Dans un monde qui humanise les animaux et qui déshumanise les humains, on finit par préférer sauver Pépette plutôt que Noémie. Petite promenade dans la grande folie contemporaine.

L’info qui fait flamber le bon sens
On croyait que c’était une blague. Mais non : selon plusieurs études relayées dans la presse, près de 40 % des gens choisiraient de sauver leur chien plutôt qu’un inconnu pris dans les flammes. Et ça grimpe à 46 % chez les femmes. Pire encore : beaucoup l’assument, et certains le revendiquent fièrement comme un progrès moral. Bienvenue dans l’ère post-humaniste.
Quand l’animal devient un enfant, et l’Homme un nuisible
Les chercheurs parlent de « mécanisme de parenté » : notre cerveau traiterait l’animal de compagnie comme un membre de la famille. Mais ce glissement n’est pas anodin. Ce qu’on appelle « attachement » finit par devenir un prisme moral délirant où le chien est perçu comme un innocent sacré, et l’humain comme un connard en puissance.
Et ne cherchez pas à les raisonner. Si vous faites remarquer que sauver un être humain, même inconnu, c’est quand-même mieux (non ?) … on vous rétorquera : « Mon chien, au moins, il ne trahit pas. »
Une société qui confond l’amour et la fuite
Ce genre de sondage dit beaucoup sur le divorce entre l’individu et la société. Derrière le “je sauve mon chien”, il y a souvent : “je ne fais plus confiance à personne”, “je suis seul”, “les humains me déçoivent”. Autrement dit : l’animal est devenu un refuge affectif dans un monde de défiance. Un bouclier contre la complexité, contre l’altérité, contre le tragique.
A lire aussi : Thérian : il se sent « renard » à l’intérieur
Et comme toujours, cette tendance est servie sur un lit de bons sentiments : bienveillance, sensibilité, empathie… envers les animaux. Jamais pour le voisin qui crie ou le type au RSA. C’est plus facile de pleurer pour un chien écrasé que pour un SDF sale et malodorant.
Le mot de la fin
Alors non, on ne dit pas qu’il faut laisser cramer son chien. On dit juste que le jour où sauver un inconnu plutôt que son bichon maltais devient un choix douteux, c’est qu’on a bien entamé la chute.
Et on en est à 40 %. Allez…encore un petit effort et le Parti Animaliste prendra la place d’Amnesty International.
A voir aussi en vidéo :











De plus en plus de personnes seules de plus en plus de chiens et chats de moins en moins d’enfants, je ne suis pas psychologue ni sociologue j’aime mon épouse et nos enfants et « aime bien » notre chien.
Richard, considérer son chien comme un membre de la famille n’est pas un glissement moral mais l’aboutissement de l’évolution d’un lien ancestral magnifique.
Tentes d’exposer ta vision aux forces armées ou de sécurité intérieure pour qui le K9 est un frère d’armes, ayant droit aussi à ses honneurs, décorations, cérémonie d’adieux.
En ce 13 novembre je pense à Diesel, chien d’assaut du RAID qui il y a 10 ans prenait son dernier élan pour neutraliser un des terroristes.
Ce chien est mort pour la France, c’est de trop de dire cela? c’est la seule belle pensée que nous pouvons avoir pour lui encore aujourd’hui. Et la part d’inhumanité rencontrée durant ces jours ne vaut rien, rien, face à ce qu’il était lui et même tous les chiens de France.