Hugo Clément fustige (à raison) les “carnivore babies”. Mais étrangement, il reste muet face aux excès inverses. Bienvenue dans le journalisme à deux vitesses.

Je reçois la newsletter d’Hugo Clément (ne me jugez pas). Cette semaine, elle évoque pêle-mêle le coût des incendies, l’arrivée du lynx ibérique dans les Pyrénées, l’idée que la chasse aurait rapetissé les animaux (bêtise déjà démontée dans nos colonnes) … et, point d’orgue de l’horreur contemporaine : les carnivore babies.
Le sujet est bien réel : des parents américains imposent à leurs nourrissons un régime exclusivement animal. Hugo Clément y voit un danger majeur, et sur ce point, difficile de lui donner tort. Les excès de protéines, les risques pour les reins, l’éducation gustative sacrifiée : tout cela est documenté. Bref, l’excès est néfaste.
Mais si l’excès est toujours dangereux, pourquoi ne pas s’intéresser à l’autre versant ? Aux parents végans qui, eux, privent leurs enfants de nutriments essentiels. Des cas dramatiques ont défrayé la chronique, des médecins alertent, la justice s’en est même saisie. Pourtant, pas un mot dans la newsletter. Pas un soupir. Pas une indignation.
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Et puisque l’ANSES est convoquée en caution, rappelons-le clairement : à aucun moment l’Agence nationale de sécurité sanitaire ne dit que la viande est à proscrire. Elle recommande une alimentation variée, riche en fruits et légumes, certes, mais la viande, les œufs et le poisson y figurent aussi, parce qu’ils apportent protéines, fer, vitamine B12 et autres nutriments indispensables au développement de l’enfant.
L’excès de viande est dangereux, oui. Mais son absence totale l’est tout autant. La science n’a rien de spectaculaire à dire : équilibre, diversité, modération. Ni croisade carnivore, ni croisade végane.
Alors pourquoi ce deux poids, deux mesures ? Parce qu’attaquer la viande fait consensus dans certains cercles militants, tandis que critiquer les dérives végans, c’est s’exposer à leurs foudres. Pourtant, les enfants ne devraient pas être les cobayes de ces expériences idéologiques.
Le problème n’est pas la viande. Ni son absence. Le problème, c’est toujours l’excès. Mais dans sa newsletter, Hugo Clément ne voit l’excès qu’à sens unique.
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This article highlights a fair point about bias in discussing dietary extremes. Its concerning how Hugo Clément seems to target only carnivorous diets while ignoring potential risks in veganism. A more balanced perspective is needed.
Le principe bien connu de ce personnage. Il prouve qu’il ne connait rien au sujet qu’il traite et qu’il prend ses abonnés pour des idiots incapables de réfléchir.