Une voiture a percuté un sanglier sur l’A7 près de Roussillon avant un suraccident. Trois personnes ont été hospitalisées, dont une femme grièvement blessée.
Une voiture percute un sanglier sur l’A7, le véhicule suivant n’a pas le temps de freiner : un blessé grave à Roussillon ⬇️ https://t.co/0htxkRvYLw https://t.co/jmaO6Un8kT
— ICI Isère (@ici_isere) October 5, 2026
L’accident s’est produit peu avant 3 heures du matin dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 octobre, sur l’autoroute A7 à hauteur de Roussillon, en Isère. Une première voiture a percuté un sanglier. Quelques instants plus tard, un second véhicule est arrivé sur la zone et a provoqué un suraccident.
Quatre personnes se trouvaient dans les deux véhicules. Une femme d’une trentaine d’années, grièvement blessée, a été évacuée par l’hélicoptère de la Sécurité civile vers l’hôpital Lyon Sud. Deux autres jeunes femmes, âgées d’une vingtaine d’années, ont également été conduites à Lyon Sud par ambulance. Un homme d’une trentaine d’années a été pris en charge sur place.
L’intervention a nécessité la fermeture de l’A7 pendant près de deux heures. La circulation a pu reprendre sur l’ensemble des voies vers 5 heures du matin. Les informations disponibles ne précisent pas comment le sanglier est parvenu sur la chaussée ni ce qu’il est devenu après le premier choc.
Un scénario déjà vu sur l’A7
Le cas n’est pas isolé sur cet axe. Le 31 décembre 2025, à Donzère dans la Drôme, une voiture avait déjà percuté un sanglier sur l’A7 avant qu’un suraccident n’implique deux autres véhicules. Deux femmes avaient alors été hospitalisées, dont l’une par hélicoptère.
Une semaine plus tard, la présence répétée de sangliers à proximité des voies avait conduit les autorités à limiter temporairement la vitesse à 90 km/h entre Montélimar-Nord et Bollène. VINCI Autoroutes expliquait alors que, malgré les clôtures installées le long du réseau, les animaux peuvent notamment pénétrer sur l’autoroute par certains secteurs ouverts comme les péages.
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Lorsqu’un sanglier est signalé, un patrouilleur est envoyé pour tenter de localiser l’animal et de le faire sortir du réseau. En cas de présence persistante, la direction départementale des territoires, les lieutenants de louveterie et les fédérations de chasse peuvent également être mobilisés. Des battues administratives ont déjà été organisées à proximité de l’A7, notamment dans le secteur de Tain-l’Hermitage.
Le danger ne s’arrête pas au premier choc
L’histoire de l’A7 rappelle surtout la dangerosité du suraccident. Dans la nuit du 31 décembre 2010 au 1er janvier 2011, au nord de Montélimar, une automobiliste de 22 ans avait été tuée et deux autres personnes grièvement blessées après une première collision liée à un sanglier. Les victimes avaient été fauchées par un autre véhicule alors qu’elles se trouvaient sur la chaussée.
C’est précisément pour éviter ce second risque que les consignes sur autoroute sont particulièrement strictes : lorsque le véhicule peut être déplacé, il faut rejoindre la bande d’arrêt d’urgence, quitter l’habitacle du côté opposé à la circulation et se placer derrière la glissière de sécurité avant d’alerter les secours. Le triangle ne doit pas être posé sur l’autoroute, car cette opération expose directement l’automobiliste au trafic.
Cette collision de Roussillon illustre donc un problème bien connu sur l’A7 : l’intrusion d’un grand animal n’est parfois que le premier danger. À 130 km/h, une voiture immobilisée, des débris ou un animal sur les voies peuvent transformer en quelques secondes une collision avec la faune en accident beaucoup plus grave. La prévention repose alors autant sur les clôtures et la gestion des animaux que sur la sécurisation immédiate de la chaussée.
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