En Roumanie, la présence des ours bruns n’est pas une carte postale. C’est un enjeu vital. Mort d’hommes, bétail massacré, forêts traversées sous tension : loin des fantasmes écologistes occidentaux, la nature impose ses lois.
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— Franc Aller (@FrancAller_info) June 16, 2025
« Pour cet ingénieur forestier, le pays est “au milieu d’une tragédie” dans laquelle les conflits et les attaques augmentent, mais aussi les cas d’empoisonnement et de piégeage d’[#ours].
La faute originelle serait l’interdiction de la chasse, en 2016,…
« Des gens sont tués, des animaux sont tués » : c’est ainsi que Le Monde titre un reportage sobre mais glaçant, signé Perrine Mouterde, sur la situation en Roumanie, seul pays d’Europe où la présence massive d’ours bruns n’est pas un fantasme militant mais une réalité quotidienne. Avec environ 7 000 spécimens, soit plus de la moitié des effectifs de l’Union européenne, la Roumanie est confrontée à ce que d’aucuns appellent pudiquement une « difficile cohabitation ». D’autres parleraient de mise en danger généralisée.
À Predeal, station touristique nichée dans les Carpates, les ours ne sont plus une image d’Épinal. Ce sont des silhouettes qui rôdent autour des maisons, des mères abattues après avoir attaqué des secouristes, et des orphelins de 18 mois qui errent aux abords des immeubles. Le tout dans un ballet devenu presque banal. Car ici, tout le monde sait que l’ours ne vit pas « dans les bois ». Il traverse les rues, fouille les poubelles, cherche les failles humaines dans le tissu urbain. Et parfois, il tue.
La mythologie contre la réalité
Dans l’imaginaire militant de certaines ONG occidentales, l’ours est un symbole, un totem de la biodiversité. Il suffit de « mieux gérer les déchets », de « mieux éduquer les populations », et tout ira bien. Ces discours trouvent peu d’écho dans les villages roumains où l’on enterre les morts.
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Face à la multiplication des attaques, certains scientifiques roumains dénoncent un immobilisme des autorités. On parle de prévention. Mais que fait-on concrètement ? Des alertes SMS sont envoyées, des poubelles soi-disant renforcées sont installées… et les ours continuent de venir. Parce qu’ils n’ont pas peur. Parce qu’ils n’ont plus de raison d’avoir peur.
Et c’est bien là le problème : quand la politique de protection devient une politique de sanctuarisation intégrale, on oublie une chose fondamentale – les grands prédateurs n’ont pas lu les manuels de biologie de l’UICN. Ils s’adaptent, ils prolifèrent, et quand l’homme ne les régule plus, ils imposent leur présence.
Un avertissement pour l’Europe de l’Ouest
Ce qui se joue en Roumanie n’est pas un cas isolé. C’est un miroir tendu aux sociétés européennes obsédées par le « retour du sauvage ». En France, où le loup a déjà signé son retour dans de nombreuses régions, où l’ours est réintroduit malgré la colère des éleveurs, les mêmes recettes sont appliquées : sanctuarisation, déni du danger, et culpabilisation de ceux qui osent demander une régulation.
Mais que ceux qui applaudissent depuis Paris ou Bruxelles prennent la peine de lire jusqu’au bout le reportage du Monde. Derrière les deux oursons orphelins qui dorment au pied d’un immeuble, il y a une mère tuée parce qu’elle avait attaqué un homme. Derrière les témoignages poignants des habitants, il y a une société rurale contrainte de vivre sous la menace permanente d’un animal devenu trop nombreux, trop familier, trop à l’aise.
La cohabitation ne se décrète pas. Elle s’organise.
Et parfois, elle doit s’interrompre par des tirs de défense, par une régulation stricte, par un refus de céder au romantisme animaliste. Vouloir protéger la faune sauvage, oui. Mais pas en sacrifiant ceux qui vivent à son contact.
La Roumanie n’est pas un cas d’école. C’est une leçon d’humilité. Et si nous refusons de l’entendre, nous la paierons au prix fort.
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L’ours, comme le loup, qui ne voit plus en l’humain une menace mais l’enseigne d’un garde-manger doit être éliminer et cela, également, pour le bien de l’espèce, ursine comme lupine.
D’une manière ou d’une autre il faut réapprendre la peur de l’homme aux grands prédateurs sinon c’est nous qui vivrons dans la peur enfin les gens qui vivent au plus près d’eux évidemment pas les illuminés bobo ecolo.
Vous avez tout à fait raison mais réapprendre la peur de l’homme implique des actions. Nous avons vécu un bras de fer entre les autorités compétentes ( OFB ) et une association animaliste dont une plainte avait été déposé au tribunal rien que pour un tir d’effarouchement concernant un ours qui devenait trop familier. Imaginez devoir en faire plus, l’ours aura le temps de mourir de vieillesse. avant une action. Les morts et blessés humains ne sont pas important aux yeux de cette association, le principale c’est qu’il n’arrive rien à l’ours.
Quelle belle sensibilité artistique