Attaque de Bruxelles sur les palombières

Anti-chasse
date 12 août 2025
author Richard sur Terre

Sous prétexte de directive européenne, Bruxelles veut abolir une chasse séculaire. Les palombières du Sud-Ouest, elles, incarnent un patrimoine vivant que les animalistes voudraient rayer de la carte.

Une tradition bien plus vieille que la bureaucratie

La chasse à la palombe, c’est la « fièvre bleue » qui s’empare du Sud-Ouest chaque automne. Une tradition où se mêlent savoir-faire, observation et respect du cycle naturel. Bien avant que Bruxelles ne ponde ses directives, les paloumayres construisaient déjà leurs palombières : cabanes camouflées dans les pins, trappes secrètes, appelants, filets et pantières… Tout un art, transmis de père en fils, parfois sur plusieurs générations. Ce n’est pas seulement une chasse, c’est un langage, un rituel, une part de l’identité gasconne.

Bruxelles joue les amnésiques

Pour la Commission européenne, cette chasse serait « non sélective » et contreviendrait à la directive Oiseaux. Argument paresseux, ignorant que ces techniques, peaufinées depuis des siècles, permettent de relâcher les oiseaux non ciblés — sans plomb, sans coups de feu, sans pollution. Sélectif, silencieux, sobre : difficile de faire plus respectueux. Mais la Commission préfère manier l’abstraction juridique plutôt que de se salir les bottes dans une palombière.

One Voice, toujours à l’affût d’un prétexte

Il n’a pas fallu cinq minutes pour que One Voice saute sur l’occasion et réclame l’abolition pure et simple. Pour l’ONG, pas question de distinguer culture, biodiversité et idéologie : tout ce qui ressemble à de la chasse doit disparaître, point final. Un discours binaire qui ne s’embarrasse ni de nuance, ni de faits, et qui trouve toujours un écho complaisant dans les rédactions parisiennes.

A lire aussi : One Voice : indigne et stupide

Un patrimoine menacé par l’uniformisation

Ce que Bruxelles et ses relais animalistes appellent « progrès » ressemble surtout à une uniformisation culturelle. Les pantières et palombières ne sont pas un folklore de musée : elles sont vécues, construites, entretenues, améliorées chaque année par des milliers de passionnés. Les supprimer, c’est effacer un savoir-faire vivant, un lien intergénérationnel, et une page entière du patrimoine rural.

Le fond du problème

Cette affaire n’est pas qu’une question de palombes. C’est un symptôme : celui d’une Europe qui ne connaît pas les campagnes et ne les comprend pas. On remplace la transmission et la pratique par la norme et le contrôle. Et derrière le vernis écologique, c’est toujours la même cible : les terroirs, ses libertés, ses cultures.

La CJUE rendra sa décision dans quelques mois. Si elle suit la Commission, ce ne sont pas seulement quelques filets qu’on aura rangés au grenier, mais tout un pan de culture vivante qui aura été sacrifié sur l’autel du juridisme et de l’idéologie. Les palombières survivront peut-être dans les livres, mais la fièvre bleue, elle, ne se vit pas sur papier. Alors oui : amis de la culture gasconne, il est temps de se lever

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8 Commentaires :
  1. Mike
    12/08/25

    Ne serait-il pas temps d’abolir l’UE, elle n’est que trop selective.

  2. Thierry
    12/08/25

    Le projet européen c’est le multiculturalisme sauf quand il s’agit des cultures ancestrales des peuples européens, là c’est rance, c’est d’un autre âge, c’est de la fin de race, faut interdire et faire disparaître des mémoires.
    Les attaques contre la chasse ne sont qu’un aspect parmi d’autres du projet de domestication des peuples en Europe, et si vous refusez ce destin, ils organiseront encore plus vite votre remplacement.
    Dire qu’en 2022 on aurait pu arrêter cette folie.

  3. Annie
    12/08/25

    Il faut rappeler que les filets utilisés par la LPO pour les comptages tuent chaque année des oiseaux protégés, idem pour les éoliennes.
    quand les chasseurs ne prennent que des pigeons.
    Dommage de n’avoir pas lancer la reconnaissance par l’UNESCO…

    1. Denis Gousse
      13/08/25

      Tout à fait d’accord avec votre commentaire et déjà vérifié.
      On va faire des vidéos des oiseaux morts suite aux comptages de la LPO.
      Certains auront la nausée !!!

    2. Marc
      13/08/25

      Bonjour , vous avez raison . Ailes cassées , pattes cassées mais ça personne n’en parles .

  4. serge
    13/08/25

    Il faut interdire toutes les interactions avec la nature et vivre tous au centre ville sur le béton et le goudron au milieux des véhicules qui, elles, sont respectueuses de la faune. Sans moi, je persiste à vivre dans un village à proximité des bois de la nature et loin de l’Europe qui détruit plus d’arbres pour imprimer des inepties que les chasseurs tuent d’animaux. Combien d’hectares de forêts chaque année pour les comptes rendus des délibérations de l’Europe ?

  5. Jean 2
    13/08/25

    Bonjour, le Frexit va être de retour ,ou peut-être une révolution, en général, ça commence comme ça,à force de nous casser les c……es.

  6. Annie
    25/08/25

    Il faut aussi interdire les filets utilisés par les association PN telles que la LPO pour marquer les oiseaux et qui tuent chaque année

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