Élevage : six ONG écrivent à von der Leyen

Politique, règles et polémiques
date 14 octobre 2026
author Léa Massey

La FBB et cinq ONG françaises demandent à la Commission d’inscrire ses réformes sur les cages au programme 2027. Leur lettre dépasse les engagements de Bruxelles.

Datée du 6 octobre et publiée le lendemain par la Fondation Brigitte Bardot, la lettre vise le programme de travail de la Commission pour 2027, en cours de préparation. Elle est signée par six organisations françaises : CIWF France, Welfarm, Anima, la FBB, Quatre Pattes et la Fondation Droit animal, éthique et sciences. Une note d’Eurogroup for Animals l’accompagne.

Le point de départ est la stratégie de l’Union pour l’élevage, présentée le 7 juillet. La Commission y annonce pour la fin de 2026 une révision ciblée des règles sur les poules pondeuses et les poulets de chair, avec la sortie progressive des cages et la fin de l’élimination des poussins mâles, puis un texte sur les porcs en 2027. La lettre situe ce dernier au deuxième trimestre. En juillet, Welfarm, cosignataire, parlait du second semestre.

Les ONG demandent que ces engagements figurent noir sur blanc dans le programme de travail. En 2021, en réponse à l’initiative citoyenne « Pour une Europe sans cage » et à son 1,4 million de signatures, la Commission avait promis une proposition avant la fin de 2023. Elle n’a pas été déposée.

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La coalition va au-delà du calendrier. Pour les poules, elle exige une sortie complète des cages qui exclue « les formes de confinement équivalentes ». Pour les poulets de chair, elle réclame un texte séparé, des densités réduites et une liste positive des races autorisées. Pour les porcs, la fin du confinement des truies et des mutilations douloureuses. Elle demande enfin des exigences équivalentes pour les produits importés et l’extension future de la réforme aux autres animaux élevés en cage.

Si la Commission retenait la liste positive, un éleveur de poulets ne choisirait plus sa souche hors d’un catalogue fixé à Bruxelles.

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1 Commentaire :
  1. GRÉGOIRE
    14/10/26

    Ces organismes demandent « des exigences équivalentes pour les produits importés ».

    Il est évident que les règles que nous nous imposons pour l’élevage des animaux devraient aussi être imposées aux produits importés.

    Ça c’est la théorie parce que ce n’est pas ce que nous imposons ou pratiquons pour nos importations.

    Et moi, je me marre, parce que si cela était appliqué nous manquerions cruellement de viande, la part importée étant très importante.

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