Un statut pour les lieutenants de louveterie 

Chasse Actu
date 30 juin 2025
author Léa Massey

Face aux déséquilibres croissants liés à la faune sauvage, la proposition de loi transpartisane déposée par Sophie Pantel vient souligner le rôle crucial des lieutenants de louveterie.

C’est une avancée attendue de longue date. Le 24 juin 2025, une proposition de loi créant un véritable statut pour les lieutenants de louveterie a été officiellement déposée à l’Assemblée nationale. Portée par la députée de la Lozère Sophie Pantel, avec le soutien de 72 parlementaires issus de tous les horizons politiques — dont quatre présidents de groupe, d’anciens ministres et même un ancien président de la République —, ce texte vise à reconnaître juridiquement une mission publique aussi discrète qu’indispensable.

Un maillon essentiel de la gestion de la faune

Dans un contexte de hausse des dégâts agricoles, de recrudescence des collisions faune-véhicules, et de tensions accrues autour de la place de l’humain dans les équilibres naturels, les lieutenants de louveterie ont vu leurs missions s’intensifier, se diversifier, se professionnaliser.

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Ceux que le grand public connaît encore mal interviennent bénévolement pour le compte de l’État, en lien direct avec les préfets, pour réguler des espèces en surnombre, organiser des battues de sécurité, ou intervenir dans des situations à risque. Cette implication, à la fois technique, encadrée et profondément ancrée dans les réalités de terrain, n’avait jusqu’alors aucun véritable statut juridique protecteur.

Une reconnaissance attendue

La proposition de loi entend créer un statut de « volontaire de louveterie », encadrant cet engagement tout en respectant son caractère bénévole. Elle prévoit :

  • un droit à l’absence auprès des employeurs pour faciliter la conciliation entre vie professionnelle et engagement de terrain ;
  • la mise à disposition de moyens matériels harmonisés (tenues, équipements réglementaires, remboursements de frais) ;
  • l’instauration d’une réunion annuelle de coordination départementale sous l’égide du préfet, pour renforcer la cohérence des actions ;
  • une clarification du rôle et des responsabilités de ces acteurs de l’ombre, souvent confrontés à des situations délicates.

Loin d’une simple formalité administrative, ce cadre vise à offrir protection, visibilité et efficacité à ceux qui assument, au quotidien, une part croissante de la gestion de la faune.

Un signal fort pour les territoires ruraux

Ce texte s’inscrit dans une dynamique de bon sens, saluée par les fédérations, les préfets et les représentants de terrain. Il traduit aussi une réalité politique : la ruralité réclame des actes concrets, pas des discours creux. Reconnaître les lieutenants de louveterie, c’est reconnaître que sans eux — et sans les chasseurs en général — la régulation de la faune sauvage serait ingérable.

Alors que les injonctions idéologiques brouillent souvent les débats sur la chasse, cette initiative transpartisane rappelle qu’il est encore possible de bâtir des solutions pragmatiques au service de l’intérêt général.

Une suite législative espérée rapide

Les signataires appellent à une inscription en semaine transpartisane dès que possible, afin que cette reconnaissance soit entérinée au plus vite. Car au-delà des mots, c’est sur le terrain que les équilibres se gagnent — ou se perdent.

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2 Commentaires :
  1. REVILLET Eric
    01/07/25

    Je pense qu’il est dangereux de parler de création de statut !!!!
    Millénaire ou centenaires les lieutenant de louveterie ???
    Déjà reconnu comme une forme d’autorité indirect aux relations humaines.
    « Si tu le garde tu enterre le reste » il est est l’autorité et autorise la possibilité d’enterrer et même une forme d’obligation.

    Il s’y cache des inconvénients derrière cette histoire de statut.

    Les effets des missions juste avant covid19 ??? Certains rouspétaient sur la densité de la faune, du sanglier, mais les battues appuyés était sur plusieurs coins de la France.

    Plusieurs problèmes collatéraux, comme le cotching canin, des individus qui se permettent de vendre des chiots, une masse civile qui force abusivement sur les éleveurs…
    Un biais assez énorme de stimulation de paramilitaire non-conventionnel de civile…

    Les âmes sont bousculés violemment sans s’en rendre compte.
    Comme « Un rôle de policier  » du président de la chasse, ouvrant la porte à des idéologies extrêmes.

    Hum? Le reproche de l’arme de service de l’OFB, la Confédération Paysanne qui en rajoute trop sur la Coordination Rurale « Nous avons besoin de l’OFB » sans ajouté des cause pouvant justifier la dissolution de l’OFB je l’espère pour qu’il redeviennent ONC, ONCFS et potentiellement voir autre chose pour garde pêche pouvant être exagéré surexposé a un manque de biais orthodoxe.

    Des incidences collatéraux, aussi bien Laurent Wauquiez qui ne pourrait pas être avec son parti politique qui souhaite dissoudre pour des économies.

    Il se passe beaucoup de chose.
    Au genre brièvement 2022 « Transport d’une arme » sans ajouté « de chasse » de la FDsea (reproches au contraintes) stimule une partie de la masse civile, et pire une association de gardien de troupeau sans aucun appui à l’appui du respect du permis de chasse, de la manipulation de l’arme de chasse, des règles et morales… on fait allusion au « port d’arme » sans se soucier de cette stimulation de la masse civile difficile à maîtriser, pouvant présenter un risque majeur « Pour tout changer » et effacer « innovation authentique « ….

  2. Annie
    08/07/25

    Il existe un arrêté qui encadre les missions et les droits des louvetiers. Ce qu’il faut c’est prendre en charge leurs frais pour l’exécution de leurs missions en tenant compte de leurs pertes de salaire éventuels et tous les frais de déplacement sur le modèle des fonctionnaires de catégorie A + l’entretien des véhicules…

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