Entre juillet et décembre 2024, 1 363 personnes malades ont appelé un centre antipoison après un repas de champignons. Erreur fréquente : prendre un clitocybe de l’olivier pour une girolle.
Amanite phalloïde, agaric jaunissant, clitocybe : les paires de champignons qui se ressemblent et le réflexe pharmacien qui peut vous éviter l’hôpital… https://t.co/3SzoKFadl5 https://t.co/O3MQWbQb6s
— Tribunal du net (@Letribunaldunet) October 9, 2026
Les pluies d’automne relancent la cueillette dans les massifs, et avec elle les appels aux centres antipoison. L’Anses suit chaque saison ces intoxications à partir des données des huit centres antipoison français. Son dernier bilan complet, publié en septembre 2025, couvre la période du 1er juillet au 31 décembre 2024.
Sur ces six mois, 1 363 personnes ont contacté un centre antipoison après avoir mangé des champignons et présenté des symptômes. La plupart des intoxications sont restées bénignes. Parmi elles, 3,1 % ont atteint une gravité forte, avec trois décès et trois cas d’insuffisance rénale chronique.
Le bilan croise les espèces que les cueilleurs pensaient ramasser et celles réellement identifiées. Cèpes et bolets, coulemelles et lépiotes, girolles et chanterelles reviennent parmi les champignons recherchés lors des repas en cause. Les espèces les plus prisées de l’automne sont donc aussi celles qui servent de point de départ aux confusions.
En 2024, l’une des confusions les plus fréquentes a porté sur la girolle ou la chanterelle, prise à la place du clitocybe de l’olivier. Orangé, ce champignon pousse en touffes sur le bois et les souches de feuillus. Consommé, il provoque des troubles digestifs. Le distinguer d’une girolle demande d’examiner le spécimen entier, lamelles et base du pied comprises. L’Anses rappelle par ailleurs que l’amanite phalloïde provoque des atteintes du foie parfois mortelles.
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Un coin fiable l’an dernier ne garantit rien : des espèces toxiques poussent aux mêmes endroits que les comestibles. Les applications de reconnaissance sur smartphone ont déjà conduit à des identifications erronées, relevées par les autorités sanitaires en 2023.
Les recommandations de l’Anses commencent en forêt. Elle conseille de ramasser uniquement les espèces parfaitement connues, en bon état, et de prélever le champignon entier, pied compris, car sa base sert à l’identification. Les espèces se séparent dans un panier ou une caisse. Le sac plastique accélère leur dégradation. Le chasseur qui ramasse quelques cèpes en rejoignant son poste applique les mêmes règles que le cueilleur du dimanche.
À la maison, la récolte se photographie avant cuisson, se conserve au réfrigérateur à l’écart des autres aliments et se consomme rapidement, cuite au moins vingt minutes. L’Anses demande de ne jamais en donner aux jeunes enfants. Au moindre doute, la récolte attend l’avis d’un pharmacien ou d’une association de mycologie.
Si des troubles apparaissent après le repas, l’Anses demande d’appeler le 15 ou un centre antipoison en précisant ce qui a été consommé. La photo prise avant cuisson sert alors à identifier l’espèce et à orienter le traitement.
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Je suis toujours fasciné par ces cueilleurs qui ramassent tout sans vraiment connaître ou juste supposer. Le pire c’est qu’ils sont capables d’en servir à des invités….
Je ne suis pas un « expert » mais quand même , ces deux champignons ont autant de points communs qu’un cerf et un charolais .