Un chien de chasse victime de la maladie d’Aujeszky

Chasse Actu
date 19 janvier 2026
author Léa Massey

La confirmation de la maladie d’Aujeszky comme cause de la mort d’un chien de chasse à Sérignan-du-Comtat rappelle que le virus circule toujours chez le sanglier et expose directement les chiens sur le terrain.

La mort d’un chien de chasse à Sérignan-du-Comtat, dans le Vaucluse, a été officiellement attribuée à la maladie d’Aujeszky. L’information, confirmée par les analyses vétérinaires et relayée par la presse locale, met un terme aux interrogations qui entouraient ce décès brutal. 

La maladie d’Aujeszky, un virus redoutable pour les chiens

La maladie d’Aujeszky, parfois qualifiée de pseudo-rage, est causée par un virus qui affecte principalement les suidés, porcs domestiques et sangliers. Chez ces animaux, l’infection peut passer inaperçue ou provoquer des symptômes limités. Chez le chien, en revanche, l’issue est presque systématiquement fatale. Une fois contaminé, l’animal développe en quelques heures ou quelques jours des troubles neurologiques sévères, accompagnés d’une détérioration très rapide de son état général. Aucun traitement curatif n’existe et l’évolution conduit, dans la quasi-totalité des cas, à la mort.

Un cas confirmé lors d’une action de chasse

À Sérignan-du-Comtat, les examens réalisés après le décès ont permis de mettre en évidence la présence du virus responsable de la maladie d’Aujeszky. La contamination est très vraisemblablement intervenue lors d’une chasse au sanglier, dans un contexte où le chien a été en contact direct avec l’animal ou avec ses tissus. Ce mode de transmission est aujourd’hui bien identifié : il suffit d’une morsure, d’un léchage de plaie ou d’un contact avec du sang ou des viscères infectés pour que le virus passe du sanglier au chien.

A lire aussi : Creuse : un chien de chasse est mort de la maladie d’Aujeszky 

Une évolution fulgurante et sans appel

Chez le chien, la maladie se caractérise par une incubation courte et une évolution fulgurante. Les premiers signes sont souvent discrets, avant de laisser place à des troubles du comportement, à une agitation inhabituelle et à des symptômes neurologiques marqués. L’état de l’animal se dégrade ensuite très rapidement, rendant toute prise en charge inefficace. Dans le cas de Sérignan-du-Comtat, l’issue a été fatale en un temps très court, comme c’est malheureusement presque toujours le cas.

Une France indemne chez le porc, mais pas dans la nature

La France est officiellement indemne de la maladie d’Aujeszky dans les élevages porcins, grâce à des programmes sanitaires stricts et à l’éradication du virus chez le porc domestique. En revanche, le sanglier sauvage constitue un réservoir naturel du virus. Tant que celui-ci circule dans la faune libre, le risque pour les chiens de chasse demeure, indépendamment du statut sanitaire des élevages.

Vigilance et responsabilité sur le terrain

Le cas de Sérignan-du-Comtat rappelle la nécessité d’une vigilance constante. Empêcher les chiens de mordre ou de consommer des sangliers, éviter tout contact avec des viscères abandonnées et réagir rapidement au moindre signe suspect restent les seules armes disponibles face à cette maladie. Il ne s’agit pas d’alimenter l’inquiétude, mais de rappeler un fait sanitaire documenté : la maladie d’Aujeszky existe toujours, et elle tue. Pour les chasseurs, protéger leurs chiens passe avant tout par l’information, la prudence et une connaissance lucide des risques liés à la chasse au sanglier.

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