Chaque 1er juin (environ), la Fondation Brigitte Bardot et les autres publient le même post. Animal mort, vocabulaire naturaliste, conclusion politique. La partition ne change pas.
Chasse
— Fondation Brigitte Bardot (@FBB_Officiel) June 3, 2026
🦌 Le massacre recommence depuis le 1er juin
Pendant que la plupart des Français pensent la chasse fermée jusqu'en septembre, une série de dérogations permet aux chasseurs de tirer dès le début de l'été sur une grande partie du territoire : chevreuils, sangliers, daims et… pic.twitter.com/KyKABfdG5d
Chaque année, à date fixe, la Fondation Brigitte Bardot publie le même post.
Le 1er juin, c’est le signal. Une photo d’animal mort (renard cette année, chevreuil l’an prochain), sans date, sans lieu, sans contexte. Ce renard pourrait très bien avoir été tapé par la Tesla d’un cadre de la Fondation, on n’en sait rien.
Le texte suit : dérogations estivales, rut, mise bas, enfants en forêt, armes puissantes, et la solution du loup, évidemment. C’est facile à comprendre, même quand on regarde vite fait en bouffant des Pépitos.
La recette est rodée depuis des années : image choc pour sidérer, vocabulaire naturaliste pour crédibiliser, approximations gigantesques présentées comme des évidences qu’on bégaye avec la mine grave, et conclusion politique culpabilisante.
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Ce n’est pas de l’information, c’est une partition. Un outil de recrutement émotionnel recyclé chaque printemps, et calibré pour toucher le même public.
La photo fait le sale boulot. Les mots sont là pour faire joli. Ce n’est pas de la passion pour les animaux. De l’industrie militante.
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