À Saint-Vulbas, le préfet de l’Ain a rappelé devant les chasseurs du département qu’ils sont des interlocuteurs de l’État pour la gestion des territoires ruraux.
UNE MINUTE POUR COMPRENDRE ⏱️ | Chasseurs : ils protègent nos territoires
— Préfet de l'Ain (@Prefet01) April 26, 2026
À l’aube, quand les champs portent encore les traces des sangliers de la nuit, eux sont déjà dehors.
Les chasseurs de l’Ain connaissent leur territoire comme peu de gens le connaissent : une forêt, une… pic.twitter.com/N0qEfixA98
La publication du préfet de l’Ain rappelle juste une chose très simple : dans la gestion ordinaire des territoires ruraux, les chasseurs sont des interlocuteurs de l’État.
Le texte publié après l’assemblée générale de Saint-Vulbas insiste sur la priorité départementale : les dégâts causés par les sangliers. Cette communication ne réduit pas les chasseurs à des « utilisateurs de la nature ». Elle les replace dans une chaîne de gestion, d’observation et d’intervention, là où les décisions administratives doivent finir par rencontrer le terrain.
Le sanglier ramène les discours au sol
La première priorité citée par le préfet concerne les sangliers qui profite de paysages fragmentés, de cultures disponibles, de zones de refuge, d’hivers moins sévères et d’une capacité de reproduction élevée. Il circule vite, s’adapte bien, revient là où il a trouvé de quoi manger.
Face à ça, il ne suffit pas de dénoncer la chasse comme un loisir encombrant. Il faut répondre à des agriculteurs, organiser des battues, suivre des populations, intervenir sur des secteurs précis, adapter la pression de prélèvement. Cette mécanique demande des gens disponibles, structurés localement, capables de lire un territoire autrement que sur une carte.
Le préfet a également évoqué la protection des éleveurs face à la prédation, un sujet qui relève d’abord du cadre administratif et des dispositifs de l’État…pas de la régulation cynégétique.
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Un chasseur repère une coulée fraîche, un passage régulier, une compagnie déplacée. Il parle au propriétaire, au voisin, au maire. Cette présence a une valeur pratique que les services publics ne peuvent pas produire seuls : faire remonter ce qui se passe avant que le problème ne devienne un dossier.
Dans le discours militant, le chasseur est toujours réduit à une nuisance : un homme armé, un loisir bruyant, une survivance rurale dont il faudrait réduire progressivement l’espace
Une préfecture n’a pas besoin d’entrer dans cette mise en scène. Elle gère un département. Elle voit les remontées du terrain. Elle sait ce que produisent les populations de sangliers quand la régulation ne suit pas. Le post du préfet ne dit pas que les chasseurs ont toujours raison. Il ne dit pas non plus que la chasse doit échapper à la critique. Il rappelle seulement que certains territoires ne se pilotent pas avec des indignations générales.
Quand les dégâts de sangliers montent et que la prédation fragilise des exploitations, l’État cherche des interlocuteurs qui ont déjà marché sur le terrain. Dans l’Ain, il vient d’indiquer où il les trouve.
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