Incendies : la chasse restreinte sans attendre les animalistes

Chasse Actu
date 04 septembre 2026
author Richard sur Terre

Vingt-trois départements ont restreint la chasse cet été face à la sécheresse et aux incendies. Le chiffre vient du ministère de la Transition écologique. Il suffit à remettre quelques pendules animalistes à l’heure.

Car depuis plusieurs semaines, les organisations animalistes multiplient les pétitions, les injonctions et les indignations pour réclamer l’interdiction de la chasse dans les secteurs frappés par la sécheresse et les incendies. À les entendre, sans leur vigilance de tous les instants, des hordes de chasseurs inconscients s’apprêteraient à traverser les flammes, fusil sur l’épaule, pendant que les pompiers tentent de sauver les massifs.

Chasses Eternelles révèle un scoop : quand le risque devient trop important, les préfets ferment les forêts. Quand une activité devient dangereuse, ils l’interdisent. Quand la chasse doit être suspendue, elle est suspendue. Autrement dit : le système fonctionne.

Pas besoin d’une pétition sur Change.org ni d’un communiqué martial. 

Les chasseurs eux-mêmes n’ont aucun intérêt à aller battre un massif placé en risque maximal d’incendie. Ils vivent dans ces territoires, connaissent leurs forêts et savent généralement lire un arrêté préfectoral. Ce qui n’empêche évidemment pas de sanctionner les imbéciles lorsqu’il s’en trouve. Comme partout.

A lire aussi : Incendies : les militants jacassent, les chasseurs agissent

Reste alors une question assez simple : à quoi servent exactement ces campagnes réclamant ce qui est déjà fait ?

À protéger les forêts ? Les préfets s’en chargent. À empêcher la chasse là où elle présente un risque ? Les arrêtés et les fédérations de chasseurs elles-mêmes s’en chargent. À informer les chasseurs ? Les fédérations et les pouvoirs publics s’en chargent.

Il reste donc une dernière fonction : exister.

Le malheur des incendies offre chaque été un décor idéal pour rejouer la même pièce. Une pétition, un communiqué, quelques chasseurs transformés en danger public et, si possible, une reprise médiatique. Peu importe que l’administration ait déjà pris les mesures réclamées : dans l’économie de l’indignation, la solution compte moins que l’instrumentalisation du problème.

Les incendies sont une affaire suffisamment grave pour qu’on évite d’en faire un produit d’appel militant. Vingt-trois départements ont restreint la chasse cet été. Sans attendre les animalistes.

Merci, au revoir.

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