La FDC de la Marne invite chasseurs et agriculteurs à utiliser un formulaire des Chambres d’agriculture pour photographier, géolocaliser et estimer les dommages. Les données doivent notamment étayer les dossiers ESOD.
Photographier un dégât, le localiser et en estimer le montant depuis le terrain : la Fédération départementale des chasseurs de la Marne met en avant l’application « Signaler dégâts faune sauvage », développée par les Chambres d’agriculture. Un formulaire en ligne permet également d’effectuer la même démarche.
L’objectif affiché est de sortir des impressions pour constituer des données factuelles. La FDC51 souhaite documenter la présence d’espèces, l’évolution des signalements et la réalité des préjudices. Ces éléments peuvent ensuite alimenter les demandes de classement d’espèces susceptibles d’occasionner des dégâts ou soutenir la recherche de mesures adaptées.
La saisie est ouverte aux dommages attribués à des espèces chassables comme protégées. La fédération précise toutefois une limite importante : les dégâts de grand gibier qui relèvent du dispositif légal d’indemnisation ne passent pas par cette application. Les agriculteurs concernés doivent continuer à utiliser la procédure dédiée auprès de la fédération.
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Une fonctionnalité vise plus particulièrement le petit gibier et les espèces classées ESOD. Les utilisateurs peuvent déclarer des corbeautières et des blaireautières, en indiquant le nombre de nids ou de gueules de terrier observés. Là encore, un signalement n’est ni une autorisation d’intervention ni une preuve suffisante à lui seul. La qualité des photos, la précision de la localisation et la cohérence de l’estimation comptent.
L’outil illustre le rapprochement entre monde agricole et monde cynégétique sur la question des dommages. Il peut améliorer la traçabilité des observations, à condition que les données soient vérifiées, agrégées avec méthode et interprétées sans double comptage. Le nombre de déclarations ne se confond pas automatiquement avec un effectif animal ou une tendance de population.
Pour les chasseurs, l’intérêt pratique est clair : transformer une observation de terrain en information exploitable. Pour les décideurs, l’enjeu est plus exigeant : expliquer les règles de validation, la protection des données, le traitement des estimations financières et la manière dont les signalements interviennent réellement dans un dossier réglementaire.
La FDC51 présente cet outil comme un socle de preuves à enrichir collectivement. Son efficacité dépendra désormais du volume de remontées, mais surtout de leur précision et de la transparence du traitement statistique. Les outils existent, utilisons-les !
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