Un documentaire signé Nicolas Fay, porté par la Fédération des Chasseurs des Landes, redonne vie à une pratique interdite mais profondément ancrée dans la mémoire des campagnes.
L’ortolan, minuscule passereau des haies landaises, aura longtemps été l’emblème discret des tables et des traditions du Sud-Ouest. Chassé autrefois à l’aide de petites cages en bois appelées matoles, il est aujourd’hui devenu symbole d’un interdit et d’un débat culturel qui dépasse de loin son plumage fragile. C’est cette histoire, à la fois intime et collective, que raconte le documentaire L’Oiseau oublié, réalisé par Nicolas Fay et accompagné de l’ethnologue Léa Filiu.
Née d’une initiative originale de la Fédération des Chasseurs des Landes, la démarche n’est pas militante mais mémorielle : il s’agit de faire revivre, le temps d’un film, les gestes des anciens et de questionner ce qu’ils disent de notre rapport à la nature et aux cultures de nos territoires.
« Les anciens ne traquaient pas l’ortolan, ils le rencontraient », résume la présentation du film, comme pour souligner l’écart entre une pratique locale et l’image caricaturale qu’elle véhicule aujourd’hui dans l’espace public.
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Chaque projection sera suivie d’un échange avec le réalisateur et l’ethnologue, l’occasion d’un dialogue apaisé autour d’un sujet trop souvent réduit à des slogans.
Séances programmées :
- 5 septembre – Morcenx – 20h
Cinéma Cinéloisirs, 6 rue du Hort - 21 septembre – Pontonx-sur-l’Adour – 18h30
Cinéma Grand Écran, 61 place de l’Hôtel-de-Ville - 30 septembre – Labouheyre – horaire à confirmer
Cinéma Le Félix, Place de la Mairie - 29 octobre – Mugron – 20h30
Cinéma Entracte, Foyer municipal – Rue Frédéric Bastiat
Avec L’Oiseau oublié, ce n’est pas seulement l’histoire d’un oiseau qui est racontée, mais celle d’un monde rural que certains voudraient voir disparaître avec lui. Un rappel salutaire que derrière chaque tradition interdite, il y a une mémoire collective, et que la culture d’un territoire ne se réduit pas à des arrêtés administratifs.
A voir en vidéo :











Bonjour à tous,
Quand j’étais gamin puis adolescent, sur le mont-ventoux, il y avait des bruants dans chaque buisson, et des accenteurs mouchets dans presque tous les chênes.
Vous croyez que la chasse est responsable de leur extrême raréfaction ?
Tout le monde connaît la réponse.