Pourquoi pas Beauval ?

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date 06 août 2026
author Richard sur Terre

Sans financement assuré, le projet de centre pour dauphins de Beauval reste la seule structure française dont la capacité annoncée permettrait d’accueillir l’ensemble des animaux de Marineland et de Planète Sauvage.

Le ministère de la Transition écologique l’a lui-même écrit en novembre : le CERSSD a été formalisé « à la sollicitation » du ministre Mathieu Lefèvre, qui s’était déplacé à Saint-Aignan pour l’annoncer. Neuf mois plus tard, Rodolphe Delord explique au Parisien avoir mis d’autres investissements du parc en stand-by pour financer seul les 40 à 45 millions d’euros du projet, et fixe son échéance de décision avant la rentrée. L’État a sollicité et soutenu publiquement le projet ; aucun engagement chiffré de financement public n’a pour autant été identifié à ce jour. C’est ce décalage, plus qu’un refus administratif, qui pèse aujourd’hui sur l’avenir du centre.

Le préfet de Loir-et-Cher a autorisé la création du CERSSD le 1er juin. L’association C’est Assez ! a saisi le tribunal administratif d’Orléans en référé-suspension : rejeté le 17 juillet, non sur la légalité du projet mais parce que le juge a estimé la condition d’urgence non remplie, l’accueil effectif des dauphins ne pouvant intervenir avant 2027 au plus tôt. L’arrêté préfectoral reste donc exécutoire, et le recours au fond, toujours pendant, n’empêche pas juridiquement Beauval d’engager des travaux. Le dossier n’est pour autant pas bouclé : d’autres autorisations resteront nécessaires avant que le centre puisse légalement détenir des dauphins après l’entrée en vigueur de l’interdiction du 2 décembre 2026, et l’intégration annoncée au programme européen de l’EAZA ne vaut pas, à elle seule, autorisation ministérielle au titre du code de l’environnement.

A lire aussi : Marineland : la victoire militante emprisonne les animaux

Des militants se sont rassemblés le 1er août devant le zoo pour dénoncer un « delphinarium de luxe », une semaine après le transfert de huit des douze dauphins de Marineland vers Malaga, en Espagne. One Voice et C’est Assez ! rejettent le projet et défendent la piste d’un sanctuaire marin, notamment celui de Tarente en Italie, auquel One Voice dit avoir contribué financièrement. Sea Shepherd France, à l’inverse, soutient Beauval comme solution pragmatique face au risque de transferts vers des établissements moins protecteurs, un soutien conditionné à l’absence de reproduction commerciale et à des garanties de transfert futur vers un sanctuaire. Mais aucune de ces pistes n’est aujourd’hui prête à recevoir les 23 dauphins concernés : le comité scientifique d’ACCOBAMS relevait en janvier des incertitudes non résolues sur le site de Tarente (dimensions, biosécurité, financement à long terme) et sa capacité initiale évoquée ne dépassait pas quatre animaux.

Beauval n’a ni bouclé son dossier juridique ni convaincu l’État de payer sa part. Mais c’est, à ce stade, la seule structure publiquement identifiée dont la capacité annoncée correspond aux 23 dauphins à reloger. Les sanctuaires marins existent comme projet, pas encore comme solution opérationnelle. Delord tranchera avant la rentrée : ce choix, plus que le recours administratif, décidera si les dauphins restants quittent la France ou pas.

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6 Commentaires :
  1. Jean 2
    06/08/26

    Bonjour, bref!un imbroglio, la faute au départ de toutes ces associations qui mènent l’état par le bout du nez, et qui va certainement nous coûter du pognon !

    1. Jean 1
      06/08/26

      C est certain,c est le contribuable qui va payer et non les responsables de cette situation.on peut débattre sur la captivité de ces mammifères mais il faut assumer, ce qu ils ne font jamais .

  2. Eléonore
    10/08/26

    Communiqué
    « LE 5 AOÛT 2026 RESTERA UNE MERVEILLEUSE JOURNÉE ❤️
    Après des années de travail, le sanctuaire de Tarente, en Italie, a reçu toutes les autorisations nécessaires pour accueillir très bientôt ses premiers dauphins issus des industries lucratives qui les ont exploités.
    Une autre vie devient enfin possible pour eux : loin des bassins en béton, loin de la cruelle reproduction.
    Face aux mensonges de l’industrie de la captivité, le sanctuaire apporte surtout la preuve de ce que nous répétons depuis des années : les alternatives aux delphinariums existent. Elles sont réalisables, peu coûteuses et peuvent être reproduites ailleurs à présent que ce projet a ouvert la voie.
    Alors, si l’Italie l’a fait, pourquoi pas la France ?
    Pourquoi continuer à construire ou maintenir des delphinariums quand nous savons désormais qu’une autre voie est possible ?
    Nous avons la preuve que c’est réalisable.
    Nous avons la preuve que les sanctuaires ne sont pas une utopie.
    L’avenir des dauphins est dans les sanctuaires. Il n’est pas derrière des murs de béton. N’en déplaise à ceux qui ont pour seul objectif de les y maintenir enfermés.

    La France doit cesser d’être du côté de cette industrie cruelle et sans avenir ! « 

    1. Jean 1
      10/08/26

      C est vous qui allez financer tout ça ,bien sûr que non,on marche sur la tête,quant on voit, rien que l état de nos hôpitaux et notre dette.unpeu de réalisme svp.

    2. Jean 1
      10/08/26

      Peu coûteux ! surtout avec l argent public.entretenir un bras de mer clos, nourrir les animaux a vie,les soigner représente des millions d euros chaque année.on a les moyens,il faudrait peut être atterrir.

    3. GUILLAUME
      11/08/26

      Donc, à Tarente en Italie, on nous annonce un sanctuaire permettant d’accueillir des dauphins qui étaient « exploités » dans des delphinariums.

      Et ce sanctuaire italien ne peut pas accueillir les dauphins d’Antibes ?

      Les dauphins italiens ne parlent pas la même langue que les dauphins français ?

      Il faut les mettre ensemble, ils se débrouilleront.

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