Au Royaume-Uni, la pression politique et idéologique contre la chasse pousse certaines pratiques à muter. Jusqu’à produire une scène inattendue : des coureurs de trail devenus volontairement “proies”, poursuivis par des chiens de vénerie. Une expérience aussi absurde que révélatrice.
« Are they going to eat me alive ? » La question posée par The Guardian tient autant de l’angoisse feinte que du clin d’œil culturel. Dans la campagne britannique, un journaliste s’est prêté à une expérience singulière : courir à travers bois pendant que des bloodhounds, suivis de cavaliers, étaient lancés sur sa piste. Non pas pour le tuer, évidemment, mais pour le rattraper. Une chasse sans gibier, sans mise à mort, sans animal sauvage. Une chasse à l’homme consentie.
Cette pratique, appelée clean-boot hunting, émerge dans un contexte bien précis : celui d’un durcissement annoncé des restrictions visant le trail hunting, déjà présenté depuis des années par ses opposants comme une chasse déguisée. En supprimant toute référence à un animal, les organisateurs pensent tenir une parade juridique. La piste n’est plus animale, elle est humaine. Le jeu est assumé, encadré, volontaire.
La scène a de quoi surprendre. Des coureurs lâchés dans la lande, priés de ne pas se laver pour laisser une odeur exploitable, puis poursuivis par des chiens de vénerie à pleine voie. Le folklore est intact : chevaux, trompes, tenues traditionnelles. Seul le “gibier” a changé. Et avec lui, le sens de l’exercice.
A lire aussi : Utrail.com : le business du mensonge anti-chasse
Mais l’intérêt de cette histoire dépasse largement l’anecdote pittoresque. Car ce qui frappe à la lecture du reportage, c’est moins l’étrangeté de la situation que son déroulé parfaitement banal. Les chiens rattrapent les coureurs. Les encerclent parfois. Les reniflent. Puis s’arrêtent. Aucun incident. Aucune agressivité. Aucun danger réel.
En voulant montrer qu’ils peuvent se passer d’animaux sauvages, les organisateurs mettent involontairement en lumière une réalité : les humains n’ont rien à craindre des chiens de chasse. Lorsqu’on les place volontairement dans la position supposée la plus risquée, celle de la “proie”, la violence annoncée n’a tout simplement pas lieu.
Reste la question de fond. Cette mutation est-elle une évolution sincère ou une fuite en avant ? Pour certains participants, l’expérience tient du sport d’endurance, presque d’un jeu grandeur nature. Pour d’autres, elle ressemble à une caricature imposée par un cadre idéologique de plus en plus contraignant. À force de vouloir expurger la chasse de tout ce qui la définit, on en arrive à une mise en scène étrange, où l’homme court pour sauver une pratique que la société ne veut plus regarder en face.
Ce clean-boot hunting raconte moins une passion cynégétique qu’un rapport contemporain au réel : on interdit, on contourne, on symbolise, on théâtralise. Et pendant ce temps-là, la démonstration la plus simple passe presque inaperçue : lorsque la chasse est réduite à sa mécanique pure — chiens, piste, poursuite — ce n’est pas la violence qui surgit, mais le vide du débat qui l’entoure.
A voir en vidéo :











Bonjour, allez! Dites la vérité, c’est un gag,ou une fake news !si c’est pas le cas,les gens deviennent fous dans ce monde.
la dhimmitude appliquée à la chasse, good job dear colleagues!!
J’ai vu ça, c’est très bien, c’est pour continuer à avoir des chiens entrainés. Après, où est l’intérêt de faire reproduire cette race a grande échelle ? La venerie devrait disparaître, c’est tout. Les traditions ne doivent pas toutes continuer.
Tom,pourquoi la vénerie devrait disparaitre,c est la chasse la plus écologique,le loup chasse de cette façon mais est plus efficace.,il paraît qu il mange des quiches,inter marché.elle est beaucoup moins meurtrière que le fusil car l animal est pris environ une fois sur quatre.
Ca fait au moins 20 ans que la venerie n’existe plus en uk, remplacé par la chasse a leurre
Bonjour,
Pendant ce temps, la chasse au couteau est ouverte non-stop dans les rues de Grande-Bretagne.