Un arrêté préfectoral ordonne aux lieutenants de louveterie d’intervenir contre les sangliers dans l’Oise, alors même que la chasse reste ouverte jusqu’au 31 mars. La Fédération départementale s’y oppose. Et elle a raison.
Une décision incompréhensible en pleine saison
Les battues sont en cours. Les équipes sont mobilisées. Les chasseurs organisent les traques, sécurisent les lignes, déclarent les prélèvements et financent l’indemnisation des dégâts agricoles. Le dispositif fonctionne dans le cadre légal prévu.
Dans ce contexte, demander aux lieutenants de louveterie de procéder à des destructions « par tout temps et tout moyen » revient à court-circuiter ceux qui assurent déjà la régulation.
La louveterie a sa place. Mais pas en substitution d’une chasse ouverte et active.
La Fédération défend la cohérence
La Fédération des chasseurs de l’Oise ne conteste ni l’autorité de l’État ni l’utilité des lieutenants de louveterie. Elle rappelle simplement une logique élémentaire : la régulation doit d’abord s’appuyer sur les chasseurs, acteurs permanents du territoire.
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Ce sont eux qui répondent aux agriculteurs, qui organisent les battues supplémentaires dans les secteurs à dégâts, qui prennent sur leur temps et sur leurs moyens. Les dessaisir en pleine saison envoie un signal injuste et politiquement maladroit.
La Fédération précise d’ailleurs qu’après la fermeture, elle sollicitera la louveterie si nécessaire.
Ne pas affaiblir ceux qui régulent déjà
À force de multiplier les dispositifs parallèles, on finit par fragiliser ceux qui tiennent la régulation au quotidien. Si l’État estime que la pression doit encore augmenter, qu’il le dise clairement et qu’il fixe des objectifs supplémentaires aux sociétés de chasse. Mais qu’il ne crée pas l’impression que la chasse ne suffirait pas alors qu’elle est toujours en cours.
Sur le terrain, les chasseurs sont là. Sous la pluie, dans les plaines et les massifs, ils font le travail.
La Fédération de l’Oise rappelle une évidence : on ne construit pas une gestion efficace du sanglier en contournant ceux qui la portent toute l’année.
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