Un incendie d’une violence inédite ravage l’Aude. Tandis que la nature brûle, les chasseurs se mobilisent pour soutenir les territoires touchés et accueillir les chasseurs sinistrés.
Plus de 16 000 hectares partis en fumée, des habitations détruites, des blessés et une victime décédée : le département de l’Aude vit en ce mois d’août 2025 l’un des épisodes les plus dramatiques de son histoire récente. L’incendie, qui s’est déclaré le 5 août dans le massif des Corbières, est qualifié par les autorités comme le plus violent depuis 1949.
Face à ce désastre, la Fédération des Chasseurs et de la Nature de l’Aude (FDC11) a réagi avec dignité, réactivité et un sens aigu de la solidarité territoriale.
Une tragédie humaine et écologique
Attisé par des vents puissants et une sécheresse extrême, le feu a progressé à une vitesse fulgurante, obligeant les autorités à évacuer plusieurs villages, campings, exploitations agricoles, et à fermer temporairement l’autoroute A9. Le bilan humain est lourd : une femme de 65 ans est décédée à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse pour avoir refusé d’évacuer, tandis qu’on dénombre plusieurs blessés parmi les civils et les pompiers.
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Côté matériel, le sinistre a détruit des dizaines d’habitations, de véhicules, de cabanons de chasse, de ruchers, de gîtes. Il a aussi anéanti des territoires entiers de chasse, des haies, des bois, et des zones de nidification. La biodiversité locale a payé un prix terrible.
La Fédération des chasseurs en première ligne
Dès les premières heures, la FDC11 a pris la parole publiquement, en appelant à la mobilisation générale des chasseurs du département. Son communiqué, sobre et digne, témoigne de la profonde tristesse ressentie par le monde cynégétique local :
« Cette tristesse engendrée par cette catastrophe écologique est accentuée par les victimes et leurs familles, auxquelles vont nos premières pensées. »
Mais au-delà des mots, la Fédération s’est rapidement mise en ordre de marche : aide logistique aux ACCA touchées, soutien à la gestion de crise, centralisation des signalements de dommages, coordination des actions à venir pour recenser les pertes, et appel à la solidarité entre chasseurs.
Elle propose notamment aux ACCA épargnées d’inviter les chasseurs des zones sinistrées à venir pratiquer la chasse chez eux cette saison. Un geste fort, concret, solidaire — loin des discours creux — pour permettre aux passionnés dont les territoires ont brûlé de ne pas être privés de leur lien à la nature.
Une autre image de la chasse
Dans cette crise, la communauté cynégétique montre un autre visage, souvent ignoré : celui de la fraternité des territoires, de la connaissance fine du terrain, de la capacité d’organisation, et du sens du devoir. À l’heure où certains accusent les chasseurs d’être des obstacles à la préservation de la nature, ils sont ici parmi les premiers à en pleurer la destruction, et à chercher des moyens de reconstruire, ensemble.
On notera aussi que la FDC11 ne cherche pas à se mettre en avant, mais agit en soutien aux services de secours et aux collectivités, tout en rendant hommage aux pompiers, gendarmes, bénévoles et Audois engagés.
Après les flammes, reconstruire
Il faudra du temps pour panser les plaies de ce territoire dévasté. La nature renaîtra, lentement. Mais ce qui ne doit pas être perdu, c’est le lien humain tissé dans la solidarité. Et dans cette chaîne, les chasseurs de l’Aude, par leur présence discrète mais active, montrent qu’ils font corps avec leur territoire, au sens plein du terme.
👉 Les chasseurs souhaitant proposer une invitation peuvent écrire à : p.lemoine@fdca.asso.fr ou appeler la Fédération au 04 68 78 54 34 ou 06 85 94 28 94.
🙏 Une pensée pour les familles touchées, pour les pompiers qui luttent jour et nuit, et pour cette nature que nous aimons tant.
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