brière. Son adoption ou son rejet déterminera si la voie de la négociation, ouverte après l’échec du référé de juin, aboutit à un changement effectif de la gestion hydraulique avant l’hiver prochain.
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Bonjour, on parle de la cause,des conséquences, mais pas du pourquoi de ce « délestage »?je crois que l’on a tous une idée du pourquoi, et c’est là que l’on s’aperçoit que le ministère de l’écologie ne sert à rien ,ainsi que l’ofb.
Et les anti tout qui veulent interdire la chasse , ils sont où pour dénoncer ce scandale .
Bien planqués derrière leur clavier à lancer des pétitions contre la chasse .