Pendant que certains exploitent chaque incendie pour remettre une pièce dans la machine anti-chasse, les fédérations de Gironde et de Charente-Maritime organisent des collectes, acheminent des vivres et soutiennent concrètement pompiers, agriculteurs et bénévoles.
A un moment ça suffit. Assez de voir surgir, au moindre incendie, les mêmes pétitions écrites depuis des bureau clim atisés, les mêmes injonctions morales, les mêmes procès adressés en bloc au monde de la chasse. À peine les premières fumées sont-elles visibles que certains savent déjà qui accuser, quoi interdire et quelle nouvelle campagne militante lancer.
Le terrain, lui, raconte une autre histoire.
Hier, nous vous racontions le formidable travail de la fédération départementale des chasseurs des Landes. Aujourd’hui, place à la Gironde, où les chasseurs ont autre chose à faire que de s’égosiller sur les réseaux. Ils s’organisent. La Fédération départementale mobilise sa communauté, coordonne des collectes et appelle chacun à participer à l’effort de solidarité en faveur des personnes touchées et de ceux qui combattent les incendies.
En Charente-Maritime, la fédération a débloqué une enveloppe exceptionnelle afin de financer un camion de denrées alimentaires à destination des sapeurs-pompiers, des agriculteurs, des forestiers, des chasseurs et des bénévoles engagés sur le terrain. Les marchandises sont acheminées vers la Fédération des chasseurs de la Gironde, chargée de les distribuer au plus près des équipes mobilisées.
La FDC17 ne s’est pas arrêtée là. Elle a également lancé une cagnotte destinée à participer aux frais de carburant des agriculteurs venus prêter main-forte aux secours. De l’argent, des vivres, des véhicules, du temps, de l’organisation : du concret.
Pendant ce temps, d’autres cliquent sur « publier ».
D’un côté, ceux qui connaissent les territoires, qui ouvrent leurs locaux, organisent la logistique et répondent présents lorsque la situation l’exige. De l’autre, ceux qui transforment chaque catastrophe en argument supplémentaire contre la chasse, sans même prendre la peine de regarder ce que font réellement les chasseurs sur place.
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Il ne s’agit pas de réclamer une médaille. Les chasseurs ne sont évidemment pas seuls. Les pompiers sont en première ligne et c’est à eux qu’il faut rendre le premier hommage. Les agriculteurs, les forestiers, les collectivités, les associations et des milliers d’habitants participent eux aussi à cette immense chaîne de solidarité. Personne ne prétend le contraire.
Mais il est devenu profondément malhonnête de ne parler du monde cynégétique que lorsqu’il s’agit de l’accuser.
Lorsque les chasseurs aménagent, entretiennent, surveillent ou secourent, silence. Lorsqu’ils collectent des vivres, ravitaillent les intervenants ou participent aux opérations de soutien, silence encore. En revanche, dès qu’une pétition permet de les désigner comme un problème, les indignations se multiplient.
Les incendies en cours devraient pourtant imposer un minimum de décence. Ce n’est pas le moment de jouer à celui qui affichera la posture la plus pure sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas le moment d’utiliser la détresse de la faune, des habitants ou des professionnels pour relancer mécaniquement une offensive militante.
C’est le moment d’aider. Et dans les landes, en Gironde, en Charente-Maritime et ailleurs, les fédérations de chasseurs agissent. Elles préfèrent distribuer des vivres plutôt que des leçons de morale. Grandissez.
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