La FBB et cinq ONG françaises demandent à la Commission d’inscrire ses réformes sur les cages au programme 2027. Leur lettre dépasse les engagements de Bruxelles.
BIEN-ÊTRE ANIMAL : L’EUROPE DOIT TENIR SES ENGAGEMENTS À l’approche de la publication du Programme de travail de la Commission européenne pour 2027, la Fondation Brigitte Bardot, aux côtés de plusieurs ONG de protection animale, interpelle la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Notre message est clair : le bien-être animal doit devenir une priorité politique de l’Union européenne. L’Europe ne peut plus repousser les réformes indispensables. Elle doit maintenant concrétiser les engagements qu’elle a pris. Nous demandons notamment : – La fin de l’élevage en cage, avec une transition complète vers des systèmes sans cage pour les poules pondeuses et l’exclusion des formes de confinement équivalentes. – Une véritable réforme des conditions d’élevage des poulets de chair, avec une réduction des densités et des critères de sélection des races fondés sur le bien-être animal. – La fin du confinement des truies et des mutilations douloureuses, ainsi que des conditions d’élevage permettant aux porcs d’exprimer leurs comportements naturels. Des normes de bien-être animal applicables aux produits importés, afin de ne pas pénaliser les éleveurs européens qui investissent dans de meilleures conditions pour leurs animaux. -La poursuite de l’engagement européen pour mettre fin aux cages pour l’ensemble des animaux d’élevage concernés. Ces demandes ne sont pas nouvelles. Elles s’inscrivent notamment dans le prolongement de l’initiative citoyenne européenne « Pour une Europe sans cage », soutenue par 1,4 million de citoyens européens. La Commission européenne s’est engagée à agir. Elle doit désormais respecter ses promesses et présenter les propositions annoncées, dans les délais prévus. 👉 Pour la Fondation Brigitte Bardot et les organisations signataires, il n’est plus temps de temporiser. Nous appelons donc, la Commission européenne à inscrire clairement la modernisation de la législation sur le bien-être animal au cœur de son Programme de travail pour 2027 et à mener enfin les réformes attendues. ➡️ Consultez le courrier via ce lien : https://t.co/w9BeE4TsQv @AnnieGenevard @vonderleyen
— Fondation Brigitte Bardot (@FBB_Officiel) October 7, 2026
Datée du 6 octobre et publiée le lendemain par la Fondation Brigitte Bardot, la lettre vise le programme de travail de la Commission pour 2027, en cours de préparation. Elle est signée par six organisations françaises : CIWF France, Welfarm, Anima, la FBB, Quatre Pattes et la Fondation Droit animal, éthique et sciences. Une note d’Eurogroup for Animals l’accompagne.
Le point de départ est la stratégie de l’Union pour l’élevage, présentée le 7 juillet. La Commission y annonce pour la fin de 2026 une révision ciblée des règles sur les poules pondeuses et les poulets de chair, avec la sortie progressive des cages et la fin de l’élimination des poussins mâles, puis un texte sur les porcs en 2027. La lettre situe ce dernier au deuxième trimestre. En juillet, Welfarm, cosignataire, parlait du second semestre.
Les ONG demandent que ces engagements figurent noir sur blanc dans le programme de travail. En 2021, en réponse à l’initiative citoyenne « Pour une Europe sans cage » et à son 1,4 million de signatures, la Commission avait promis une proposition avant la fin de 2023. Elle n’a pas été déposée.
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La coalition va au-delà du calendrier. Pour les poules, elle exige une sortie complète des cages qui exclue « les formes de confinement équivalentes ». Pour les poulets de chair, elle réclame un texte séparé, des densités réduites et une liste positive des races autorisées. Pour les porcs, la fin du confinement des truies et des mutilations douloureuses. Elle demande enfin des exigences équivalentes pour les produits importés et l’extension future de la réforme aux autres animaux élevés en cage.
Si la Commission retenait la liste positive, un éleveur de poulets ne choisirait plus sa souche hors d’un catalogue fixé à Bruxelles.
A voir en vidéo :










Ces organismes demandent « des exigences équivalentes pour les produits importés ».
Il est évident que les règles que nous nous imposons pour l’élevage des animaux devraient aussi être imposées aux produits importés.
Ça c’est la théorie parce que ce n’est pas ce que nous imposons ou pratiquons pour nos importations.
Et moi, je me marre, parce que si cela était appliqué nous manquerions cruellement de viande, la part importée étant très importante.