L’association One Voice célèbre le retrait d’arrêtés de régulation des sangliers en affirmant qu’ils « ne sont pas nuisibles ». Un mensonge scientifique insupportable qui nie la réalité des dégâts écologiques et agricoles.
Il faut que cela cesse. L’association One Voice vient une fois de plus de franchir la ligne rouge entre militantisme et désinformation pure et simple. Leur dernier post sur Instagram, célébrant le retrait d’arrêtés préfectoraux autorisant la régulation des sangliers en Seine-Maritime, repose sur un mensonge aussi grossier que dangereux : « On le sait aujourd’hui, les sangliers ne sont pas nuisibles. »
« On le sait aujourd’hui » ? Qui, « on » ? Certainement pas les scientifiques. Certainement pas les forestiers. Certainement pas les agriculteurs qui comptent leurs pertes. Et sûrement pas les gestionnaires d’espaces naturels qui constatent chaque jour les ravages.
La réalité des chiffres
Parlons donc de ce qu’on sait vraiment aujourd’hui :
Les populations de sangliers ont été multipliées par 10 en France depuis les années 1970. Cette explosion démographique n’a rien de naturel : elle résulte de facteurs anthropiques (modification des pratiques agricoles et réchauffement climatique pour les plus impactantes). Nous sommes face à une surpopulation massive qui déstabilise profondément les écosystèmes. Et cette réalité est MONDIALE. Du Maghreb à Israël en passant par l’Amérique du sud et l’Asie.
Les dégâts agricoles causés par les sangliers atteignent plusieurs dizaines de millions d’euros par an en France. Ce ne sont pas des chiffres inventés par des « chasseurs sanguinaires », mais des pertes réelles et documentées.
L’imposture écologique
One Voice ose affirmer que les sangliers « jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes forestiers, notamment en aérant les sols et en favorisant la biodiversité. »
C’est faux. Archi-faux.
Le labour intensif des sols forestiers par des populations surabondantes de sangliers détruit la régénération naturelle des forêts. Les forestiers de l’ONF le constatent partout : semis d’arbres détruits, graines consommées, jeunes plants déracinés. Dans certaines zones, la régénération forestière est devenue tout simplement impossible sans protection physique coûteuse.
Les sangliers en surpopulation menacent la biodiversité en consommant massivement amphibiens, reptiles, œufs d’oiseaux nichant au sol, et invertébrés. Plusieurs études scientifiques ont documenté l’impact négatif des sangliers sur les espèces protégées.
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Quant à « l’aération des sols », c’est un sophisme écologique digne d’un mauvais tract. Oui, dans un écosystème équilibré, les sangliers peuvent avoir un rôle. Mais nous ne sommes plus dans un écosystème équilibré : nous sommes dans une situation de déséquilibre majeur créée par l’homme, et qui nécessite une régulation active.
Le cynisme du « on le sait aujourd’hui »
Cette formule est particulièrement insidieuse. Elle suggère une révélation scientifique récente, une prise de conscience nouvelle qui invaliderait des décennies de gestion cynégétique. C’est une technique rhétorique classique du révisionnisme écologique : nier les données scientifiques établies au profit d’une idéologie sentimentaliste.
Non, on ne « sait » pas aujourd’hui que les sangliers ne sont pas problématiques. On sait exactement l’inverse. Et on le sait depuis longtemps. Toute la littérature scientifique sur le sujet, tous les rapports de l’Office Français de la Biodiversité, toutes les études d’impact documentent la même réalité : la surpopulation de sangliers est un enjeu majeur de gestion de la faune sauvage en France.
Cette étude, celle-ci ou encore celle-ci le prouvent (il y en a d’autres).
Qui paiera le prix de ces mensonges ?
Les agriculteurs, d’abord, qui verront leurs cultures dévastées et leurs revenus amputés.
Les forestiers, ensuite, qui ne pourront plus régénérer leurs forêts naturellement.
La biodiversité, enfin, sacrifiée sur l’autel d’une vision puérile de la nature.
Une responsabilité morale
One Voice a le droit de s’opposer à la chasse. C’est un débat légitime, et les arguments éthiques méritent d’être entendus.
Mais One Voice n’a pas le droit de mentir. Pas le droit de travestir la réalité scientifique. Pas le droit de manipuler l’opinion publique avec des formules-chocs qui nient les faits établis.
Cette victoire juridique dont ils se gargarisent ? Elle repose sur des vices de procédure, pas sur le fond scientifique. Le juge n’a pas validé leurs affirmations biologiques farfelues. Il a simplement constaté des irrégularités administratives dans les arrêtés préfectoraux.
Présenter ça comme une validation de leur thèse écologique est malhonnête. Point final.
Un appel à la raison
Il est temps que le débat public sur la gestion de la faune sauvage sorte du manichéisme infantile et de l’émotionnel pour revenir aux faits scientifiques.
Oui, la chasse doit être régulée, contrôlée, éthique.
Oui, certaines pratiques cynégétiques sont critiquables et doivent évoluer.
Mais non, on ne peut pas gérer la nature en fermant les yeux sur les déséquilibres écologiques majeurs au nom d’une idéologie tous les jours un peu plus menteuse.
Les sangliers en surpopulation sont un problème. Un vrai problème. Documenté. Mesuré. Quantifié.
Dire le contraire n’est pas du militantisme écologique. C’est du négationnisme scientifique. Et il est grand temps que les associations « de protection animale » qui s’y livrent soient dénoncées pour ce qu’elles sont : des sources de désinformation qui nuisent à une vraie politique de conservation de la biodiversité.
A voir en vidéo :











Bonjour, il faut que l’état ne « baisse pas culotte » et doit refaire un arrêté .
Et à minima déduire le coût de la procédure supplémentaire des subventions accordées à ces associations. Je dit bien à minima…
Dans ma banlieue (et ailleurs) on dit « on » est un con!!!! Il est facile d’affirmer que les sangliers ne causent pas de dégâts lorsque l’ on est pas concerné!, je suis d’accord pour que les lions et les hyènes dévorent les vache des peuls et que les choucas détruisent les plantations de cocos de Paimpol car j’élève des moutons dans l’Ain, ce qui n’a pas empéché un grand canidé de manger une brebis chez moi.
Et dans un an le préfet qui viendra mettre la pression aux chasseurs pour qu’ils fassent quelque chose parce que c’est parti en quenouille. Et se sera encore de notre faute d’une manière ou d’une autre . On vis malheureusement une période d’ignorance crasse et de paresse mentale. On leurs demande pas de nous écouter mais a un moment qu’ils écoutent des professionnels des milieux ça pourrait peut être leurs apporter quelque chose.
Que ces associations prennent le relais et paient les dégâts occasionnés par leurs petits et inoffensifs protégés.
Les mettre face à leur bêtise et ignorance leur servirait peut être de leçon.