Pour One Voice, la fermeture de la chasse serait une illusion : les animaux continueraient d’être victimes de « violence » toute l’année. Derrière cette accusation se cache surtout une vision militante incapable d’admettre une réalité simple : la gestion de la faune ne s’arrête jamais.
Fin février marque la fin officielle de la chasse.
— One Voice (@onevoiceanimal) March 12, 2026
Mais pour la faune sauvage, le répit n’existe pas.
La « saison de chasse » est une illusion : pour beaucoup d’animaux, la traque ne s’arrête jamais.
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Une indignation qui ne s’arrête jamais non plus
Chez One Voice, la saison de chasse ne s’arrête jamais. Pas parce que les fusils continueraient de tirer dans les forêts françaises, mais parce que l’indignation militante, elle, fonctionne sans interruption, et qu’elle a besoin des chasseurs pour exister.
Dans leur dernier texte, l’association explique que la fin officielle de la chasse ne serait qu’une façade. Vénerie encore ouverte, espèces classées nuisibles, battues administratives : tout est bon pour démontrer que les animaux resteraient victimes d’une « violence permanente ».
Le procédé est classique et prévisible. On mélange tout. La chasse réglementée, les interventions administratives, la gestion d’espèces problématiques, et même quelques faits divers sordides. Une fois le mélange obtenu, on secoue bien fort et on obtient un résultat bien commode : la preuve que « la violence » est partout.
La nature n’obéit pas aux slogans
La saison de chasse correspond à une activité précise : la chasse d’animaux sauvages dans un cadre réglementé sur des périodes fixées par l’État.
Mais la gestion de la faune sauvage ne se résume pas à cette pratique. Les sangliers ne cessent pas de détruire les cultures au mois de mars. Les collisions avec la faune ne disparaissent pas parce qu’un arrêté préfectoral change de date. Les espèces opportunistes ne se mettent pas en pause pour respecter le calendrier militant des associations animalistes.
Dans les campagnes françaises, les agriculteurs continuent à protéger leurs cultures. Les forestiers surveillent les équilibres biologiques. Les services de l’État organisent parfois des interventions ciblées pour éviter des dégâts massifs. C’est ce travail que One Voice présente comme une « violence permanente ».
Le fantasme d’une nature sans mort
Ce que révèle ce texte, au fond, n’a rien de scientifique ni même de naturaliste. Il s’agit d’une vision idéologique très simple : une nature sanctuarisée où l’homme devrait s’effacer complètement.
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Dans cette nature rêvée, il n’y aurait ni régulation, ni prélèvements, ni gestion. Les animaux vivraient libres jusqu’à leur mort naturelle, loin des fusils et des interventions humaines.
C’est un fantasme confortable mais il présente un défaut majeur : il n’existe pas.
Les paysages européens sont des paysages façonnés par des siècles d’activité humaine. Les équilibres écologiques y sont fragiles, mouvants, et souvent instables. Laisser n’est pas protéger. C’est même souvent provoquer l’inverse : explosions démographiques de certaines espèces, dégâts agricoles massifs, disparition d’autres animaux plus vulnérables.
Mais cette complexité est leur ennemi.
Une indignation qui a besoin de durer
En réalité, si la chasse devait réellement s’arrêter complètement, une difficulté inattendue apparaîtrait pour les associations militantes : exister.
Leur discours repose sur l’idée de la violence omniprésente. Et pour ça, il faut élargir le champ. Mélanger les pratiques. Transformer la gestion du vivant en scandale moral permanent.
Ainsi la saison de chasse n’a plus aucune importance. Puisqu’il faut bien vivre tout l’année.
Ce raisonnement dit finalement beaucoup moins de choses sur la chasse que sur la manière dont One Voice fabrique ses récits. Car dans les campagnes, loin des communiqués et des tribunes, la réalité est plus prosaïque. La nature continue de vivre. Et la responsabilité de la gérer aussi.
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