700 intoxications aux champignons

Cueillette
date 30 octobre 2026
author Léa Massey

Les centres antipoison ont enregistré près de 500 intoxications en septembre et plus de 200 depuis le 1er octobre. L’Anses pointe les confusions d’espèces et les applications de reconnaissance.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié autour du 20 octobre son premier bilan de la saison. En septembre 2026, près de 500 intoxications liées à la cueillette et à la consommation de champignons ont été rapportées aux centres antipoison. Plus de 200 autres ont été enregistrées depuis le 1er octobre, ce qui porte le total au-delà de 700 cas en sept semaines.

Ces chiffres comptent les personnes qui ont appelé un centre antipoison. Ils ne disent rien du nombre de cueilleurs ni de la part des paniers à risque.

Septembre 2025 avait fait pire

L’agence fournit elle-même le point de comparaison. En 2025, les centres antipoison ont recensé environ 1 500 intoxications sur l’année, avec un pic de plus de 600 cas en septembre, alors que le mois d’octobre concentre habituellement le plus grand nombre de cas. Septembre 2026 reste donc en dessous de septembre 2025. 

Girolles, coulemelles et applications

L’Anses attribue ces intoxications à la confusion entre une espèce comestible et une espèce toxique, à une mauvaise conservation, à des champignons en mauvais état, insuffisamment cuits ou mangés en trop grande quantité. Elle cite aussi les applications de reconnaissance sur smartphone, dont les erreurs d’identification ont favorisé certaines confusions.

A lire aussi : Champignons : la girolle et son sosie toxique

Le dernier bilan complet de l’agence porte sur la saison 2024. Entre le 1er juillet et le 31 décembre, 1 363 personnes ont contacté un centre antipoison en France hexagonale après avoir mangé des champignons. La plupart des cas étaient bénins, mais 3,1 % étaient de gravité forte, avec trois décès et trois insuffisances rénales chroniques. La confusion la plus fréquente associait la girolle ou la chanterelle au clitocybe de l’olivier, responsable de troubles digestifs parfois sévères. Les plus graves impliquaient l’amanite phalloïde, prise pour une coulemelle, qui provoque des hépatites parfois mortelles.

Le panier passe par le comptoir

L’Anses recommande de ne ramasser que les espèces parfaitement connues et de faire contrôler la récolte par un pharmacien ou une association de mycologie en cas de doute, y compris pour des champignons donnés par un voisin ou un ami. Les champignons cueillis ne doivent jamais être servis aux jeunes enfants. Les champignons sauvages se cuisent au moins vingt minutes. Une identification obtenue par une application ne suffit pas pour passer à table.

En cas de nausées, vomissements, diarrhées ou troubles neurologiques après un repas de champignons, l’agence demande d’appeler immédiatement un centre antipoison ou le 15. Au moindre doute sur un seul champignon du panier, sa consigne est de ne pas consommer la récolte.

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1 Commentaire :
  1. Thierry
    30/10/26

    Bonjour,
    Les meilleurs champignons sont faciles à reconnaître.
    La coulemelle citée ce n’est pas facile quand elle est jeune. Et il faut qu’elle soit jeune pour être bonne. Une fois montée on ne peut plus vraiment la confondre avec des lépiotes mortelles mais gustativement à ce moment là c’est loin d’être aussi bon.
    Par contre confondre une coulemelle avec une amanite phalloïde, je ne pouvais pas l’imaginer.
    Entre une amanite tue-mouche et une amanite des césar (oronge) on peut comprendre… Mais ça reste simple la première est blanche au pied et en dessous et la seconde est jaune-orangée.
    Si on se concentre sur les meilleurs champignons que l’on sait reconnaître, ça simplifie les choses. Ne pas ramasser le tout-venant, qui de toute façon dans le meilleur des cas ne sera pas très bon, c’est s’assurer une bonne santé et un bon repas 😉
    Thierry

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