Seul contre tous, Aymeric Caron dénonce un prétendu « retard » de l’Assemblée sur les sujets liés à la viande. Mais un amendement rejeté n’est pas un déni démocratique : c’est la règle du jeu parlementaire.
Cette Assemblée nationale a 20 ans de retard sur à peu près tous les sujets.
— Aymeric Caron (@CaronAymericoff) February 17, 2026
Hier elle a adopté un texte qui vise à expérimenter une éducation à l'alimentation dans les écoles et les collèges. Je suis le seul député à avoir voté contre. Pourquoi ?
Car mes amendements pour… pic.twitter.com/MyrecDQFPG
Monsieur Caron, vous vous plaignez d’être le seul député à avoir voté contre un texte sur l’éducation à l’alimentation parce que vos amendements ont été rejetés. Vous parlez de « 20 ans de retard ». Vous dénoncez les « lobbies de la viande, de la chasse » et les promoteurs de la « cuisine traditionnelle ».
Permettez une remarque simple : c’est précisément ainsi que fonctionne une démocratie parlementaire.
Un député propose. L’Assemblée débat. Les amendements sont discutés. Ils sont votés. Certains passent. D’autres non. Quand ils ne passent pas, ce n’est pas une conspiration. C’est un vote.
Vous avez déposé des amendements pour imposer une sensibilisation à la réduction de la consommation de viande, pour faire intervenir des associations de bien-être animal dans les écoles, pour introduire des cours d’éthologie. Ils ont été rejetés. Cela signifie que la majorité des représentants de la nation n’a pas jugé ces ajouts pertinents dans le cadre du texte.
Ce n’est pas un scandale démocratique. C’est la démocratie.
Vous regrettez que des associations de bien-être animal ne puissent intervenir dans les écoles. Or, dans une réponse ministérielle à la question écrite n°39391, il est rappelé noir sur blanc que des associations peuvent déjà intervenir en milieu scolaire, à condition de respecter le principe de neutralité du service public d’éducation et d’être agréées.
Cette même réponse précise que l’association L214 a diffusé des supports et proposé des interventions, et que ces démarches ont conduit l’Éducation nationale à rappeler le cadre : pas de prosélytisme, pas de militantisme, pas de substitution aux enseignements officiels.
Ce qui transparaît surtout dans votre réaction, c’est une frustration : celle de ne pas voir votre ligne idéologique devenir la norme institutionnelle. Vous ne contestez pas la procédure. Vous contestez le résultat.
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Or l’école publique n’est pas un terrain de conquête idéologique. Elle n’a pas vocation à devenir un espace réservé à une vision militante de l’alimentation, quelle qu’elle soit.
Car au fond, que regrettez-vous ? Que les associations antispécistes n’aient pas obtenu un accès privilégié aux classes. Que la réduction de la consommation de viande n’ait pas été inscrite comme horizon pédagogique obligatoire. Que votre lecture morale de l’alimentation ne soit pas devenue doctrine scolaire.
Vous dénoncez les « lobbies ». Mais vous revendiquez, vous, l’entrée de structures militantes dans les établissements. Vous ne voulez pas moins d’influence. Vous voulez votre seule influence.
La démocratie ne consiste pas à remplacer un prétendu monopole par un autre. Elle consiste à organiser un équilibre, un pluralisme, un cadre commun.
L’alimentation est un sujet complexe : santé publique, économie agricole, traditions culturelles, écologie, souveraineté alimentaire. Réduire ce débat à un affrontement entre “retard” et “progrès”, c’est bien la marque de votre propension à supprimer toute trace de nuance autour des sujets qui vous touchent.
Vous êtes libre de défendre votre vision. Les autres députés sont libres de ne pas la partager. Ce n’est pas un retard. C’est un désaccord. Et en démocratie, le désaccord n’est pas une anomalie. Libre à vous de réunir autour de vous la majorité qui fera basculer le monde dans votre utopie. On vous souhaite bien du courage.
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On reconnaît bien là un idéologue sectaire. Je ne veux pas voir ce genre d’individus au pouvoir.
Bonjour,est-ce qu’il regrette peut-être les années 20 en Russie?……….
Vu la réalité de ce personnage, les propos immondes qu’il a tenu, et le projet révolutionnaire mortifère que porte son parti, une lettre ouverte c’est pas un peu…décalé ?
il n’existe de démocratie pour un gauchiste que dans la victoire
C’est marrant, il se dit la même chose chez les droitards…
Les extrémistes sont complètement interchangeables.
Perso,j ai beaucoup de mal à comprendre comment ce genre d individu a été élu, ça en dit long de certains territoires en france.qu il se dépêche de prendre le micro a l assemblée nationale car j espère que ces énergumènes vont être évincés de toute responsabilité.
Les extrémistes sont complètement interchangeables.
Certains évoluent, font le ménage, d autres ne cherchent que le chaos.
Même si toutes les couches de la société doivent être représentées à l’assemblée. L’éligibilité devrait être soumise à des critères sérieux ( moralité, casier vierge,compétence dans un domaine relevant de l’état économie ou médical ou énergie etc)
Bonjour, effectivement la faute est aussi côté électeurs ,ainsi que certains partis, ayant fait des erreurs ou n’ayant rien fait sur plusieurs sujets,et punis par le vote, donc une assemblée bordélique sans majorité.
Il est en colère le petit , pourquoi donc !!!