Une centaine d’agriculteurs ont manifesté le 27 octobre devant la fédération des chasseurs de Côte-d’Or. Cinq jours plus tôt, celle-ci appelait déjà à prélever le maximum de sangliers.
"J’avais jamais vu ça", la recrudescence des sangliers inquiète les agriculteurs de la Côte-d’Or 🐗 https://t.co/yEq0Ft9PsK https://t.co/Wd9rOQYffK
— ICI Bourgogne (@ici_bourgogne) October 29, 2026
Le mardi 27 octobre, la FDSEA de Côte-d’Or et les Jeunes Agriculteurs ont rassemblé leurs adhérents devant le siège de la fédération départementale des chasseurs, à Norges-la-Ville. Le syndicat parle d’une bonne centaine de participants, Tonic Radio en a compté 150. La fédération avait fermé ses bureaux pour la journée. Thomas Cotiby, agriculteur à Villy-en-Auxois et président des Jeunes Agriculteurs, a montré à ICI Bourgogne les dégâts relevés sur ses parcelles.
Selon ICI Bourgogne, qui cite l’Office français de la biodiversité, 22 370 sangliers ont été tués dans le département cette année. La Côte-d’Or est le huitième département le plus touché du pays, et sa population de sangliers a doublé en vingt ans.
« Le constat est partagé, trop de sangliers, trop de dégâts, très clairement », a reconnu Pascal Sécula, président de la fédération des chasseurs, devant ICI Bourgogne. Cinq jours avant la manifestation, le 22 octobre, la fédération avait publié un appel à ses adhérents : prélever le maximum de sangliers dès le début de la saison, toutes catégories d’âge et de sexe confondues. Elle mettait à disposition des bracelets complémentaires à 5 euros.
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La fédération y détaillait aussi ses contraintes financières. Les aides de l’État dont elle a bénéficié pendant les trois dernières saisons ne sont plus disponibles, et les cours des denrées agricoles, qui pèsent sur le coût des indemnisations, ont augmenté de 25 % en moyenne pour les céréales et de 70 % pour les prairies. Le montant des dégâts que les chasseurs devront payer devrait donc progresser.
Dans son bilan du 28 octobre, la FDSEA indique que la fédération financera cinq cages de piégeage pour les sangliers installés près des bâtiments et dans les secteurs où la régulation n’est pas assurée. Le syndicat évoque aussi une interdiction d’agrainage sur les territoires d’où proviennent les sangliers des points noirs qui n’auront pas atteint leurs objectifs de prélèvement avant décembre, ainsi que des contrôles renforcés de l’État. Ces engagements sont rapportés par le syndicat. Aucun arrêté préfectoral les traduisant n’a été publié à ce jour.
L’échéance est fixée à décembre. Selon la FDSEA, les territoires qui n’auront pas atteint leurs objectifs s’exposeront à l’interdiction d’agrainer et à des battues administratives.
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Les agriculteurs subissent des dégâts pour cette raison ils manifestent. OK mais les chasseurs ne sont pas responsables totalement, n’oublions pas les bois et parcelles non soumis à la pression de la chasse parce que les propriétaires sont contre la pratique. Les sangliers trouvent ainsi une réserve se reproduisent tranquillement pendant que les agriculteurs crient les chasseurs paient et les autres restent inactifs. Peut -être un jour faudra t il avoir le courage politique d’étendre l’assiette d’indemnisation à la surface réelle et pas à la surface chassée. Mais le courage politique n’est pas ce qui caractérise le plus nos élus.
Il n’y a qu’à mettre la concurrence entre les chasseurs locaux et ceux d’ailleurs en ouvrant les affuts gratuits à la journée ou soirée.
Et puis laissez chasser la bécasse, il parait que ça fait disparaitre les sangliers….